Vaud
Vers une automatisation des prestations sociales ?
Une alliance entre le syndicat SUD et le POP entend lutter contre le fait que 30 à 40% des bénéficiaires potentiels ne recourent pas aux prestations sociales auxquelles ils ont pourtant droit. Première étape, une interpellation déposée au Grand Conseil vaudois mardi prochain.
Entre 30 et 40% des ayants-droits ne toucheraient pas les prestations sociales qui leur sont dues. En cause, selon le POP vaudois et le syndicat SUD, trop d’obstacles administratifs, et un manque de considération de l’Etat de Vaud. Pour remédier à une situation qu’ils jugent urgente, ils appellent à l’automaticité des prestations.
Pour ceci, POP et SUD proposent tout d'abord d’ajouter une case à cocher sur la déclaration d’impôts, précisant que le fisc a déjà toutes les données en main. En deuxième lieu, ils imaginent la mise sur pied d’un Bureau pour l’automaticité des prestations sociales. Les précisions de Lucas Schalbetter, président du POP vaudois.
Pour le POP vaudois et le syndicat SUD, le manque de considération du gouvernement est aussi à l'origine d’autant de non-recours aux prestations sociales. Aristides Pedraza, membre du secrétariat fédéral du Syndicat SUD.
"Avoir des droits, c’est bien. Pouvoir y accéder, c’est mieux!"
Mardi prochain, à l’occasion de la séance hebdomadaire du Grand Conseil, le député POP Marc Vuilleumier soumettra plusieurs interrogations au Conseil d’Etat. Il demandera notamment si le gouvernement prévoit de chiffrer le non-recours aux prestations sociales. Et s’il s’est approché des cantons de Neuchâtel, Genève, du Jura et du Valais qui pratiquent déjà l’automaticité des subsides à l’assurance maladie. Écoutez Marc Vuilleumier, qui entend lancer une "fusée à deux étages".
Le deuxième étage de la fusée, c’est une motion qui demande donc l'automaticité des prestations sociales. Un système qui est déjà en place dans d'autres cantons romands. Les subsides à l'assurance maladie, les prestations complémentaires, la rente-pont ou les bourses d'études seraient notamment concernées.
Hockey
Lausanne se perd à nouveau à domicile: "C'est la loi du sport"
Lausanne s’est à nouveau fait piéger à la Vaudoise Aréna. Les Lions se sont inclinés 2-3 (ap) face à Fribourg dans l’Acte III des demi-finales de playoffs.
Le LHC retrouvait son public ce jeudi. En ayant égalisé mardi à Fribourg, les hommes de Geoff Ward pouvaient revenir l’esprit un peu plus tranquille puisque l’avantage de la glace était à nouveau en leur possession.
Mais l’information du jour, c'était surtout l’annonce de Lucas Wallmark. Le Top Scorer de Gottéron s'est blessé lors de l’Acte II et a dû mettre fin à sa saison. Un coup dur pour les Dragons qui perdent un deuxième étranger après Jacob De la Rose. Les Lausannois allaient-ils capitaliser là-dessus?
Jäger, encore l’homme de la situation
C'est Gottéron qui est le mieux entré dans le match. Les Fribourgeois ont dominé les premières minutes, ne laissant que peu d'occasions aux Lausannois d'avancer vers la cage de Reto Berra. À l’image de la fin de match de mardi, Kevin Pasche a néanmoins fait le job. Même si le portier des Lions s'est fait une belle frayeur à la 16e minute. Le puck a volé pile au-dessus du but. Lorsque la gravité l’a ramené sur la glace, il allait atterrir à quelques cheveux de la ligne. Mais Pasche a bougé son pied et la rondelle a finalement heurté son patin avant d'être déviée sur le côté.
L’ascendant a petit à petit été repris par les Lausannois. Berra a eu de plus en plus de travail, mais les Lions n’ont trouvé que sa mitaine, le poteau ou le plexi. Et à la 17e, c'est (une fois encore) Ken Jäger qui a débloqué la situation. En powerplay, le n°17, qui se trouvait dans le slot, a renvoyé derrière à Gavin Bayreuther. Celui-ci, de la ligne bleue, a envoyé une fusée que Jäger a légèrement déviée avant qu'elle ne finisse sa course dans le but (17e, assists: Bayreuther et Suomela). Une longueur d’avance que les Lausannois ont maintenue jusqu'au bout du tiers, notamment en réalisant deux minutes en infériorité numérique de qualité. Ils auraient cependant pu creuser l'écart en toute fin de période si Ahti Oksanen, tout seul face à Berra après l'échappée de Jäger, n’avait pas manqué la cage.
Tout s’écroule
Le deuxième tiers a vu les deux équipes s’offrir quelques options devant les buts. Mais comme lors de l’Acte II, les derniers remparts ont été solides. Résultat: 20 minutes équilibrées mais sans grande folie.
Le jeu s'est enfin animé lors de la troisième période. Lausanne a rapidement trouvé le 2-0 grâce à Andrea Glauser. Après un premier shoot d’Aurélien Marti à la ligne bleue, le défenseur est allé récupérer le puck dans l'arrondi. Il s'est ensuite avancé pour aller marquer (41e, assist: Oksanen).
Un avantage dont les Lions n’ont pas profité longtemps. Quelques minutes plus tard, ils se retrouvaient à 4 contre 5, puis à 3 contre 5. Il y avait 46 secondes à tenir dans ce second scénario. Aidés par les sifflets assourdissants du public, Glauser, Marti et Jäger ont fait le job mais à la dernière seconde, Ryan Gunderson a trouvé le bon angle de tir et Samuel Walser a dévié dans les filets (45e, assists: Gunderson et Rathgeb). Pasche avait pourtant eu le bon réflexe mais il était légèrement trop à droite pour arrêter le puck correctement.
Avec seulement un but d'écart à un peu plus de 5 minutes de la sirène, la fin de match s'annonçait aussi tendue que mardi. Le tir de Daniel Ljunggren a même failli remettre les compteurs à zéro mais l’attaquant fribourgeois a touché le poteau.
Fribourg est finalement revenu au score alors qu'il ne restait qu’une minute et 18 secondes à jouer. Un but de Yannick Rathgeb qui a fait enrager la patinoire (59e, assist: Linden Vey). Car juste avant, Kevin Pasche avait été quelque peu percuté par un fribourgeois. Le camp lausannois a considéré ce geste comme une obstruction, non signalée par les arbitres. Mais impossible de demander un coach’s challenge vu que le puck était ressorti de la zone entre cette action et le but. Le gardien vaudois (et une poignée de supporters en tribunes) a perdu les nerfs.
Au bout de la nuit
On est donc reparti pour 20 minutes de jeu. À la mort subite. Et à force de voir les tirs contrés ou arrêtés d'un côté comme de l'autre, la tension est bien entendu montée sur la glace. Plusieurs joueurs se sont retrouvés sur le banc de pénalité après avoir échangé quelques droites (qui auraient fait belle figure sur un ring pour certaines). C'est là un jeu mental qui se jouait alors. Celui d'arriver à garder son sang froid pour ne pas répondre aux provocations de l’adversaire et tenter plutôt d'obtenir un powerplay. Raté pour cette fois.
Nathan Marchon a été le premier à déraper au mauvais moment. L’attaquant fribourgeois a envoyé son poing dans la figure de Théo Rochette alors que les deux joueurs attendaient qu'un duel à la bande voie le puck être dégagé vers eux. Deux minutes à 5 contre 4 donc pour les Lausannois qui seront finalement infructueuses. Et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Rebelote en seconde prolongation. Le LHC n’a pas su faire fonctionner son powerplay.
Les Lions le regretteront à la 94e quand Julien Sprunger, après un premier essai, a récupéré son propre rebond à côté de la cage de Pasche pour aller offrir la victoire à Gottéron (94e, assists: Gunderson et Sörensen).
Sur la glace ou autour, on sera passé par toutes les émotions ce jeudi. Mais qu’est-ce qui prédominait dans le vestiaire? De la frustration peut-être? De la rage?
Sur la scène litigieuse avant le 2-2, l’attaquant lausannois estime n’avoir rien à dire. Mais comment s’est passée la pause juste après, alors que les nerfs semblaient à vif chez certains joueurs?
La saison dernière, en demi-finale face à Fribourg, Lausanne remportait, à domicile, un match après trois prolongations. Ça avait été le tournant de la série. Mais pour Jason Fuchs, il ne faut pas repenser au passé.
L’acte IV aura lieu samedi à la BCF Aréna.
Coronavirus - Économie
Nouvel Hôpital des enfants: le CHUV centralise ses soins pédiatriques
Le CHUV à Lausanne a inauguré ce jeudi son nouvel Hôpital des enfants. La majorité des activités pédiatriques sont maintenant regroupées à la cité hospitalière. L'ouverture officielle de l'établissement aux patients est prévue pour le 14 mai.
C’est un projet d’envergure qui voit le jour à Lausanne. Le CHUV a inauguré ce jeudi son nouvel Hôpital des enfants. Situé au cœur de la cité hospitalière, cet établissement regroupe la majorité des activités pédiatriques de l’hôpital universitaire vaudois, qui étaient jusque-là réparties sur deux sites différents. Cette centralisation des prestations optimise les services de soins à l’enfant, selon les autorités vaudoises, offrant une vraie plus-value aux familles.
"Cet hôpital symbolise l'importance accordée à la prise en charge des plus vulnérables tout en rappelant que l'avenir d'une société dépend de sa capacité à protéger et à soigner les jeunes générations (...) Pour les familles, c'est une promesse d'espoir et de sérénité: savoir que leurs enfants peuvent recevoir les meilleurs soins possibles dans un cadre conçu pour eux", a aussi affirmé la Conseillère d'Etat.
L’établissement a été pensé spécifiquement pour répondre aux besoins des enfants, des adolescents et de leurs proches, autant en termes d’accès que d'infrastructures. Une terrasse thérapeutique de 3'000 mètres carrés a notamment été aménagée.
Plus de 70 lits
Surplombant la station de métro "CHUV", juste en face du bâtiment principal et au pied de la maternité, l'Hôpital des enfants occupe un emplacement stratégique. Il accueillera 1200 collaborateurs, plus de 70 lits d'hospitalisation, un service d'urgences pédiatriques 24/24, six salles de bloc opératoire, trois espaces éducatifs et une salle de classe.
Chaque chambre compte maximum deux lits et peut recevoir un parent sur une banquette qui se transforme en lit, durant l'hospitalisation de son enfant. Des espaces de détente et de jeux ont aussi été prévus pour les familles, y compris une cafétaria publique de 80 places, le tout avec une signalétique "rassurante, joyeuse et sympathique" dans un environnement accueillant et des infrastructures modernes.
Le regroupement du Service de pédiatrie et du Service de chirurgie de l'enfant et de l'adolescent, rattachés au Département femme-mère-enfant du CHUV, supprime les allers-retours parfois fastidieux entre les deux précédents sites (Montétan et Bugnon). Ce regroupement permet également un accès rapide à la Maternité et au plateau technique du bâtiment hospitalier principal du CHUV.
"Ce nouvel hôpital marque un tournant historique pour les soins à l'enfant en Suisse romande, actualisant la manière dont les soins pédiatriques sont conçus et délivrés au CHUV. Il offrira des soins multidisciplinaires de pointe, ont affirmé ses responsables.
De la cardiologie à l'oncologie en passant par la chirurgie pédiatrique, la médecine d'urgence ou encore la pneumologie et l'ORL, l'expertise universitaire pédiatrique du CHUV se trouve ainsi regroupée sur un même site. L'objectif du CHUV est de prendre en charge l'enfant dans sa globalité, avec des soins adaptés autant aux enfants en bas âges qu'aux jeunes qui s'approchent de l’âge adulte.
Coût de 204 millions
Financé par les pouvoirs publics à hauteur de 204,5 millions pour sa réalisation et ses équipements, l'Hôpital des enfants est un projet développé par le groupement GMP Architekten de Hambourg et Ferrari Architectes de Lausanne. Les travaux ont duré près de six ans.
Jusqu'à présent, les activités pédiatriques du CHUV étaient réparties sur deux sites à Lausanne: l'Hôpital de l'enfance (chemin de Montétan 16) et la cité hospitalière (rue du Bugnon 46). Dès le mois de mai 2025, la majorité des activités pédiatriques - hospitalisations, consultations générales et spécialisées, urgences pédiatriques, radiologie ou encore bloc opératoire - déménageront progressivement dans le nouvel hôpital (rue du Bugnon 50).
L'emménagement des équipes dans le nouvel hôpital débutera le 8 mai prochain. Les deux autres sites fermeront dès le 14 mai, mais seront réaffectés à d'autres activités hospitalières. Une campagne d’information à la population relative à cette transition sera menée dès la fin du mois d'avril 2025.
Avec Keystone ats
Vaud
Vaud: le Festival d'Impro Riviera Events revient ce week-end
Le festival d'improvisation d'Impro Riviera Events est de retour au RKC pour sa 13e édition, les 5 et 6 avril 2025 à Vevey. Cette année, le public pourra assister à cinq spectacles. Parmi les catégories à l'honneur: une téléréalité locale, du steampunk et des baffes.
Un thème et ils brodent une histoire. C’est le concept du théâtre d’improvisation. Un art qui a donné naissance à une manifestation sur la Riviera en 2012 : le Festival Impro Riviera Event ou FIRE. Sa 13ème édition se tiendra à Vevey les 5 et 6 avril. En tout, le public pourra assister à cinq représentations autour de plusieurs univers : une nuit d’orage, une téléréalité, du « steampunk », un genre issu de la science-fiction et aussi quelques baffes lors du « stagefight », une pratique qui permet d’intégrer des combats chorégraphiés. Si les comédiens sont libres d’inventer l’histoire et les personnages sur scène, ces catégories nécessitent plusieurs semaines de préparation.
Depuis quelques années, les spectacles d’improvisation ont su s’imposer dans le paysage culturel romand tout en bousculant les codes du théâtre traditionnel. Mais alors quels sont les ingrédients de cette formule magique ? Éléments de réponses avec Nicolas Rohrer, co-organisateur du FIRE festival.
Pour sa 13ème édition, le FIRE festival s’offre aussi un plongeon dans l’univers de la téléréalité. Un concept proposé par Pauline Burnier, qui est aussi responsable communication d’Impro Riviera Events.
A noter aussi qu’une nouvelle équipe a rejoint l’association cette année : il s’agit de « Improcétout ! ». Une équipe intergénérationnelle sur les planches depuis deux ans.
Le FIRE festival, c’est ce vendredi et samedi, les 5 et 6 avril 2025 au RKC, à Vevey. Toute la programmation du festival est à retrouver sur improriviera.ch
Économie
Inspection du travail: plus de 400 contrôles à Lausanne en 2024
L'Inspection du travail Lausanne (ITL) a réalisé plus de 400 contrôles des conditions de travail en 2024. Elle a notamment instauré des contrôles systématiques sur les projets de constructions soumis à enquête publique avec, comme constat, que la majorité des dossiers ne répondaient pas aux normes en vigueur.
L'ITL a ainsi analysé l'ensemble des 41 dossiers concernant des locaux occupant des travailleurs et ayant fait l'objet d'une enquête publique. Aucun d'entre eux ne répondait totalement à la législation fédérale.
"Le plus souvent les projets comportent des défauts en matière de locaux sociaux, de dimension des passages et voies d'évacuation ou d'ergonomie des places de travail", a indiqué Laurent Mettraux, chef de l'ITL, cité jeudi dans un communiqué de la Ville de Lausanne.
En tout, 406 contrôles ont été effectués l'an dernier par l'ITL, dont plus d'une centaine en lien avec la santé et la sécurité au travail. Ils ont principalement concerné l'application de la loi sur le travail (LTr) et de la loi sur l'assurance accident (LAA).
Les actions se sont notamment axées sur les salons de coiffure, les banques et assurances, les cabinets vétérinaires et les fitness. Une trentaine de décisions faisant suite à un premier avertissement ont été rendues. Par ailleurs, l'ITL a reçu un total de 74 dénonciations formelles, provenant en majorité de travailleuses et travailleurs.
Travail de nuit pas aux normes
La campagne 2024 de prévention de l'inspection du travail a porté sur le travail de nuit dans les bars, restaurants et discothèques. Elle a permis d'informer sur des dispositions souvent méconnues.
Trois quarts des entreprises visitées ne remplissaient pas leur obligation de faire appel à des spécialistes de la santé et sécurité au travail. Seule une entreprise procédait à l'examen d'aptitude obligatoire en cas de travail de nuit régulier.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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