Lausanne
Lausanne dévoile ses résultats pour éliminer le chlorothalonil

La Ville de Lausanne a présenté jeudi les résultats des essais menés pour éliminer les métabolites du chlorothalonil dans son eau. Les solutions mettant en oeuvre du charbon actif montrent de bons résultats.
Comme ailleurs en Suisse, l'eau lausannoise contient des métabolites de chlorothalonil, un fongicide désormais interdit en Suisse. En juillet 2020, le Conseil communal a alloué en urgence un crédit d'études de 700'000 francs afin de mettre en place des installations-pilotes de traitement des métabolites.
Ces essais ont montré que les métabolites du chlorothalonil ont été absorbés par le charbon actif. Ce dernier s'est montré "très efficace" face à l'un des métabolites (le R417888). L'élimination d'un autre (R471811) "nécessite de renouveler régulièrement le charbon actif, et ce, en fonction du taux de métabolites présents dans l’eau", indique-t-on.
Et de relever que l'ajout d'une étape d'oxydation à l'ozone en amont du charbon actif tend à prolonger la durée de vie de ce dernier. Cela permet donc de diminuer les taux de renouvellement.
Hausse jusqu'à 75% du prix
Lausanne a aussi testé la nanofiltration conventionnelle. Celle-ci permet une rétention totale des métabolites, mais demeure gourmande en énergie. De plus, l'eau ainsi traitée est dépourvue d'une partie de ses minéraux. Cette solution est davantage adaptée dans le cas de fortes concentrations, explique la Ville.
Concernant les coûts, le prix moyen d'eau potable en Suisse étant d'environ 2 francs/m3, ces différents traitements entraîneraient des augmentations de l'ordre de 15% à 75%.
"Chaque situation devra être étudiée en détail selon le taux de pollution au chlorothalonil, la situation géographique, les éventuelles ressources alternatives et coûts d’investissement et d'exploitation des différentes solutions", conclut la Municipalité lausannoise.
Robin Jaunin avec Keystone-ATS
Lausanne
Vaud veut officiellement reconnaître l'Eglise anglicane
Le Canton de Vaud veut officiellement reconnaître la Fédération des Eglises anglicane et catholique-chrétienne (FACCV). Le gouvernement a annoncé vendredi qu'il va soumettre son projet de loi au Grand Conseil. Composée de six paroisses, la FACCV s'est engagée dès 2016 dans le processus de reconnaissance étatique. Elle aura le statut d'institution d'intérêt public.
"Après un processus rigoureux d'instruction mené par la Commission consultative en matière religieuse (CCMR), cette initiative marque une avancée majeure dans l'application de la Constitution cantonale de 2003. Celle-ci prévoit la possibilité d'un partenariat entre l'Etat et d'autres communautés religieuses en complément des Eglises réformée et catholique romaine déjà reconnues", indique le Canton.
Les paroisses membres, souvent composées de bénévoles, ont fourni de grands efforts afin de pouvoir satisfaire à l'ensemble des exigences posées, notamment par le cadre légal et règlementaire, explique le Conseil d'Etat dans son communiqué. Le préavis positif de la CCMR a ensuite été transmis aux services de Christelle Luisier (Département des institutions, du territoire et du sport) en 2024, précise-t-il.
Loi de 2007
"Ayant des liens très forts entre elles, mais aussi avec le Canton depuis plusieurs siècles, les paroisses composant la FACCV ont montré à la fois leur parfaite intégration dans le tissu social vaudois, leur rôle dans l'intégration d'une population migrante, notamment anglophone, ainsi que leur attachement au dialogue oecuménique et interreligieux", souligne le gouvernement.
A la suite du préavis positif de la CCMR, le Conseil d'Etat a pu constater que la FACCV "remplissait toutes les conditions posées à la reconnaissance en tant qu'institution d'intérêt public". Il recommande donc au Grand Conseil d'accorder cette dernière.
La Constitution cantonale accorde le statut d'institutions de droit public aux Eglises évangélique réformée et catholique romaine, telles qu'établies dans le canton, et elle reconnaît la Communauté israélite en tant qu'institution d'intérêt public. Elle ouvre aussi la porte à la même reconnaissance pour d'autres communautés religieuses. La loi fixant les conditions à cette reconnaissance a été adoptée en 2007 et son règlement d'application en 2014.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Lausanne: la Dolce Vita a 40 ans
Le mythique club lausannois de la Dolce Vita fête ses 40 ans. Stephan Eicher vient chanter aux Docks le 11 avril, tandis que Mandrax sera aux platines. Le Romandie, l'héritier naturel de la "Doltch", propose lui deux soirées de concerts ce vendredi et ce samedi.
Stephan Eicher a reçu carte blanche pour faire revivre les années 80, version Dolce Vita, et jouer ce qui lui passera par la tête, indique à Keystone-ATS, Blaise Duc, organisateur à la Dolce Vita entre 1985 et 1987 avant de rejoindre Couleur 3 et la RTS. Le producteur, musicien et DJ Mandrax sera aux platines pour la seconde partie de soirée. Sans oublier un passage de Francis, un DJ historique.
"Les 1000 places sont parties en un jour et demi", expliquent les deux organisateurs, membres de l’association "30, rue du Docteur César Roux", qui a notamment publié le livre "Dolce Vita, a music club" pour les 30 ans en 2015. Quand on connaît l'importance de la Dolce Vita pour la génération qui a eu 20 ans dans les années 80, on pourrait se demander pourquoi il y a si peu de dates: ils invoquent l'agenda surbooké des Docks comme celui de Stephan Eicher.
Le Romandie (300 places), qui vient de rouvrir ses portes après des années de travaux, marque aussi le coup pour l'anniversaire de la Dolce Vita, qui aura vécu 15 ans. Le club a même fermé de façon peu glorieuse en 1999: "les quatre derniers permanents, dont le dessinateur Mix (& Remix) et l'architecte Monique Keller, ont dû éponger les dettes du club avec leur propre argent", raconte Mandrax.
"Notre seul dogme, c'était 'culture accessible à tout le monde'", a rappelé à Keystone-ATS Jean-Marc Richard, une des chevilles ouvrières de la Dolce Vita, aujourd'hui présentateur de "La ligne de coeur" sur la RTS et commentateur de l'Eurovision entre autres casquettes. La jeunesse a pu dès 1985 assister à des concerts inoubliables à des prix dérisoires.
Les Sonic Youth
Deux jours après l'ouverture de la Dolce Vita le 12 avril 1985, les Sonic Youth vont y jouer le 14 avril. Le club lausannois, qui ne peut accueillir officiellement que 250 personnes, gagne un statut international grâce aux stars en herbe qui sont passées sur cette scène comme les Red Hot Chili Peppers, le 10 février 1988.
Françoise Wyss, qui a coiffé tout le Lausanne alternatif depuis l'époque du Cabaret Orwell, l'ancêtre de la Do, à aujourd'hui, retient le concert des Toy Dolls, le 26 octobre 1985. Une photo actuellement exposée aux Docks a immortalisé ce moment où la jeune femme se trouve au premier rang d'une salle survoltée.
Difficile de parler de la Dolce Vita à Lausanne sans évoquer, également, le Cabaret Orwell et le mouvement "Lôzane bouge". A cette époque, les jeunes descendent dans la rue à Lausanne et à Zurich avec les mêmes revendications: un centre autonome.
Cabaret Orwell
Le Cabaret Orwell naît en 1980 à la rue St-Martin, aujourd'hui remplacé par l'immeuble de la Soupe populaire. Baptisé Orwell, en référence au roman dystopique de George Orwell "1984", le club fermera au printemps 1982, dépassé par les problèmes de drogue.
Une des principales programmatrices sera Laurence Desarzens, par la suite manager des Young Gods et présidente du Prix suisse de musique. Elle a fait venir les Cure à Montreux à la Maison des Congrès en 1982: la "Grande Laurence", comme dit Jean-Marc Richard, a alors 22 ans.
Dans la foulée, la Dolce Vita ouvrira en le 12 avril 1985, sous l'impulsion de l'association Koprock, née dans le sillage du Cabaret Orwell et des revendications de "Lôzane bouge".
"Après les trois premiers mois, les permanents, Anita Chatelan - décédée - et le cinéaste Fernand Melgar notamment, sont épuisés. La structure se professionnalise dès l'automne avec l'engagement de Marc Ridet, qui programmera de 1985 à 1995, et Blaise Duc, à l'organisation. Pierre-Jean Crittin rejoindra la Dolce Vita plus tard.
Mandrax travaillait au magasin de disques Disc-à-Brac avec DJ Francis. "Le soir de l'ouverture, je l'ai aidé à porter ses disques dans la cabine. Et j'y suis resté", se souvient-il.
Keith Haring
En plus des groupes de premier plan, proposés à des prix dérisoires, la Do soigne son visuel. Keith Haring y posera sa marque et réalisera plusieurs dessins qui sont devenus la marque de fabrique du club.
Mix a travaillé 15 ans à la Do, les dessinateurs Noyau et Anna Sommer, un peu moins longtemps. L'artiste contemporain John M Armleder a par exemple été impliqué dans le premier Festival de la Dolce en 1986 à Montbenon. Mais pour beaucoup, c'est plutôt la dimension collective, festive et locale, qui a compté.
Les prochaines festivités font aussi grincer quelques dents. Certains parlent d'appropriation de la marque "Dolce Vita", d'autres regrettent que les femmes qui ont participé à la création du club et à sa programmation ne soient pas mentionnées dans le livre. Et de rappeler les noms de deux programmatrices Aminata - aujourd'hui agente d'artistes electro dans le monde entier - et Eurydice.
"La Dolce, ce n'est pas que Crittin, Duc, Ridet, Mandrax ou moi", résume Jean-Marc Richard. Et de se souvenir d'Arlette Bochud, responsable des bars, aussi décédée.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Inspection du travail: plus de 400 contrôles à Lausanne en 2024
L'Inspection du travail Lausanne (ITL) a réalisé plus de 400 contrôles des conditions de travail en 2024. Elle a notamment instauré des contrôles systématiques sur les projets de constructions soumis à enquête publique avec, comme constat, que la majorité des dossiers ne répondaient pas aux normes en vigueur.
L'ITL a ainsi analysé l'ensemble des 41 dossiers concernant des locaux occupant des travailleurs et ayant fait l'objet d'une enquête publique. Aucun d'entre eux ne répondait totalement à la législation fédérale.
"Le plus souvent les projets comportent des défauts en matière de locaux sociaux, de dimension des passages et voies d'évacuation ou d'ergonomie des places de travail", a indiqué Laurent Mettraux, chef de l'ITL, cité jeudi dans un communiqué de la Ville de Lausanne.
En tout, 406 contrôles ont été effectués l'an dernier par l'ITL, dont plus d'une centaine en lien avec la santé et la sécurité au travail. Ils ont principalement concerné l'application de la loi sur le travail (LTr) et de la loi sur l'assurance accident (LAA).
Les actions se sont notamment axées sur les salons de coiffure, les banques et assurances, les cabinets vétérinaires et les fitness. Une trentaine de décisions faisant suite à un premier avertissement ont été rendues. Par ailleurs, l'ITL a reçu un total de 74 dénonciations formelles, provenant en majorité de travailleuses et travailleurs.
Travail de nuit pas aux normes
La campagne 2024 de prévention de l'inspection du travail a porté sur le travail de nuit dans les bars, restaurants et discothèques. Elle a permis d'informer sur des dispositions souvent méconnues.
Trois quarts des entreprises visitées ne remplissaient pas leur obligation de faire appel à des spécialistes de la santé et sécurité au travail. Seule une entreprise procédait à l'examen d'aptitude obligatoire en cas de travail de nuit régulier.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Evenepoel annonce sa venue sur le TdR
Remco Evenepoel devrait disputer le prochain Tour de Romandie.
Le double champion olympique et du monde a en tout cas annoncé sa présence, se réjouissent les organisateurs de la Boucle romande dans un communiqué jeudi.
Les organisateurs ont par ailleurs dévoilé les noms des équipes invitées à disputer l'édition 2025, dont le départ sera donné le 29 avril à St-Imier. Il s'agit de Tudor, l'équipe du Bernois Fabian Cancellara, et de la formation belge Lotto Cycling Team.
Le Tour de Romandie constituerait une mise en jambes idéale pour Remco Evenepoel, qui espère monter en puissance en vue du Tour de France, n'a pas encore repris la compétition après son accident contre une voiture postale en décembre dernier. Son retour est prévu à la Flèche brabançonne le 18 avril.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
-
LausanneIl y a 3 jours
Lausanne: accord inédit pour les terrasses des petits commerces
-
VaudIl y a 3 jours
Alerte à la bombe au gymnase de Pully: deux auteurs identifiés
-
SuisseIl y a 3 jours
Le chinois BYD fait son entrée sur le marché suisse
-
Suisse RomandeIl y a 2 jours
Illarsaz (VS): une conduite de gaz explose et détruit une maison
-
SuisseIl y a 3 jours
L'heure de la retraite a sonné pour Marc Bischofberger
-
LausanneIl y a 3 jours
Les députés vaudois enterrent la solidarité fiscale des ex-époux
-
InternationalIl y a 3 jours
Helsinki va quitter le traité interdisant les mines antipersonnel
-
LausanneIl y a 3 jours
Pêche: la régulation des cormorans sur les Trois-lacs acceptée