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Lausanne

L'assassin de Marie reste détenu en haute sécurité

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Claude D. purge actuellement sa peine à vie dans le quartier de sécurité renforcée de l'Etablissement pénitentiaire de Thorberg (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Claude D., qui avait assassiné une jeune femme en mai 2013, reste détenu à Thorberg (BE), dans le quartier de sécurité renforcée. Le Tribunal fédéral rejette deux recours contre la prolongation de ce régime.

Détenu jusqu'à fin juillet 2019 à la Prison de la Croisée, à Orbe (VD), l'homme a été transféré à l'Etablissement pénitentiaire de Thorberg. Son séjour dans le quartier de sécurité renforcée ("Sicherheitsvollzug B") a été prolongé de six mois en six mois par l'Office d'exécution des peines vaudois (OEP).

Dans deux recours dirigés contre ces prolongations, le condamné a requis son transfert dans un secteur d'exécution normale ou de longue durée, à Thorberg ou dans une prison romande. Le Tribunal fédéral rejette ses demandes dans deux arrêts très détaillés publiés mercredi.

Réexamen tous les six mois

La Cour de droit pénal relève que le placement en quartier de sécurité renforcée - moins sévère que le quartier de sécurité maximale ("Sicherheitsvollzug A) - doit être réexaminé et motivé tous les six mois au moins, selon la législation bernoise. L'OEP peut, sans violer le droit, appliquer la loi bernoise dès lors que le détenu séjourne dans un établissement de ce canton.

Contrairement à l'argument de Claude B., sa détention en sécurité renforcée ne viole pas la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH). En effet, le condamné exécute actuellement la peine de prison à vie et non l'internement prononcés tous deux par la justice vaudoise. Dans ces conditions, le Code pénal fournit une base légale suffisante pour un isolement relatif.

Les juges de Mon Repos précisent que le recourant se trouve certes dans un quartier sécurisé, mais non à l'isolement complet. Ainsi, il côtoie d'autres détenus à l'atelier, lors de la promenade et des repas ou le soir et le week-end. Il dispose également d'un ordinateur et d'un téléphone dans sa cellule.

En observation

L'OEP a décidé de placer le recourant en sécurité renforcée afin d'observer ses interactions avec les intervenants et ses codétenus, tout en réduisant les risques pour le personnel féminin. En effet, les deux expertises réalisées en 2014 insistaient sur le risque très élevé de nouvel homicide, sur une amplification des capacités à tromper et à manipuler. L'expertise criminologique de 2020 a confirmé ces conclusions.

Le Tribunal fédéral a écarté le bon comportement invoqué par le recourant. D'une part, celui-ci a été sanctionné à deux reprises à la Croisée en raison d'insultes et de propos déplacés vis-à-vis d'une gardienne. D'autre part, l'encadrement mis en place à Thorberg vise justement à prévenir les dérapages.

La direction du pénitencier bernois a relevé que les restrictions en matière de travail et de loisirs dans le secteur sécurisé n'étaient pas bénéfiques à long terme. Pour la Cour de droit pénal et l'OEP, la sécurité publique l'emporte sur l'intérêt du condamné à bénéficier d'activités plus étendues.

Garder un espoir

Le grief d'incompatibilité de la condamnation à vie avec l'interdiction des traitements inhumains prévue par la CEDH est rejeté. La peine prononcée contre Claude D. n'est pas incompressible, relèvent les juges de Mon Repos. L'intéressé n'est pas privé de l'espoir d'une remise en liberté, s'il devait progresser suffisamment sur la voie de l'amendement.

Afin d'avancer, un Plan d'exécution de la sanction (PES) a été établi en décembre 2020. Le condamné a refusé de le signer en raison de sa durée limitée à la prochaine période de six mois en sécurité renforcée et de l'absence d'objectifs à moyen et long terme.

Vu que le recourant a été condamné à une très longue peine, qu'il se trouve encore en période d'observation et qu'il est jugé très dangereux, le Tribunal fédéral peut s'accommoder d'un PES qui ne prévoie pas encore toutes les étapes jusqu'à sa libération. L'OEP devra cependant mettre à jour ce document et prévoir des objectifs pour une éventuelle évolution du régime de détention.

En 2013, Claude D. avait enlevé Marie, 19 ans, dans une forêt près de Châtonnaye (FR). Il avait abusé de la jeune femme avant de l'étrangler. L'homme était en liberté conditionnelle après l'assassinat de sa femme en 1998. (arrêts 6B_1228/2020 et 6B_580/2021 du 22 septembre 2021)

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Lausanne: la Dolce Vita a 40 ans

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Le DJ Mandrax (alias Stephan Kohler), à gauche, et Blaise Duc, ancien administrateur de la Dolce Vita, posent devant l'exposition de photographies et d'affiches à l'occasion des 40 ans de la Dolce Vita. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le mythique club lausannois de la Dolce Vita fête ses 40 ans. Stephan Eicher vient chanter aux Docks le 11 avril, tandis que Mandrax sera aux platines. Le Romandie, l'héritier naturel de la "Doltch", propose lui deux soirées de concerts ce vendredi et ce samedi.

Stephan Eicher a reçu carte blanche pour faire revivre les années 80, version Dolce Vita, et jouer ce qui lui passera par la tête, indique à Keystone-ATS, Blaise Duc, organisateur à la Dolce Vita entre 1985 et 1987 avant de rejoindre Couleur 3 et la RTS. Le producteur, musicien et DJ Mandrax sera aux platines pour la seconde partie de soirée. Sans oublier un passage de Francis, un DJ historique.

"Les 1000 places sont parties en un jour et demi", expliquent les deux organisateurs, membres de l’association "30, rue du Docteur César Roux", qui a notamment publié le livre "Dolce Vita, a music club" pour les 30 ans en 2015. Quand on connaît l'importance de la Dolce Vita pour la génération qui a eu 20 ans dans les années 80, on pourrait se demander pourquoi il y a si peu de dates: ils invoquent l'agenda surbooké des Docks comme celui de Stephan Eicher.

Le Romandie (300 places), qui vient de rouvrir ses portes après des années de travaux, marque aussi le coup pour l'anniversaire de la Dolce Vita, qui aura vécu 15 ans. Le club a même fermé de façon peu glorieuse en 1999: "les quatre derniers permanents, dont le dessinateur Mix (& Remix) et l'architecte Monique Keller, ont dû éponger les dettes du club avec leur propre argent", raconte Mandrax.

"Notre seul dogme, c'était 'culture accessible à tout le monde'", a rappelé à Keystone-ATS Jean-Marc Richard, une des chevilles ouvrières de la Dolce Vita, aujourd'hui présentateur de "La ligne de coeur" sur la RTS et commentateur de l'Eurovision entre autres casquettes. La jeunesse a pu dès 1985 assister à des concerts inoubliables à des prix dérisoires.

Les Sonic Youth

Deux jours après l'ouverture de la Dolce Vita le 12 avril 1985, les Sonic Youth vont y jouer le 14 avril. Le club lausannois, qui ne peut accueillir officiellement que 250 personnes, gagne un statut international grâce aux stars en herbe qui sont passées sur cette scène comme les Red Hot Chili Peppers, le 10 février 1988.

Françoise Wyss, qui a coiffé tout le Lausanne alternatif depuis l'époque du Cabaret Orwell, l'ancêtre de la Do, à aujourd'hui, retient le concert des Toy Dolls, le 26 octobre 1985. Une photo actuellement exposée aux Docks a immortalisé ce moment où la jeune femme se trouve au premier rang d'une salle survoltée.

Difficile de parler de la Dolce Vita à Lausanne sans évoquer, également, le Cabaret Orwell et le mouvement "Lôzane bouge". A cette époque, les jeunes descendent dans la rue à Lausanne et à Zurich avec les mêmes revendications: un centre autonome.

Cabaret Orwell

Le Cabaret Orwell naît en 1980 à la rue St-Martin, aujourd'hui remplacé par l'immeuble de la Soupe populaire. Baptisé Orwell, en référence au roman dystopique de George Orwell "1984", le club fermera au printemps 1982, dépassé par les problèmes de drogue.

Une des principales programmatrices sera Laurence Desarzens, par la suite manager des Young Gods et présidente du Prix suisse de musique. Elle a fait venir les Cure à Montreux à la Maison des Congrès en 1982: la "Grande Laurence", comme dit Jean-Marc Richard, a alors 22 ans.

Dans la foulée, la Dolce Vita ouvrira en le 12 avril 1985, sous l'impulsion de l'association Koprock, née dans le sillage du Cabaret Orwell et des revendications de "Lôzane bouge".

"Après les trois premiers mois, les permanents, Anita Chatelan - décédée - et le cinéaste Fernand Melgar notamment, sont épuisés. La structure se professionnalise dès l'automne avec l'engagement de Marc Ridet, qui programmera de 1985 à 1995, et Blaise Duc, à l'organisation. Pierre-Jean Crittin rejoindra la Dolce Vita plus tard.

Mandrax travaillait au magasin de disques Disc-à-Brac avec DJ Francis. "Le soir de l'ouverture, je l'ai aidé à porter ses disques dans la cabine. Et j'y suis resté", se souvient-il.

Keith Haring

En plus des groupes de premier plan, proposés à des prix dérisoires, la Do soigne son visuel. Keith Haring y posera sa marque et réalisera plusieurs dessins qui sont devenus la marque de fabrique du club.

Mix a travaillé 15 ans à la Do, les dessinateurs Noyau et Anna Sommer, un peu moins longtemps. L'artiste contemporain John M Armleder a par exemple été impliqué dans le premier Festival de la Dolce en 1986 à Montbenon. Mais pour beaucoup, c'est plutôt la dimension collective, festive et locale, qui a compté.

Les prochaines festivités font aussi grincer quelques dents. Certains parlent d'appropriation de la marque "Dolce Vita", d'autres regrettent que les femmes qui ont participé à la création du club et à sa programmation ne soient pas mentionnées dans le livre. Et de rappeler les noms de deux programmatrices Aminata - aujourd'hui agente d'artistes electro dans le monde entier - et Eurydice.

"La Dolce, ce n'est pas que Crittin, Duc, Ridet, Mandrax ou moi", résume Jean-Marc Richard. Et de se souvenir d'Arlette Bochud, responsable des bars, aussi décédée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Inspection du travail: plus de 400 contrôles à Lausanne en 2024

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En 2024, l’Inspection du travail Lausanne a réalisé plus de 400 contrôles des conditions de travail (photo d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

L'Inspection du travail Lausanne (ITL) a réalisé plus de 400 contrôles des conditions de travail en 2024. Elle a notamment instauré des contrôles systématiques sur les projets de constructions soumis à enquête publique avec, comme constat, que la majorité des dossiers ne répondaient pas aux normes en vigueur.

L'ITL a ainsi analysé l'ensemble des 41 dossiers concernant des locaux occupant des travailleurs et ayant fait l'objet d'une enquête publique. Aucun d'entre eux ne répondait totalement à la législation fédérale.

"Le plus souvent les projets comportent des défauts en matière de locaux sociaux, de dimension des passages et voies d'évacuation ou d'ergonomie des places de travail", a indiqué Laurent Mettraux, chef de l'ITL, cité jeudi dans un communiqué de la Ville de Lausanne.

En tout, 406 contrôles ont été effectués l'an dernier par l'ITL, dont plus d'une centaine en lien avec la santé et la sécurité au travail. Ils ont principalement concerné l'application de la loi sur le travail (LTr) et de la loi sur l'assurance accident (LAA).

Les actions se sont notamment axées sur les salons de coiffure, les banques et assurances, les cabinets vétérinaires et les fitness. Une trentaine de décisions faisant suite à un premier avertissement ont été rendues. Par ailleurs, l'ITL a reçu un total de 74 dénonciations formelles, provenant en majorité de travailleuses et travailleurs.

Travail de nuit pas aux normes

La campagne 2024 de prévention de l'inspection du travail a porté sur le travail de nuit dans les bars, restaurants et discothèques. Elle a permis d'informer sur des dispositions souvent méconnues.

Trois quarts des entreprises visitées ne remplissaient pas leur obligation de faire appel à des spécialistes de la santé et sécurité au travail. Seule une entreprise procédait à l'examen d'aptitude obligatoire en cas de travail de nuit régulier.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Evenepoel annonce sa venue sur le TdR

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Remco Evenepoel est attendu sur les routes du Tour de Romandie à la fin du mois (© KEYSTONE/TIL BUERGY)

Remco Evenepoel devrait disputer le prochain Tour de Romandie.

Le double champion olympique et du monde a en tout cas annoncé sa présence, se réjouissent les organisateurs de la Boucle romande dans un communiqué jeudi.

Les organisateurs ont par ailleurs dévoilé les noms des équipes invitées à disputer l'édition 2025, dont le départ sera donné le 29 avril à St-Imier. Il s'agit de Tudor, l'équipe du Bernois Fabian Cancellara, et de la formation belge Lotto Cycling Team.

Le Tour de Romandie constituerait une mise en jambes idéale pour Remco Evenepoel, qui espère monter en puissance en vue du Tour de France, n'a pas encore repris la compétition après son accident contre une voiture postale en décembre dernier. Son retour est prévu à la Flèche brabançonne le 18 avril.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Ludovic Paschoud quitte la présidence du Centre Vaud

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Elu en juin dernier, Ludovic Paschoud quitte la présidence du Centre Vaud "après une période particulièrement intense", a annoncé le parti mercredi (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Elu en juin dernier, Ludovic Paschoud quitte la présidence du Centre Vaud. Ce vigneron-encaveur à Lutry a décidé de "donner désormais la priorité à sa vie professionnelle et familiale et à sa santé, après une période particulièrement intense", a annoncé le parti mercredi.

Ce départ intervient alors que le gouvernement vaudois s'est réorganisé à la suite du rapport d'audit sur le département des finances de la magistrate centriste Valérie Dittli. Cette affaire n'empêche pas "l'arrivée de nombreuses nouvelles adhésions", le "soutien accru de ses sympathisants, ainsi que l'appui significatif accordé à sa conseillère d'Etat et à la politique du Centre Vaud."

La direction intérimaire du parti sera assurée par les deux vice-présidentes, Jaqueline Bottlang-Pittet et Faustine Tsala. L'ouverture aux candidatures sera ouverte lors de l'assemblée des délégués du 9 avril.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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