Suisse Romande
Un demi-million de bénéfice pour l'Etat de Fribourg en 2022
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L'Etat de Fribourg a dégagé l'an passé un bénéfice de 494'000 francs, soit 233'000 francs de plus que l'excédent budgété. Le résultat découle, entre autres, des montants bien plus élevés versés par la BNS et des revenus fiscaux supérieurs aux prévisions.
Le bénéfice, à l'équilibre exigé par la Constitution, comprend d'importantes attributions à des fonds et provisions pour anticiper les besoins futurs. La performance, qualifiée d'excellente mercredi à Fribourg par le conseiller d'Etat chargé des finances Jean-Pierre Siggen, s'appuie aussi sur une bonne maîtrise des dépenses.
Avant les dotations aux fonds et provisions, le résultat des comptes 2022 se solde par un excédent de revenus de quelque 192 millions de francs, a précisé le grand argentier. Les recettes ont atteint 4,52 milliards de francs, alors que le budget les anticipait à 3,9 milliards seulement, soit une différence de 617,1 millions (+15,8%).
L'évolution est due à des opérations comptables "particulières". Elle s'explique d'abord par les produits de la fiscalité cantonale supérieurs de 7,2%, ou 97,2 millions de francs, "ceci dans un contexte conjoncturel chahuté et tout en poursuivant la mise en ½uvre de la réforme de la fiscalité des entreprises".
Le plan de relance cantonal a contribué à soutenir la demande et à influencer positivement sur les activités économiques, culturelles et sportives. Les perspectives conjoncturelles se sont aussi révélées meilleures que prévu à mi-2021, lors de l'élaboration du budget 2022, l'impact de la pandémie restant alors encore incertain.
Bénéfice de la BNS
Ensuite, le poste "revenus des biens, taxes, émoluments et contributions" présente un écart positif de 35,9%. La différence provient principalement du versement de la part au bénéfice de la Banque nationale suisse (BNS), à hauteur de 149,9 millions de francs, soit 99,9 millions de plus qu'au budget.
Enfin, l’évolution des "revenus de transferts" résulte largement de l'augmentation des dédommagements de collectivités publiques (+38,1 millions, dont 27,4 millions en lien avec les récupérations des dépenses d’aide sociale pour des demandeurs d’asile et les réfugiés) et de la part à l’impôt fédéral direct (+14,3 millions).
Le poste "prélèvements sur les fonds et financements spéciaux" présente une hausse de 308,2 millions, due surtout au paiement de la contribution de l’employeur à la réforme de la Caisse de prévoyance du personnel de l’Etat (CPPEF), un montant de 302 millions compensé par un prélèvement sur la provision constituée à cet effet en 2020.
Investissements soutenus
Pour les dépenses, le dépassement s'explique par les charges de personnel, plus élevées de 22,2% que prévu. La différence résulte principalement des coûts enregistrés au titre des mesures transitoires et compensatoires liées à la réforme de la CPPEF (302 millions, avec un effet neutre).
Les investissements, avec 262,1 millions au total, contre 268,5 millions au budget, se sont considérablement accrus au regard des années antérieures. Il a compensé les "très faibles" volumes des deux exercices précédents, très pénalisés par la crise sanitaire. Le degré d’autofinancement des investissements nets se situe à 173,7%.
Au-delà, les comptes 2022 ont été à nouveau "impactés" par la pandémie. Les charges brutes en lien avec le Covid se sont élevées à 70,6 millions de francs sur l’exercice, dont 22,2 millions pour les mesures de soutien à l’économie et 31,5 millions concernant un soutien aux hôpitaux publics.
Les dépenses liées à la crise sanitaire ont été couvertes par des contributions fédérales et un prélèvement sur la provision y relative. Les montants du plan de relance ont eux été couverts par un prélèvement sur le fonds de relance. Cumulées, les dépenses liées à la pandémie s’élèvent à plus de 334 millions de francs à fin 2022.
Optimisme et vigilance
Les attributions sont allées surtout à la reconstitution de la provision destinée aux fluctuations des revenus de la BNS (75 millions) et au fonds des infrastructures (50 millions). Vingt millions couvrent encore les coûts additionnels liés à l’activité hospitalière accrue, y compris hospitalisations hors canton.
Enfin, 15 millions étoffent la provision pour assainir l’Hôpital fribourgeois. Pour la suite, Jean-Pierre Siggen a relevé un certain optimisme, même si des signes "appellent plutôt à la prudence et à la vigilance", en lien avec l'absence des versements de la BNS et le tassement annoncé de la péréquation financière fédérale.
A fin 2022, la fortune nette de l'Etat de Fribourg se montait à 857,2 millions de francs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Genève commémore la restauration de la République
Comme chaque année, des coups de canon ont ponctué le début de la journée du 31 décembre à Genève. C'est ainsi que les autorités du bout du lac commémorent la restauration de la République de 1813 et l'indépendance recouvrée de la cité.
Depuis 1798, Genève était, en effet, occupée militairement par la France qui l'avait ensuite annexée. La ville fut nommée chef-lieu et préfecture du département du Léman alors que l'armée napoléonienne triomphait en Europe. Sa débâcle dans l'immensité russe, puis ses défaites ont rabattu les cartes sur le continent, à Genève aussi.
Le 30 décembre 1813, au matin, les troupes françaises se retirent de la ville. Elles sont remplacées, dans l'après-midi, par l'armée autrichienne qui annonce la restauration de l'ordre ancien. Le 31 décembre, une proclamation d'indépendance est préparée et un gouvernement provisoire est constitué.
Avec la population
La première commémoration a eu lieu en 1814. Depuis 1914, c'est la Société d'artillerie de Genève qui gère les tirs. Comme à son habitude, la cérémonie de commémoration de la restauration a donc débuté avec les salves de 26 coups de canon, chaque détonation représentant un canton ou un demi-canton suisse.
Les tirs sont déclenchés de trois endroits de la ville, sur la promenade de la Treille, sur la promenade de l'Observatoire et sur la rotonde du Mont-Blanc.
La cérémonie officielle a aussi été agrémentée des discours des autorités, de musique et du chant de l'hymne genevois, le "Cè qu'è lainô". Thierry Apothéloz, président du Conseil d'Etat, et Anne Hiltpold, vice-présidente, étaient notamment présents.
La population a été conviée à participer à cette tradition sur la promenade de la Treille, avec aussi une collation offerte à son issue, sous l'ancien Arsenal. Un culte a ensuite suivi à la cathédrale Saint-Pierre.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Record de fréquentation pour l'édition 2025 de Bô Noël Lausanne
L'édition 2025 de Bô Noël Lausanne s'achève sur un record de fréquentation. La manifestation a attiré plus de 450'000 visiteurs, contre 420'000 l'an dernier. Cette 11e édition était la dernière sous cette forme. Un nouveau concept verra en effet le jour dès 2026.
"Ce succès remarquable montre que Bô Noël a réussi à devenir l'un des rendez-vous incontournables des fêtes de fin d'année en Suisse, se hissant parmi les marchés de Noël les plus fréquentés du pays", ont indiqué mardi les responsables dans un communiqué. Cette édition a aussi confirmé son "rayonnement international", attirant un nombre croissant de touristes et d'influenceurs étrangers, souligne-t-on.
Les "Samedis en fête" ont été l'un des temps forts, attirant une foule nombreuse notamment grâce à la gratuité des transports publics mise en place par la Municipalité de Lausanne. Toujours selon les organisateurs, les magasins du centre-ville ont également bénéficié d'une "affluence accrue" durant la période de l'événement qui avait débuté le 20 novembre dernier.
La manifestation des Fêtes de fin d'année a "parfaitement rempli son rôle de trait d'union entre les commerçants du centre-ville et les artisans répartis au sein des 60 chalets du marché de Noël. Ce succès collectif a permis à tous les acteurs de l'événement d'en ressortir gagnants", estiment ses responsables.
Polémique consignes/sans-abri
Porté notamment par une collaboration avec Lausanne Tourisme et différents partenaires, le compte Instagram de Bô Noël a, lui aussi, battu tous ses records cette année, dépassant les deux millions de vues. Bô Noël se termine mercredi avec une "Silent Disco", qui proposera pour la première fois une scène tournante au coeur de la rue Centrale, au niveau de la place des Pionnières.
Cette édition 2025 a été marquée par une polémique peu avant Noël. Le système de consigne des verres a vu des sans-abri aborder des clients pour récupérer leurs gobelets et, de fait, un peu d'argent. Après que certains responsables de la manifestation se sont montrés très fâchés contre cette mendicité détournée, parfois avec des mots peu reluisants, les organisateurs ont officiellement présenté leurs excuses aux mendiants.
Ils ont dans le même temps condamné les propos "inacceptables" tenus à leur encontre. Au final, les consignes ont été remboursées à toute personne, sans aucune exception.
Appel à projet lancé
Cette 11e édition était la dernière sous cette forme. La Ville de Lausanne cherche, en effet, un nouveau concept afin de parvenir se hisser parmi les destinations touristiques d'importance durant la période des fêtes de fin d'année. La Municipalité a lancé fin septembre un appel à projet.
La future manifestation aura trois missions principales, selon la Municipalité de lausanne, à savoir offrir à la population lausannoise un rendez-vous emblématique, renforcer la dynamique touristique et l'attractivité de la Ville, et mobiliser les acteurs locaux afin de générer des retombées économiques.
Le mandat portera sur une période de quatre ans (2026-2029) et sera renouvelable une fois. Le nouveau concept doit se déployer lors des fêtes de fin d'année 2026.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Plus de 250 rats de l'EPFL sont partis à l'adoption depuis 2022
L'EPFL se montre satisfaite du programme d'adoption de rats de laboratoire par des particuliers qu'elle mène avec la Protection suisse des animaux (PSA). Pas moins de 254 rongeurs ont ainsi pu quitter ses murs pour trouver un foyer depuis le début du projet en avril 2022.
"Pour nous, le bilan est favorable. Les chercheurs sont contents de pouvoir donner ces animaux à l'adoption plutôt que de devoir les euthanasier", relève Alexandre Widmer, responsable du projet "rehoming" (ou réinsertion) de l'EPFL à Keystone-ATS. "On arrive à donner tous les rats éligibles. Bien que cela reste un petit nombre, c'est positif", a-t-il ajouté.
En 2024, 644 rats de laboratoire ont été utilisés par l'EPFL. Parmi ceux-ci, 45 ont pu être adoptés, tandis que 599 ont pris part à des expériences. Ces derniers seront tous euthanasiés à terme. "Il faut comprendre que l'euthanasie de l'animal pour prélever des tissus fait partie intégrante de l'expérience", explique Alexandre Widmer.
Limitations
Même sans ce paramètre, les rats ayant pris part à des expériences scientifiques ne pourraient pas être donnés à l'adoption. Les autorités cantonales imposent en effet que seuls les rats non génétiquement modifiés et n'ayant pas subi d'expérimentation puissent être placés dans un foyer.
Les rats concernés par l'adoption sont donc pour la majorité des femelles qui ont donné naissance à des petits, destinés à l'expérimentation. En effet, les rats auxquels l'EPFL a recours proviennent soit de ses propres élevages, soit d'élevages professionnels à l'étranger, pour la plupart en France, en Allemagne et en Italie.
Dans le cas de commande à l'étranger, l'institution reçoit généralement des femelles portantes, âgées de 5 à 10 mois. Quelque temps après avoir mis bas, elles pourront partir à l'adoption, pour autant que l'élevage d'où elles proviennent ait donné son accord.
"Avant, on n'aurait pas eu d'autre choix pour elles que l'euthanasie. Mais maintenant, on les garde quelque temps chez nous, jusqu'à ce qu'on en ait assez pour faire un don à la PSA", poursuit Alexandre Widmer. Lors du dernier don du 18 décembre, 12 rats ont été remis à la PSA.
Phase de réadaptation
Après avoir réceptionné les rongeurs dans des caisses de transport à l'EPFL, la PSA les transfère directement à l'une de ses sections. "Il s'agit généralement du club des amis des rats", précise la PSA à Keystone-ATS. "C'est ensuite à cette section qu'il revient d'habituer l'animal à la vie en dehors du laboratoire et de le placer chez des particuliers", ajoute-t-elle.
Les rats restent une trentaine de jours au refuge avant de pouvoir être adoptés. "Ils doivent s'adapter à vivre dans des cages plus grandes et à une nourriture moins standardisée, comportant notamment des légumes et des graines", relève Alexandre Widmer. L'EPFL prend en charge la moitié des coûts de réadaptation et la PSA l'autre moitié.
"En général nous avons des retours positifs des refuges, car ces rats sont souvent plus dociles et plus habitués à être manipulés que d'autres", se réjouit Alexandre Widmer. Ni l'EPFL, ni la PSA ne disposent de chiffres précis ou de données sur les profils des adoptants.
Rats, lapins et même cheval
Le projet de rehoming a démarré à la fin 2018, grâce au dialogue entre la PSA et l'Université de Zurich. A l'origine, il concernait exclusivement les rats, indique la PSA sur son site internet. L'EPFL a suivi en 2022, puis les universités de Bâle et Berne en 2023. Jusqu'en août 2025, "plus de 1000 animaux ont été accueillis et placés avec succès, dont plus de 750 rats, 260 souris, 22 lapins, 26 chiens et un cheval", peut-on y lire.
"Si tout se passe bien, l'Université de Genève devrait également participer au projet de rehoming en 2026", a encore précisé la PSA.
A noter que si un nombre croissant d'universités participent au projet, le nombre de rats utilisés dans des expériences a tendance à diminuer. A l'EPFL en tout cas, leur nombre est passé de 1306 en 2022, à 734 en 2023 et à 644 en 2024.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
Un nouveau procureur général à Fribourg dès le 1er janvier
L'année 2026 marquera dans le canton de Fribourg l'entrée en fonction d'un nouveau procureur général du Ministère public. Elu en mai, Raphaël Bourquin, 54 ans, succédera dès ce jeudi à Fabien Gasser, 51 ans, titulaire du poste depuis quinze ans, la durée maximale.
Les députés avaient dû trancher à l'époque entre deux candidats internes au Ministère public fribourgeois affiliés au Centre. Raphaël Bourquin, procureur général-adjoint depuis 2016, l'avait emporté avec 65 voix, contre 42 voix à son concurrent Marc Bugnon, procureur, âgé pour sa part de 60 ans.
Arrivant au terme de trois mandats de cinq ans, Fabien Gasser ne pouvait plus se représenter. En quittant son poste, il a déploré dans une interview parue dans La Liberté le problème posé par la sous-dotation des effectifs du pouvoir judiciaire à Fribourg.
Fabien Gasser prendra sa nouvelle fonction de procureur général suppléant de la Confédération le 1er février. Le futur ancien procureur général "espère sincèrement" pouvoir y apporter quelque chose au niveau de la poursuite pénale en Suisse.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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