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Suisse Romande

Alliance contre alliance pour le Conseil d'Etat fribourgeois

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La verte Sylvie Bonvin-Sansonnens, deuxième du 1er tour dimanche, et le socialiste Jean-François Steiert, premier, constituent deux des quatre candidats de l'alliance de gauche pour le 2e tour de l'élection au Conseil d'Etat fribourgeois du 28 novembre. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le deuxième tour de l'élection au Conseil d'Etat fribourgeois le 28 novembre mettra aux prises neuf candidats. L'alliance de gauche part à quatre et l'alliance de droite à cinq, avec l'ambition pour la première de gagner la majorité et pour la seconde de la garder.

PS et Verts d'un côté, Centre et UDC de l'autre, ont tenu des réunions mardi soir pour définir leur plan d'action en vue de l'élection de l'exécutif pour la législature 2022-2026. Depuis dimanche, les spéculations sont allées bon train, à gauche comme droite, cette dernière scellant même une alliance de dernière minute.

Constituée dès le 1er tour, l'alliance de gauche propose quatre candidats, trois femmes et un homme, avec l'idée de décrocher une majorité des sept sièges gouvernementaux. Dimanche, elle a réussi à placer ses cinq candidats parmi les huit premiers, laissant au sortant centriste Jean-Pierre Siggen le neuvième rang seulement.

Les quatre candidatures sont celles du PS Jean-François Steiert, actuel président du Conseil d'Etat, premier dimanche, de la conseillère nationale Valérie Piller Carrard (4e), de la verte Sylvie Bonvin-Sansonnens (2e) et de Sophie Tritten (8e), présidente cantonale du Centre Gauche-PCS (Parti chrétien-social).

Retrait d'Alizée Rey

Le congrès extraordinaire du PS, à Cugy (FR), a décidé de lancer deux candidats. Du coup, Alizée Rey, présidente cantonale du parti, arrivée sixième dimanche, ne sera pas de la course au deuxième tour, à sa demande. "J'ai choisi de me retirer pour renforcer la gauche unie dans sa diversité et afin de resserrer les rangs", a-t-elle dit.

Au vu de sa première place, Jean-François Steiert fera office de locomotive pour assurer au minimum à la gauche de renouer avec la situation prévalant de 2012 à 2018 (2 PS et 1 Verte, Marie Garnier à l'époque). L'alliance peut compter aussi sur Sylvie Bonvin-Sansonnens, solide présidente du Grand Conseil cette année.

Rassemblés en assemblée générale à Fribourg, les Verts ont évidemment réitéré leur soutien à leur favorite. La candidature de Sylvie Bonvin-Sansonnens, qui jouit d'une bonne image au-delà de son parti, s'appuie sur la percée des Verts qui viennent de gagner sept sièges au législatif pour en totaliser désormais 13.

Alliance à droite

Partie dispersée dimanche, la droite fait à nouveau alliance, comme en 2016. Le choix doit servir à conserver la majorité au Conseil d'Etat, après le revers de Jean-Pierre Siggen. Le sort du ministre de l'instruction publique a inquiété au-delà de l'ex-PDC, sa déroute remettant en question la majorité à cinq contre deux de la droite.

Réunis en assemblée extraordinaire à Villars-sur-Glâne, les délégués centristes ont sacrifié l'un de leurs trois sièges actuels au gouvernement. Exit donc Luana Menoud-Baldi, arrivée 10e dimanche, avec une concentration des forces sur Olivier Curty, 5e du 1er tour, bénéficiant du vote alémanique, et Jean-Pierre Siggen, en difficulté.

Ce dernier pourrait ainsi sauver sa peau, lui qui siège à l'exécutif depuis 2013, en remplacement d'Isabelle Chassot. Tout dépendra de la vigueur de l'alliance avec les libéraux-radicaux, en verve dimanche avec le sortant Didier Castella (3e) et Romain Collaud (7e), et avec l'UDC, dont les quatre candidats figuraient de la 11e à la 14e place.

PLR rassembleur

Le PLR a déjà décidé de son côté, sans surprise, de maintenir ses deux poulains dès le 1er tour bouclé. Le parti profite d'une dynamique qui lui a fait gagner deux sièges au Grand Conseil, succès qui intervient deux ans après les élections fédérales et le gain d'un siège au Conseil des Etats par Johanna Gapany.

Quant à l'UDC, elle a fait savoir dimanche être "légitimée" à figurer au deuxième tour. Rassemblé à Fribourg mardi soir, son comité central a choisi de lancer Philippe Demierre dans la bataille, mieux classé des siens au 1er tour. Pour rappel, le parti n'est plus présent au sein du Conseil d'Etat depuis 25 ans.

La mécanique retenue par les partis bourgeois vise à garder la majorité de droite à l'exécutif (trois centristes, deux PLR et deux PS pour l'heure), avec l'ambition minimale de gagner quatre sièges. Paradoxe, le Centre, malgré ses déboires du 1er tour, a retrouvé son rang de premier parti cantonal au Grand Conseil, au détriment du PS.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Genève

Genève commémore la restauration de la République

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La première commémoration a eu lieu en 1814. Depuis 1914, c'est la Société d'artillerie de Genève qui gère les tirs. (© Keystone/EPA KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Comme chaque année, des coups de canon ont ponctué le début de la journée du 31 décembre à Genève. C'est ainsi que les autorités du bout du lac commémorent la restauration de la République de 1813 et l'indépendance recouvrée de la cité.

Depuis 1798, Genève était, en effet, occupée militairement par la France qui l'avait ensuite annexée. La ville fut nommée chef-lieu et préfecture du département du Léman alors que l'armée napoléonienne triomphait en Europe. Sa débâcle dans l'immensité russe, puis ses défaites ont rabattu les cartes sur le continent, à Genève aussi.

Le 30 décembre 1813, au matin, les troupes françaises se retirent de la ville. Elles sont remplacées, dans l'après-midi, par l'armée autrichienne qui annonce la restauration de l'ordre ancien. Le 31 décembre, une proclamation d'indépendance est préparée et un gouvernement provisoire est constitué.

Avec la population

La première commémoration a eu lieu en 1814. Depuis 1914, c'est la Société d'artillerie de Genève qui gère les tirs. Comme à son habitude, la cérémonie de commémoration de la restauration a donc débuté avec les salves de 26 coups de canon, chaque détonation représentant un canton ou un demi-canton suisse.

Les tirs sont déclenchés de trois endroits de la ville, sur la promenade de la Treille, sur la promenade de l'Observatoire et sur la rotonde du Mont-Blanc.

La cérémonie officielle a aussi été agrémentée des discours des autorités, de musique et du chant de l'hymne genevois, le "Cè qu'è lainô". Thierry Apothéloz, président du Conseil d'Etat, et Anne Hiltpold, vice-présidente, étaient notamment présents.

La population a été conviée à participer à cette tradition sur la promenade de la Treille, avec aussi une collation offerte à son issue, sous l'ancien Arsenal. Un culte a ensuite suivi à la cathédrale Saint-Pierre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Record de fréquentation pour l'édition 2025 de Bô Noël Lausanne

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Cette 11e édition de Bô Noël était la dernière sous cette forme. La Ville de Lausanne cherche en effet un nouveau concept pour l'avenir (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'édition 2025 de Bô Noël Lausanne s'achève sur un record de fréquentation. La manifestation a attiré plus de 450'000 visiteurs, contre 420'000 l'an dernier. Cette 11e édition était la dernière sous cette forme. Un nouveau concept verra en effet le jour dès 2026.

"Ce succès remarquable montre que Bô Noël a réussi à devenir l'un des rendez-vous incontournables des fêtes de fin d'année en Suisse, se hissant parmi les marchés de Noël les plus fréquentés du pays", ont indiqué mardi les responsables dans un communiqué. Cette édition a aussi confirmé son "rayonnement international", attirant un nombre croissant de touristes et d'influenceurs étrangers, souligne-t-on.

Les "Samedis en fête" ont été l'un des temps forts, attirant une foule nombreuse notamment grâce à la gratuité des transports publics mise en place par la Municipalité de Lausanne. Toujours selon les organisateurs, les magasins du centre-ville ont également bénéficié d'une "affluence accrue" durant la période de l'événement qui avait débuté le 20 novembre dernier.

La manifestation des Fêtes de fin d'année a "parfaitement rempli son rôle de trait d'union entre les commerçants du centre-ville et les artisans répartis au sein des 60 chalets du marché de Noël. Ce succès collectif a permis à tous les acteurs de l'événement d'en ressortir gagnants", estiment ses responsables.

Polémique consignes/sans-abri

Porté notamment par une collaboration avec Lausanne Tourisme et différents partenaires, le compte Instagram de Bô Noël a, lui aussi, battu tous ses records cette année, dépassant les deux millions de vues. Bô Noël se termine mercredi avec une "Silent Disco", qui proposera pour la première fois une scène tournante au coeur de la rue Centrale, au niveau de la place des Pionnières.

Cette édition 2025 a été marquée par une polémique peu avant Noël. Le système de consigne des verres a vu des sans-abri aborder des clients pour récupérer leurs gobelets et, de fait, un peu d'argent. Après que certains responsables de la manifestation se sont montrés très fâchés contre cette mendicité détournée, parfois avec des mots peu reluisants, les organisateurs ont officiellement présenté leurs excuses aux mendiants.

Ils ont dans le même temps condamné les propos "inacceptables" tenus à leur encontre. Au final, les consignes ont été remboursées à toute personne, sans aucune exception.

Appel à projet lancé

Cette 11e édition était la dernière sous cette forme. La Ville de Lausanne cherche, en effet, un nouveau concept afin de parvenir se hisser parmi les destinations touristiques d'importance durant la période des fêtes de fin d'année. La Municipalité a lancé fin septembre un appel à projet.

La future manifestation aura trois missions principales, selon la Municipalité de lausanne, à savoir offrir à la population lausannoise un rendez-vous emblématique, renforcer la dynamique touristique et l'attractivité de la Ville, et mobiliser les acteurs locaux afin de générer des retombées économiques.

Le mandat portera sur une période de quatre ans (2026-2029) et sera renouvelable une fois. Le nouveau concept doit se déployer lors des fêtes de fin d'année 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Plus de 250 rats de l'EPFL sont partis à l'adoption depuis 2022

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Plus de 250 rats de l'EPFL sont partis à l'adoption depuis 2022 (photo d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'EPFL se montre satisfaite du programme d'adoption de rats de laboratoire par des particuliers qu'elle mène avec la Protection suisse des animaux (PSA). Pas moins de 254 rongeurs ont ainsi pu quitter ses murs pour trouver un foyer depuis le début du projet en avril 2022.

"Pour nous, le bilan est favorable. Les chercheurs sont contents de pouvoir donner ces animaux à l'adoption plutôt que de devoir les euthanasier", relève Alexandre Widmer, responsable du projet "rehoming" (ou réinsertion) de l'EPFL à Keystone-ATS. "On arrive à donner tous les rats éligibles. Bien que cela reste un petit nombre, c'est positif", a-t-il ajouté.

En 2024, 644 rats de laboratoire ont été utilisés par l'EPFL. Parmi ceux-ci, 45 ont pu être adoptés, tandis que 599 ont pris part à des expériences. Ces derniers seront tous euthanasiés à terme. "Il faut comprendre que l'euthanasie de l'animal pour prélever des tissus fait partie intégrante de l'expérience", explique Alexandre Widmer.

Limitations

Même sans ce paramètre, les rats ayant pris part à des expériences scientifiques ne pourraient pas être donnés à l'adoption. Les autorités cantonales imposent en effet que seuls les rats non génétiquement modifiés et n'ayant pas subi d'expérimentation puissent être placés dans un foyer.

Les rats concernés par l'adoption sont donc pour la majorité des femelles qui ont donné naissance à des petits, destinés à l'expérimentation. En effet, les rats auxquels l'EPFL a recours proviennent soit de ses propres élevages, soit d'élevages professionnels à l'étranger, pour la plupart en France, en Allemagne et en Italie.

Dans le cas de commande à l'étranger, l'institution reçoit généralement des femelles portantes, âgées de 5 à 10 mois. Quelque temps après avoir mis bas, elles pourront partir à l'adoption, pour autant que l'élevage d'où elles proviennent ait donné son accord.

"Avant, on n'aurait pas eu d'autre choix pour elles que l'euthanasie. Mais maintenant, on les garde quelque temps chez nous, jusqu'à ce qu'on en ait assez pour faire un don à la PSA", poursuit Alexandre Widmer. Lors du dernier don du 18 décembre, 12 rats ont été remis à la PSA.

Phase de réadaptation

Après avoir réceptionné les rongeurs dans des caisses de transport à l'EPFL, la PSA les transfère directement à l'une de ses sections. "Il s'agit généralement du club des amis des rats", précise la PSA à Keystone-ATS. "C'est ensuite à cette section qu'il revient d'habituer l'animal à la vie en dehors du laboratoire et de le placer chez des particuliers", ajoute-t-elle.

Les rats restent une trentaine de jours au refuge avant de pouvoir être adoptés. "Ils doivent s'adapter à vivre dans des cages plus grandes et à une nourriture moins standardisée, comportant notamment des légumes et des graines", relève Alexandre Widmer. L'EPFL prend en charge la moitié des coûts de réadaptation et la PSA l'autre moitié.

"En général nous avons des retours positifs des refuges, car ces rats sont souvent plus dociles et plus habitués à être manipulés que d'autres", se réjouit Alexandre Widmer. Ni l'EPFL, ni la PSA ne disposent de chiffres précis ou de données sur les profils des adoptants.

Rats, lapins et même cheval

Le projet de rehoming a démarré à la fin 2018, grâce au dialogue entre la PSA et l'Université de Zurich. A l'origine, il concernait exclusivement les rats, indique la PSA sur son site internet. L'EPFL a suivi en 2022, puis les universités de Bâle et Berne en 2023. Jusqu'en août 2025, "plus de 1000 animaux ont été accueillis et placés avec succès, dont plus de 750 rats, 260 souris, 22 lapins, 26 chiens et un cheval", peut-on y lire.

"Si tout se passe bien, l'Université de Genève devrait également participer au projet de rehoming en 2026", a encore précisé la PSA.

A noter que si un nombre croissant d'universités participent au projet, le nombre de rats utilisés dans des expériences a tendance à diminuer. A l'EPFL en tout cas, leur nombre est passé de 1306 en 2022, à 734 en 2023 et à 644 en 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Un nouveau procureur général à Fribourg dès le 1er janvier

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Le nouveau procureur général Raphaël Bourquin prendra ses fonctions à compter du 1er janvier (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'année 2026 marquera dans le canton de Fribourg l'entrée en fonction d'un nouveau procureur général du Ministère public. Elu en mai, Raphaël Bourquin, 54 ans, succédera dès ce jeudi à Fabien Gasser, 51 ans, titulaire du poste depuis quinze ans, la durée maximale.

Les députés avaient dû trancher à l'époque entre deux candidats internes au Ministère public fribourgeois affiliés au Centre. Raphaël Bourquin, procureur général-adjoint depuis 2016, l'avait emporté avec 65 voix, contre 42 voix à son concurrent Marc Bugnon, procureur, âgé pour sa part de 60 ans.

Arrivant au terme de trois mandats de cinq ans, Fabien Gasser ne pouvait plus se représenter. En quittant son poste, il a déploré dans une interview parue dans La Liberté le problème posé par la sous-dotation des effectifs du pouvoir judiciaire à Fribourg.

Fabien Gasser prendra sa nouvelle fonction de procureur général suppléant de la Confédération le 1er février. Le futur ancien procureur général "espère sincèrement" pouvoir y apporter quelque chose au niveau de la poursuite pénale en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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