Suisse
Pas de réduction de l'indemnité des élus absents plus de 14 jours

Les parlementaires suisses ne verront pas leur indemnité annuelle ou la contribution annuelle à leurs dépenses être réduites s'ils s'absentent volontairement pendant 14 jours ou plus. Le National a rejeté mercredi une motion d'Andreas Glarner (UDC/AG).
Le motionnaire pensait aux congés sabbatiques ou aux vacances. Il a fait référence à "un certain parlementaire" qui a pris un congé sabbatique de deux mois après les élections fédérales 2023. Il s'agit de Cédric Wermuth (PS/AG), co-président du parti, qui avait pris du temps pour se consacrer à sa famille.
Tout parlementaire a le droit d'en prendre, "mais pas aux frais du contribuable", selon M. Glarner. Citant une caissière de supermarché, une coiffeuse, un ouvrier dans la construction ou un chauffeur de camion, il a rappelé qu'il est "impensable" pour ces travailleurs de prendre un congé sabbatique sans risquer leur salaire ou même leur emploi. Il n'est "pas honnête d'accepter une rémunération quand on ne fournit pas de prestation", a renchéri Roland Büchel (UDC/SG).
Spécificités du Parlement de milice
Etre parlementaire n'est pas une profession ordinaire, a contré Benjamin Roduit (Centre/VS) au nom du bureau du Conseil national. Il a rappelé les spécificités d'un Parlement de milice. Chacune et chacun est responsable de son organisation personnelle, tant professionnelle que familiale. Il arrive qu'on travaille beaucoup à certaines périodes et moins à d'autres, a-t-il souligné.
Dans ce contexte, la mise en oeuvre serait difficile, et ce serait une charge administrative supplémentaire de contrôler les absences, a continué M. Roduit. Il a souligné que les commissions ne siègent pas en été pendant plusieurs semaines. Les absences devraient systématiquement être annoncées et justifiées pendant cette période.
Le Valaisan a encore rappelé que le revenu annuel et la contribution annuelle sont versés aux parlementaires sous forme de forfaits. Ils ne sont pas destinés à indemniser les parlementaires pour leur participation aux séances. Ce sont les indemnités journalières qui ont cet objectif.
Benjamin Roduit a conclu que les dispositions actuelles sont raisonnables et ont fait leurs preuves. "L'indemnité annuelle et la contribution annuelle aux dépenses sont réduites de façon équitable lorsque le député, pour un motif autre que la maladie ou l'accident, n'a pas participé aux travaux du conseil ou des commissions durant un trimestre au moins", a-t-il dit, ajoutant que ce cas n'était jamais arrivé.
Avec succès. La motion a été refusée par 115 voix contre 68. Seuls quelques PLR ont soutenu l'UDC.
Pas de division par deux des indemnités
Dans la foulée, le National a rejeté, par 127 voix contre 66, une autre intervention de M. Glarner. Avec son initiative parlementaire, il demandait de diviser par deux les indemnités allouées aux parlementaires. Ceux-ci sont tellement bien indemnisés qu'ils peuvent en vivre, a-t-il fustigé, citant l'équivalent d'un salaire à plein temps de 250'000 francs par an.
"C'est exorbitant", a lancé Andreas Glarner. Et d'estimer que ce salaire n'incite pas les élus à conserver une activité professionnelle en parallèle. En gardant un lien avec la vie active, les politiciens prendraient mieux en compte les préoccupations de la population, a renchéri Thomas Knutti (UDC/BE). "Il faut sauver l'avenir de notre Parlement de milice", a-t-il déclaré.
Opposé au texte, le rapporteur de commission Jean Tschopp (PS/VD) s'est aussi dit attaché au système milice. Mais il a refusé un "Parlement réservé à une élite". En divisant par deux les indemnités, moins de personnes pourraient siéger en raison d'un manque à gagner trop important.
Il ne faut "pas punir les personnes issues de couches sociales moins privilégiées", a abondé Gerhard Pfister (Centre/ZG) pour la commission. Le peuple peut élire autant un étudiant qu'un milliardaire. Les deux rapporteurs ont encore rappelé que les rémunérations des élus suisses sont parmi les moins coûteuses en comparaison internationale.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
La 39e édition du FIFF veut ouvrir une parenthèse "bienveillante"
Le Festival international du film de Fribourg (FIFF) a ouvert sa 39e édition jeudi soir. Avancée d'un jour, la cérémonie d'ouverture a emprunté les codes du film d’enquête, mis à l’honneur cette année par la section Cinéma de genre: meurtres et mystères.
Les organisateurs, le directeur artistique Thierry Jobin en tête, ont planté le décor. Sur scène, un décor de film noir. La maîtresse de cérémonie Julia Roos a pris place et, avec l’appui d’une vidéo dévoilant le tableau d’enquête de l’édition 2025, a transmis les salutations officielles à la manière d’une inspectrice de police.
Le clin d’½il est apparu en "contraste parfait" avec une cérémonie résolument souriante. "Au moment où l’égoïsme, l’ignorance et le rejet ferment les portes, le FIFF ouvre grand ses écrans de cinéma sur la communauté humaine, la diversité des regards et la pure beauté", a dit le président de l’Association FIFF Mathieu Fleury.
Soutien public
Cela pour affirmer la capacité du festival, qui promet générosité et bienveillance jusqu'au 30 mars, à ouvrir et aiguiser les regards. Thierry Steiert, syndic de la Ville de Fribourg, a ensuite pris la parole pour rappeler l’impact positif du FIFF, au-delà des salles de cinéma, citant engouement du public et impact positif pour la région.
Un enthousiasme confirmé par Carine Bachmann, la directrice de l’Office fédéral de la culture (OFC). Cette dernière a salué "un festival généreux, qui s’ouvre à toutes les cinématographies, à tous les propos, et qui s’adresse à toutes et tous, dans une vraie culture du dialogue et de la démocratie".
Carine Bachmann a conclu sur l’importance de soutenir publiquement le FIFF. L'occasion de répéter que l'OFC "est heureux d’être son fidèle soutien depuis des années. Enfin, selon le communiqué, Thierry Jobin a hésité à compléter ces "fervents" discours en adoptant la posture classique du "bad cop" face au "good cop".
Parenthèse FIFF
"Comme ça semble être la mode un peu partout de nos jours, j’ai d’abord pensé être brutal ce soir. Ce ne sont pas les sujets qui manquent pour s’énerver un bon coup", a ajouté le Jurassien, Fribourgeois d'adoption, à l'instar de Mathieu Fleury. L’assistance a frissonné avant qu’il poursuive: "Mais je ne vais pas y arriver".
"Même si beaucoup de films, cette année, décrivent une humanité qui vire à la bestialité, ce n’est justement pas cette attitude qu’on trouve au FIFF", a insisté Thierry Jobin. "La parenthèse FIFF, c’est une plateforme de rencontres qui changent la vie dans le bon sens, de souvenirs inoubliables et de réseautage unique dans l’année."
C'est aussi "de la nuance dans le torrent des fake news, de sourires et d’humour, et de découvertes impossibles à voir ailleurs", a constaté encore l'ancien critique cinéma. Et cette année, à toutes ces promesses, j’aimerais en ajouter une, peut-être encore plus forte que la bienveillance: une promesse de gentillesse".
Riche programme
Le FIFF propose dès vendredi une programmation "engagée" et en quête de liberté, avec 108 films de 52 pays, avec 17 premières mondiales, 3 internationales, 5 européennes et 42 suisses. Le film d'ouverture était le documentaire "Champions of the Golden Valley", en présence de Ben Sturgulewski et Katie Stjernholm, réalisateur et productrice.
Le protagoniste principal du film, Alishah Farhang, avait aussi fait le déplacement de Fribourg. Ce dernier, coach de ski formé sur les pistes suisses, y apparaît comme un personnage rassembleur et optimiste, organisateur de la première course de ski des montagnes afghanes. Un projet interrompu par l’arrivée des talibans...
La cérémonie d'ouverture du FIFF a été avancée d’un jour cette année pour éviter une concurrence avec la remise des Prix du cinéma suisse à Genève.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
GE: Les enseignants manifestent pour leurs conditions de travail
Plus d'un millier de personnes ont répondu jeudi en fin de journée à l'appel de la Fédération des enseignants genevois (FEG) pour dénoncer dans la rue une détérioration des conditions d'enseignement. Les manifestants craignent notamment une "hausse insidieuse" des charges du personnel enseignant.
Ils ont crié leur colère devant les fenêtres du Grand Conseil. "Le mépris, ça suffit", pouvait-on lire sur plusieurs banderoles. La modification d'un règlement par le département de l'instruction publique (DIP) a mis le feu aux poudres. Selon les syndicats, ce règlement donne un levier au DIP pour alourdir la charge de travail du personnel enseignant.
La FEG dénonce une politique des ressources humaines agressive du DIP et du Conseil d'Etat. Elle met en garde contre une atteinte aux conditions de travail qui pourrait se répercuter à la fin sur la qualité de l'école publique.
La refonte du cahier des charges des maîtres adjoints est aussi dans le viseur des syndicats. La FEG demande l'abandon de la directive et une véritable reconnaissance du temps et de la charge de travail des enseignants.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Aide financière pour les étudiants en soins infirmiers
Les étudiants en soins infirmiers peuvent désormais solliciter une aide supplémentaire de 800 francs par mois auprès du Canton de Vaud. Complémentaire au système des bourses, ce soutien pourrait potentiellement concerner un tiers des étudiants, soit un peu plus de 300 personnes.
Cette mesure correspond à "la mise en oeuvre au niveau cantonal de la loi fédérale relative à l'encouragement de la formation dans le domaine des soins infirmiers", indique jeudi l'Etat de Vaud dans un communiqué. Ce nouveau dispositif vise aussi à "augmenter le nombre de personnes diplômées en soins infirmiers pour lutter contre la pénurie de personnel de santé". Le Canton a pour mission d’encourager les jeunes à se diriger vers ces professions.
Alors qu'environ 300 diplômes sont décernés chaque année dans le canton, il en faudrait 450 d'ici 2030. Ces 800 francs par mois doivent ainsi inciter les personnes qui hésitent, pour des raisons économiques, à se lancer dans une formation supérieure en soins infirmiers (niveau Bachelor HES). Cette aide doit aussi permettre aux étudiants de "se recentrer sur la réussite de leurs études", sachant qu'ils sont nombreux à travailler en parallèle, par exemple en assurant des gardes de nuit au sein d'institutions de santé.
Concrètement, les étudiantes et étudiants pourront s'adresser à leur haute école (Haute école de Santé Vaud, Haute école de la Santé La Source) pour solliciter cette aide. Leur revenu net ou, cas échéant, celui de leur famille sera confronté à un barème de référence construit sur la base de celui des prestations complémentaires.
En cas de revenus inférieurs, l'aide de 800 francs sera accordée, explique le Canton. Il précise que ce montant de 800 francs "ne sera pas comptabilisé comme un revenu supplémentaire dans le calcul des bourses, de manière à ne pas annuler l'effet de la mesure".
Trois millions par an
Ce nouveau dispositif va coûter environ trois millions de francs par année, avec une participation attendue de la Confédération de 50%. Le Canton relève que ce montant a été inscrit au budget d'InvestPro. Un plan de 90 millions sur quatre ans, présenté l'an dernier, et qui comprend diverses mesures relatives à la formation, aux conditions de travail et à la promotion des métiers de la santé.
A noter que ce soutien financier sera aussi déployé à travers un projet-pilote de deux ans au sein de l'année propédeutique santé. Cette année constitue un passage obligé pour les personnes désireuses de rejoindre une haute école si elles ne disposent pas d'une expérience préalable du monde du travail. Cela concerne par exemple les personnes diplômées d'une école de maturité.
Avec Keystone ats
Suisse
Nestlé ferme une usine et veut céder une autre en Allemagne
Nestlé prévoit de fermer d'ici la mi-2026 l'usine allemande de Neuss, près de Düsseldorf, qui emploie 145 personnes. Le géant veveysan compte aussi céder en début d'année prochaine son site de Conow, près de la frontière polonaise, où travaillent 80 personnes.
Les employés du site de Neuss, qui produit de l'huile Thomy, mais aussi de la mayonnaise et de la moutarde en pot en verre ou en tube, ont été informés ce midi, selon un communiqué de la filiale allemande du géant agroalimentaire romand paru jeudi.
Nestlé justifie sa décision par "la sensibilité accrue des consommateurs aux prix et à l'augmentation des coûts, qui ont entraîné ces dernières années une baisse des volumes et des surcapacités" sur le site de Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
Une partie de la production, notamment les tubes de moutarde et de mayonnaise, sera transférée sur le site de Lüdinghausen, au sud de Münster et à plus d'une centaine de kilomètres de Neuss. Nestlé compte y investir 13 millions d'euros pour moderniser l'endroit et créer notamment une nouvelle ligne de production. Trente postes supplémentaires seront proposés aux travailleurs de Neuss.
Le groupe a pour objectif "d'accroître la compétitivité des usines alimentaires en Allemagne et de tirer parti des synergies au niveau européen". Une autre partie de la production, notamment les produits commercialisés dans du verre, sera relocalisée ailleurs en Europe.
Le syndicat des travailleurs de l'alimentaire et de la restauration (Nahrung-Genuss-Gaststätten, NGG) a critiqué sur son site les annonces de Nestlé, "alors que ses ventes ont augmenté en Allemagne". "La fermeture a pour but d'accroître encore la rentabilité, donc de faire des bénéfices au détriment des employés", selon son patron Guido Zeitler, cité dans le document. Il demande à la direction de "s'abstenir" de mettre en oeuvre "cette mesure radicale".
Dans un document distinct, la multinationale précise vouloir vendre l'usine de Conow, en Mecklembourg-Poméranie, début 2026. Une entreprise allemande serait intéressée par le site. La production de l'alternative au thon Garden Gourmet Vuna, des bouillons liquides Maggi ou encore de la sauce Maggi Texicana Salsa doit être transférée sur d'autres sites européens.
Nestlé compte actuellement 17 sites en Allemagne, qui emploient plus de 6000 personnes.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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