Suisse
La nouvelle loi sur le CO2 est bouclée

La Suisse pourra tenir ses engagements climatiques. Les Chambres fédérales ont finalisé mercredi la nouvelle loi sur le CO2 qui introduit plusieurs taxes et mesures pour réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre. Le peuple devrait avoir le dernier mot.
La réforme doit permettre à la Suisse de réduire d'ici 2030 ses émissions de CO2 de 50% par rapport à 1990 et de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré.
D'autres pas seront nécessaires, mais ce projet est favorable tant à la protection du climat qu'à la création de nouveaux emplois, a déclaré la ministre de l'environnement Simonetta Sommaruga. Le PLR, le PVL et le groupe du centre ont salué un bon compromis. Le PS et les Verts auraient voulu davantage. L'UDC soutient le référendum.
Un long feuilleton
La nouvelle loi revient de loin. En décembre 2018, le Conseil national - grâce à l'alliance inédite de la gauche et de l'UDC - rejetait un texte vidé de sa substance pour les uns et trop radical pour les autres.
L'automne suivant, à la faveur des grèves du climat, le Conseil des Etats sauvait le projet en se montrant encore plus strict que le Conseil fédéral sur certains points. Le Conseil national suivait le pas en juin, investi par la vague écologiste des élections fédérales.
Mercredi, les Chambres fédérales ont donné leur aval aux propositions de la conférence de conciliation quelques heures après l'évacuation des grévistes du climat occupant la Place fédérale. Il restait trois points à régler. La taxe pour les vols en jet privés sera fixée entre 500 et 3000 francs.
Ceux qui se soustraient à la taxe sur le CO2 par négligence seront sanctionnés comme ceux qui le font intentionnellement. Dans le cadre de la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les bâtiments, la Confédération pourra soutenir le financement d'installations servant à produire des gaz renouvelables.
La conférence de conciliation a été suivie par 133 voix contre 55 au National et 30 voix contre 4 et 8 abstentions aux Etats.
Accord de Paris
La nouvelle loi introduit de nombreuses incitations pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, conformément à l'Accord de Paris signé en 2015. Trois quarts des réductions de CO2 devront être réalisées en Suisse, le reste à l'étranger.
Outre la taxe sur les vols en jet privés, la réforme introduit une taxe sur les billets d'avion de ligne d'un montant variant entre 30 et 120 francs, selon la distance et la classe de transport.
Le mazout coûtera aussi plus cher. Le plafond de la taxe sur les combustibles fossiles passera de 120 francs par tonne de CO2 à 210 francs. Une part importante de la taxe CO2 reviendra à la population, grâce à des ristournes sur les factures d'assurance maladie de base, et aux entreprises, à travers les caisses de compensation AVS.
Essence plus chère
Les voitures individuelles sont la première source d'émissions de CO2 en Suisse. Les importateurs de carburant devront faire des efforts. Les coûts de leurs compensations seront répercutés sur l'essence. Le prix à la pompe sera ainsi majoré jusqu'à 10 centimes par litre dans un premier temps, puis jusqu'à 12 centimes dès 2025. Des mesures ont aussi été prévues pour favoriser la conversion écologique des transports publics.
Dans le domaine des bâtiments, les émissions de CO2 des nouvelles installations de chauffage devront être drastiquement réduites. Il faudra avoir une maison bien isolée pour pouvoir installer un chauffage à mazout à l'avenir.
Les émissions des bâtiments ne devront plus dépasser 20 kilogrammes par mètre carré dès 2023, puis 15 kg dès 2028. Les cantons qui ont déjà pris des dispositions bénéficieront d'une période de transition.
Fonds à créer
La loi prévoit encore la création du Fonds pour le climat dont le but sera d'encourager les mesures en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. Il sera financé par un tiers des recettes de la taxe sur le CO2, mais au maximum 450 millions de francs par an. Moins de la moitié du produit de la taxe sur les billets d'avion et du produit de la taxe sur l'aviation y seront aussi affectés.
Le Fonds pour le climat permettra aussi de financer la recherche sur de nouvelles technologies. Le pôle d'innovation suisse devrait bénéficiera avec à la clé la création de nouveaux emplois.
La FINMA et la Banque nationale suisse devront mesurer périodiquement les risques financiers résultant du changement climatique.
Vaud
Vaud: le Festival d'Impro Riviera Events revient ce week-end
Le festival d'improvisation d'Impro Riviera Events est de retour au RKC pour sa 13e édition, les 5 et 6 avril 2025 à Vevey. Cette année, le public pourra assister à cinq spectacles. Parmi les catégories à l'honneur: une téléréalité locale, du steampunk et des baffes.
Un thème et ils brodent une histoire. C’est le concept du théâtre d’improvisation. Un art qui a donné naissance à une manifestation sur la Riviera en 2012 : le Festival Impro Riviera Event ou FIRE. Sa 13ème édition se tiendra à Vevey les 5 et 6 avril. En tout, le public pourra assister à cinq représentations autour de plusieurs univers : une nuit d’orage, une téléréalité, du « steampunk », un genre issu de la science-fiction et aussi quelques baffes lors du « stagefight », une pratique qui permet d’intégrer des combats chorégraphiés. Si les comédiens sont libres d’inventer l’histoire et les personnages sur scène, ces catégories nécessitent plusieurs semaines de préparation.
Depuis quelques années, les spectacles d’improvisation ont su s’imposer dans le paysage culturel romand tout en bousculant les codes du théâtre traditionnel. Mais alors quels sont les ingrédients de cette formule magique ? Éléments de réponses avec Nicolas Rohrer, co-organisateur du FIRE festival.
Pour sa 13ème édition, le FIRE festival s’offre aussi un plongeon dans l’univers de la téléréalité. Un concept proposé par Pauline Burnier, qui est aussi responsable communication d’Impro Riviera Events.
A noter aussi qu’une nouvelle équipe a rejoint l’association cette année : il s’agit de « Improcétout ! ». Une équipe intergénérationnelle sur les planches depuis deux ans.
Le FIRE festival, c’est ce vendredi et samedi, les 5 et 6 avril 2025 au RKC, à Vevey. Toute la programmation du festival est à retrouver sur improriviera.ch
Suisse Romande
Helvetia Nostra fait recours contre le projet "Gondosolar"
La Fondation Franz Weber (FFW) et Helvetia Nostra (HN) font recours contre le projet d'installation photovoltaïque alpine à Gondo (VS). "Gondosolar" entraînerait la destruction d'un précieux écosystème alpin", estiment les opposants dans un communiqué.
"Les impacts du projet sur le paysage, et surtout sur la nature, seraient extrêmement graves", soulignent jeudi les recourants. "Ils sont d'ailleurs mal ou peu documentés, rendant très difficile l'évaluation, par les autorités et la société civile, de leur étendue exacte." Une expertise juridique est d'ailleurs exigée par HN dans le cadre de son recours.
Pour la FFW et HN, le projet "présente de graves lacunes techniques et procédurales. "Aucune étude de variantes n'a été réalisée, alors que d'autres secteurs dans la région ou dans le canton auraient été plus favorables, en raison du raccordement aux infrastructures existantes, de la présence d'un territoire déjà bâti ou d'impacts moindres sur la faune et la flore."
Une procédure auprès de l'OFEN
Les opposants pointent également du doigt la Commission cantonale des constructions (CCC), qui a pris le parti de valider un projet "sans que des mesures de compensation n'aient été imposées."
Pour toutes ces raisons, un recours a donc été déposé mercredi auprès du Conseil d'Etat valaisan. Une procédure parallèle est en cours auprès de l'Office fédéral de l'énergie (OFEN) pour l'approbation des infrastructures électriques nécessaires au projet.
Le projet "Gondosolar" prévoit l'installation de 2200 modules solaires bifaciaux, disposés verticalement sur des structures en forme de croix, sur une surface d'environ 17'000 m2, à plus de 2000m d'altitude. La zone est actuellement entièrement vierge d'infrastructures.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Près de 25 millions de francs pour rénover le Casino Théâtre
Le Conseil administratif de la Ville de Genève va solliciter des crédits de près de 25 millions de francs afin de rénover complètement le Casino Théâtre. Les installations de cette salle emblématique, qui accueille la Revue Genevoise depuis 1892, ne sont plus aux normes.
Les derniers travaux importants datent de près de quarante ans, indique le Conseil administratif jeudi dans un communiqué. Les installations sont obsolètes, la configuration des espaces inadaptée et l'ensemble du bâti est en mauvais état. La proposition de crédits sera soumise au Conseil municipal.
Cette rénovation permettra d'améliorer la visibilité du public grâce à l'implantation d'une pente pour les fauteuils. La jauge passera de 485 à 400 places. La machinerie scénique sera plus performante. Les travaux permettront de regrouper les bureaux administratifs sur un seul étage et d'aménager une salle polyvalente pour les répétitions.
Le Conseil administratif estime que la production de la Revue Genevoise doit pouvoir se poursuivre malgré la fermeture du Casino Théâtre pendant les travaux, soit de 2026 à 2028. Il est ainsi prévu de soutenir financièrement la Revue Genevoise dans le cadre de l'installation d'une structure temporaire sur la Plaine de Plainpalais entre mi-août et mi-janvier.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
Valais: le Ministère public a traité un nombre record d'affaires
Le Ministère public valaisan (MP) a traité 13’072 dossiers en 2024 (+8% par rapport à 2023). Pour la première fois de l’histoire, le nombre de nouvelles affaires gérées par le parquet a, lui, dépassé la barre des 13'000 (13'118).
"Le taux de liquidation est toujours légèrement inférieur à 100% et malgré (son) augmentation, les stocks continuent d’augmenter ce qui ne manque pas d’inquiéter pour l’avenir", précise le MP dans un communiqué diffusé jeudi.
Depuis le 1er janvier 2019, date à laquelle de nouveaux magistrats ont été attribués au ministère public, les nouveaux dossiers ont augmenté de 38% (9534 à fin 2018 à 13’118 à fin 2024). "Les greffiers nouvellement octroyés ont apporté une aide substantielle mais insuffisante pour résorber cette hausse sans précédent", précise la procureure générale, Beatrice Pilloud.
En marge de cette analyse chiffrée, le ministère public demande aux autorités du canton de lui allouer "six postes de secrétaires de direction, les deux postes de greffiers manquants ainsi qu’un poste de magistrat, ou, à tout le moins, une substantielle augmentation du budget extraordinaire, pour poursuivre la réorganisation du ministère public, de maintenir une politique criminelle répressive de qualité et de baisser les stocks de dossiers."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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