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Trump : sécurité de l'Otan pas garantie et expulsion de migrants

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Le candidat républicain à la présidence, l'ancien président Donald Trump, a pris la parole lors d'un rassemblement Get Out The Vote à l'Université Coastal Carolina à Conway samedi. (© KEYSTONE/AP/Manuel Balce Ceneta)

Donald Trump a menacé, en cas de réélection, de ne plus garantir la protection de l'Otan face à la Russie. Il a également promis une vague massive d'expulsions à la frontière, lors d'un meeting samedi en Caroline du Sud.

L'ancien président américain reproche régulièrement à ses alliés de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord de ne pas financer suffisamment l'institution. Lors du meeting, M. Trump a rapporté une conversation avec un des chefs d'Etat de l'Otan, sans le nommer.

"Un des présidents d'un gros pays s'est levé et a dit: et bien, monsieur, si on ne paie pas et qu'on est attaqué par la Russie, est-ce que vous nous protégerez ?", raconte le milliardaire avant de révéler sa réponse: "Non, je ne vous protègerais pas. En fait je les encouragerais à vous faire ce qu'ils veulent. Vous devez payer vos dettes".

Cette déclaration intervient après que M. Trump, probable candidat face au président démocrate Joe Biden lors de la présidentielle de novembre, a fait pression sur les élus républicains au Congrès pour enterrer un projet de loi prévoyant le versement d'une nouvelle aide à l'Ukraine ainsi qu'une réforme de la politique migratoire.

La Maison Blanche a répliqué aux déclarations de M. Trump en vantant les efforts déployés par M. Biden pour renforcer les alliances dans le monde entier.

"Consternant et insensé"

"Encourager l'invasion de nos alliés les plus proches par des régimes meurtriers est consternant et insensé", a réagi Andrew Bates, porte-parole de la Maison Blanche, dans un communiqué publié samedi soir.

"Plutôt que d'appeler à la guerre et de promouvoir le chaos, le président Biden continuera à soutenir le leadership américain", a ajouté M. Bates.

L'accord bloqué au Congrès prévoyait une enveloppe supplémentaire d'aide à l'Ukraine et à Israël.

D'un montant de 95 milliards de dollars, elle sera débattue la semaine prochaine et comprend des fonds pour la lutte d'Israël contre le Hamas et pour un allié stratégique clé, Taïwan.

La part du lion, cependant, aiderait l'Ukraine à reconstituer ses stocks de munitions, d'armes et d'autres besoins essentiels, alors que le pays entre dans une troisième année de guerre.

Donald Trump s'est souvent montré dubitatif, parfois hostile, sur la poursuite de l'aide américaine à l'Ukraine et a même menacé de sortir de l'Otan s'il retournait à la Maison Blanche.

"La plus grande opération d'expulsion de l'histoire"

M. Trump s'est aussi à nouveau emparé du dossier brûlant de l'immigration, autre grand sujet de controverse dans la campagne électorale. Sous sa pression, les élus républicains semblent avoir décidé de bloquer toute réforme de la politique migratoire avant l'élection présidentielle.

"N'oublions pas que cette semaine, nous avons aussi remporté une grande victoire que tous les conservateurs devraient célébrer. Nous avons écrasé le projet désastreux de cet escroc de Joe Biden sur les frontières ouvertes", a lancé le milliardaire. "Tout le groupe a fait un excellent travail au Congrès. Nous l'avons écrasé."

L'ancien président, qui avait bâti sa popularité en promettant la construction d'un mur entre les Etats-Unis et le Mexique, a assuré que l'expulsion de migrants constituerait l'une de ses priorités en cas de retour à la Maison Blanche.

"Dès le premier jour, je mettrai fin à toutes les politiques d'ouverture des frontières de l'administration Biden et nous lancerons la plus grande opération d'expulsion nationale de l'histoire des Etats-Unis. Nous n'avons pas le choix", a-t-il affirmé.

Le mari de Nikki Haley

Lors de son meeting, M. Trump a aussi lancé une pique à Nikky Haley, ex-gouverneure de l'Etat de Caroline du Sud et sa rivale pour l'investiture républicaine, en ironisant sur l'absence de son mari à ses côtés durant la campagne.

"Où est son mari ? Oh, il est parti, il est parti. Qu'est-il arrivé à son mari ? ", a-t-il lancé avec des effets de voix.

Largement distancée dans la course à l'investiture, l'ancienne ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU a répondu sèchement sur X à propos de son mari, Michael Haley, engagé pour un an dans un déploiement militaire à Djibouti.

"Il est en déploiement au service de notre pays, quelque chose dont vous ne connaissez rien. Quelqu'un qui manque continuellement de respect aux sacrifices des familles de militaires n'a rien à faire comme commandeur en chef", a-t-elle taclé.

Ledit mari a aussi envoyé sur X un message au milliardaire, accompagné d'une photo de loup, avec un petit commentaire cinglant: "La différence entre les humains et les animaux ? Des animaux ne laisseraient pas le plus stupide d'entre eux diriger la meute".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Marine Le Pen condamnée: Trump et Vance apportent leur soutien

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Le président Trump a plaidé pour "libérer" Marine Le Pen après la condamnation de cette dernière lundi pour détournement de fonds publics (archives). (© KEYSTONE/EPA/Teresa Suarez)

Le président américain Donald Trump a appelé jeudi soir à la "libération" de Marine Le Pen en jugeant que sa condamnation à une peine d'inéligibilité constituait une "chasse aux sorcières" pour l'empêcher de remporter la présidentielle française de 2027.

Peu avant, jeudi, son vice-président JD Vance, avait également fustigé la condamnation par la justice de la dirigeante d'extrême droite en estimant que "ce n'est pas ça la démocratie".

"Je ne connais pas Marine Le Pen mais je suis sensible au fait qu'elle travaille dur depuis tant d'années", a écrit dans la nuit de jeudi à vendredi le président des Etats-Unis sur son réseau Truth Social.

"Elle a essuyé des échecs mais elle a continué et, maintenant, juste avant ce qui serait une Grande Victoire, ils s'en prennent à elle sur une accusation mineure dont elle ne savait probablement rien - Cela ressemble pour moi à une erreur comptable", a poursuivi le locataire de la Maison Blanche en allusion à la condamnation lundi de Mme Le Pen, qui pourrait l'empêcher de concourir à la prochaine présidentielle.

Celle-ci est programmée en principe au printemps 2027 à la fin du second mandat du président Emmanuel Macron.

"C'est tellement mauvais pour la France et pour le Grand Peuple de France (...) LIBEREZ MARINE LE PEN!", a exhorté Donald Trump en lettres majuscules.

"En tête dans les sondages"

Sans jamais citer la justice et l'exécutif en France, le président américain, dont les proches JD Vance et Elon Musk soutiennent ouvertement des partis d'extrême droite en Europe, a jugé que Mme Le Pen était victime d'une "chasse aux sorcières" par des "gauchistes européens qui se servent de l'arme judiciaire pour faire taire la liberté d'expression".

Son vice-président JD Vance a aussi apporté son soutien à la dirigeante du Rassemblement national (RN).

"Elle est en tête dans certains sondages. Et pour une accusation particulièrement mineure (...) ils essaient de la mettre en prison et de l'écarter du scrutin", a-t-il déclaré sur la télévision Newsmax, une des chaînes préférées de la droite ultraconservatrice américaine.

Il a aussi laissé entendre, à tort, que Marine Le Pen n'était pas personnellement "impliquée" dans les faits reprochés par la justice française.

"Ce n'est pas ça la démocratie", a-t-il martelé.

Détournement de fonds

Jugée coupable lundi à Paris de détournement de fonds publics dans l'affaire des assistants parlementaires européens, Marine Le Pen s'est vu infliger quatre ans de prison (dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique), une amende de 100.000 euros et surtout cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.

Après cette condamnation, la triple candidate à la présidentielle a reçu le soutien de nombreux dirigeants étrangers de la droite radicale.

Donald Trump l'avait même comparée à ses propres affaires judiciaires aux Etats-Unis, estimant que le sort de Marine Le Pen était "une affaire très importante".

En février, JD Vance avait sidéré les Européens lors de son discours à la conférence sur la sécurité de Munich. Il les avait accusés d'étouffer la liberté d'expression et la liberté religieuse, les appelant à rompre le "cordon sanitaire" contre l'extrême droite.

Simultanément, Marine Le Pen a appelé jeudi soir à l'instauration d'un "protectionnisme intelligent" en Europe, après l'annonce de 20% de droits de douane américains supplémentaires sur tous les produits importés de l'Union européenne.

La présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale a dénoncé sur X des annonces "brutales et au bénéfice des seuls Etats-Unis alors que nous aurions pu construire de nouvelles règles pour le commerce international sans le déni des mondialistes forcenés".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Plus de 70% des terres accessibles en Ukraine libérées des mines

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Les ONG ou l'armée ukrainienne retirent chaque jour des engins explosifs du territoire (archives). (© KEYSTONE/EPA/SERGEY KOZLOV)

Plus de 70% des terres accessibles en Ukraine sont désormais libérées de mines antipersonnel et engins explosifs, selon la Fondation suisse de déminage (FSD). Elle a annoncé vendredi à Genève qu'elle allait tester un nouveau drone dans les prochaines semaines.

Malgré l'étendue du défi, "on peut être optimiste", affirme son directeur Hansjörg Eberle à Genève. Depuis le début du conflit, la FSD a examiné près de 120 km2, dit l'organisation à l'occasion de la Journée internationale de la lutte contre les mines. Avec ses efforts et ceux d'autres institutions actives, des milliers d'hectares ont été rendus à l'agriculture, pour les infrastructures et à la population.

La FSD a elle décontaminé 2,5 km2 de territoires dans les régions de Tchernihiv, Kharkiv, Donetsk et Kherson. Près de 400'000 personnes savent désormais repérer des mines. "Chaque jour, des engins explosifs sont retirés", insiste l'organisation.

Un partenariat avec l'ONG ukrainienne Ukrainian Center for Humanitarian Protection (UCHP) a été établi il y a quelques mois. La FSD l'accompagne sur les techniques de déminage mais aussi le pilotage des dispositifs pour garantir des initiatives durablement.

Réunion prévue à Genève

Dans les prochaines semaines, la FSD va aussi tester un nouveau drone doté d'un radar à pénétration du sol. De quoi identifier plus rapidement et plus précisément les mines antipersonnel et les engins non explosés et d'accélérer par conséquent le nettoyage, selon un responsable de l'organisation. Parmi 45'000 km2 accessibles, 35'000 ont été libérés par des investigations et du déminage jusqu'à la fin de l'année dernière.

La Suisse aide la FSD et de nombreux autres acteurs sur cette question en Ukraine. Le Centre international pour le déminage humanitaire de Genève (GICHD) a assisté les autorités ukrainiennes pour établir leur nouvelle politique pour décontaminer quatre cinquièmes de son territoire d'ici 2033.

Des estimations parlent de plusieurs siècles pour nettoyer entièrement le territoire du pays. Un atelier de suivi avec les donateurs internationaux, avec la participation d'un vice-ministre ukrainien, est prévu la semaine prochaine à Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Les premières images du nouveau "Avatar" dévoilées à Las Vegas

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L'actrice Zoe Saldana a levé le voile à Las Vegas sur le prochain "Avatar: Fire and Ash" qui sortira en décembre. (© KEYSTONE/AP/Chris Pizzello)

De méchants Na'vi. Des volcans géants. Des bateaux aériens. Les toutes premières images d'"Avatar: Fire and Ash'", suite de la saga parmi les plus rentables de tous les temps, ont été dévoilées jeudi à Las Vegas.

Le film, qui sortira en décembre, "élargit le magnifique monde de Pandora et introduit deux nouveaux clans", a expliqué l'actrice Zoe Saldana, depuis la scène du CinemaCon, grand raout des propriétaires de salles de cinéma.

Le réalisateur James Cameron, s'exprimant dans un clip préenregistré depuis la Nouvelle-Zélande, où il termine le film, a déclaré que les héros devaient "affronter non seulement les envahisseurs humains, mais aussi de nouveaux adversaires, le Peuple des cendres".

Les deux premiers volets d'"Avatar" ont été des succès commerciaux sans précédent, respectivement premier et troisième films les plus rentables de tous les temps.

Ils ont rapporté au total plus de cinq milliards de dollars à l'échelle mondiale.

Dans les images dévoilées jeudi, les héros Jake Sully (Sam Worthington) et Neytiri (Saldana) sont à bord de gigantesques vaisseaux en bois avec d'énormes créatures bleues ressemblant à des raies.

Le convoi est attaqué par le Peuple des cendres, qui ressemble aux Na'vi mais porte des coiffes rouge vif et tire des flèches enflammées.

James Cameron avait auparavant révélé que le nouveau volet de la saga serait plus long qu'"Avatar: La Voie de l'eau", d'une durée de trois heures et 12 minutes.

Deux autres films "Avatar" sont prévus pour 2029 et 2031.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Corée du Sud: la Cour constitutionnelle destitue le président Yoon

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Le président sud-coréen Yoon Suk Yeol a "violé" la Constitution en déclarant la loi martiale en décembre, a arrêté vendredi la Cour constitutionnelle (archives). (© KEYSTONE/AP/Lee Jin-man)

La Cour constitutionnelle de Corée du Sud a confirmé vendredi à l'unanimité la destitution du président Yoon Suk Yeol, le chassant définitivement du pouvoir pour sa déclaration désastreuse de la loi martiale dans la nuit du 3 au 4 décembre.

Dans un arrêt accablant lu en 23 minutes par son président Moon Hyung-bae, la Cour a estimé que les actions de M. Yoon avaient "violé les principes fondamentaux de l'Etat de droit et de la gouvernance démocratique".

M. Yoon "ne s'est pas contenté de déclarer la loi martiale, mais a commis des actes qui ont violé la Constitution et la loi, notamment en mobilisant les forces militaires et policières pour empêcher l'Assemblée nationale d'exercer son autorité", a-t-il poursuivi.

"En définitive, les actes inconstitutionnels et illégaux du défendeur trahissent la confiance du peuple et constituent une violation grave de la loi qui ne peut être tolérée du point de vue de la protection de la Constitution", a ajouté la Cour.

Départ immédiat

"Nous prononçons la décision suivante, avec l'accord unanime de tous les juges: (nous) destituons le président Yoon Suk Yeol", a-t-il dit, confirmant la motion de destitution votée par l'Assemblée nationale le 14 décembre.

Cette décision signifie le départ immédiat du pouvoir de M. Yoon, qui n'était jusqu'à présent que suspendu, et entraînera une élection présidentielle anticipée sous 60 jours.

L'ex-président est par ailleurs sous le coup d'un procès pénal pour "insurrection", un crime passible de la peine de mort.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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