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L'Ukraine accuse Moscou de préparer une "déportation massive"

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Des habitants de Kiev dans le métro, utilisant les couloirs comme un abri anti-bombes. (© KEYSTONE/AP/Emilio Morenatti)

L'Ukraine a accusé mercredi la Russie de préparer une "déportation massive" de la population des territoires récemment annexés, où l'évacuation des civils de Kherson a commencé et où Vladimir Poutine a décrété la loi martiale.

Parallèlement, les bombardements russes se sont poursuivis dans le nord de l'Ukraine, y compris à Kiev, dans l'est et le centre, mais aussi dans l'ouest, une zone en général plus épargnée par les combats.

"L'ennemi a effectué quatre frappes de missiles, onze frappes aériennes et plus de 100 attaques au lance-roquettes multiple", a résumé dans la soirée l'état-major des forces ukrainiennes.

Il a évoqué une attaque "massive avec des missiles de croisière et des drones iraniens sur les infrastructures civiles des régions de Kiev, Tcherniguiv (nord), Vinnytsia (ouest), Ivano-Frankivsk (ouest), Donetsk (est), Dnipropetrovsk (centre), Zaporijjia (sud) et Mykolaïv (sud)", ainsi que de Tcherkassy (centre).

Les batteries de défense antiaérienne ont abattu "plusieurs missiles russes" au-dessus de la capitale ukrainienne, a déclaré son maire, Vitaly Klitschko. Des explosions y avaient été entendues par des journalistes de l'AFP en début d'après-midi.

Depuis lundi, Kiev a été attaquée à plusieurs reprises par des drones kamikazes russe qui ont notamment visé des infrastructures énergétiques.

Plus au nord, un autre aéronef sans pilote, de fabrication iranienne, a explosé à Tcherniguiv, ont affirmé les Ukrainiens, qui ont fait état de trois blessés hospitalisés.

Dans la partie occidentale, "l'ennemi a frappé la centrale à charbon de Bourchtynska", ce qui a déclenché un incendie qui a par la suite pu être maîtrisé, ont signalé les autorités régionales d'Ivano-Frankivsk.

"Déportation massive"

Dans le sud de l'Ukraine, l'administration russe de la région de Kherson a assuré mercredi que les évacuations de civils avaient débuté. Elle prévoit d'en déplacer "50'000 à 60'000" en quelques jours sur l'autre rive du Dniepr.

La ville de Kherson, occupée depuis le printemps, va de même être évacuée, face à l'avancée des troupes ukrainiennes, a dit le chef des autorités municipales prorusses Vladimir Saldo, promettant que les soldats russes allaient résister "jusqu'à la mort".

Le général Sergueï Sourovikine, récemment nommé chef des opérations russes en Ukraine, avait reconnu mardi que la situation y était "très difficile".

Mais pour le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense ukrainien, Oleksiy Danilov, on assiste plutôt à "la préparation de la déportation massive de la population ukrainienne" vers la Russie "afin de modifier la composition ethnique des territoires occupés".

"Un crime qui devrait être condamné par les Nations unies et qui a déjà été commis en Crimée", unilatéralement rattachée en 2014 à la Russie, a-t-il ajouté.

Au total, "environ cinq millions d'habitants" des quatre régions ukrainiennes annexées en septembre par Moscou sont actuellement sur le sol russe, où ils se sont "réfugiés", a de son côté affirmé le secrétaire du Conseil de sécurité russe, Nikolaï Patrouchev.

Il s'agit de celles de Lougansk, Donetsk, Kherson et Zaporijjia dans lesquelles le président russe a ordonné mercredi l'instauration de la loi martiale, une mesure "nulle et non avenue", a réagi la diplomatie ukrainienne.

Vladimir Poutine se trouve désormais dans une "situation incroyablement difficile" : "il semblerait que le seul outil qui reste à sa disposition est de persécuter les citoyens ukrainiens" afin de "les intimider pour les amener à une capitulation, mais ce n'est pas ce qu'ils vont faire", a commenté son homologue américain Joe Biden.

"Restrictions"

Egalement dans la partie méridionale de l'Ukraine, une cinquantaine d'employés de la centrale nucléaire de Zaporijjia, aux mains des Russes depuis mars, sont "toujours prisonniers", a déploré l'opérateur ukrainien Energoatom, tandis que, depuis le début de la guerre, d'autres ont été "torturés", voire "tués".

L'armée russe, qui a envahi l'Ukraine le 24 février, est sur la défensive sur l'essentiel du front en Ukraine, reculant depuis septembre aussi bien dans le nord que l'est et le sud. Le seul tronçon où elle avance encore est situé près de la ville de Bakhmout (est), qu'elle tente de prendre depuis l'été.

A l'approche de l'hiver, elle bombarde actuellement de très nombreuses infrastructures énergétiques dans toute l'Ukraine.

Face à cette situation, "des restrictions pour l'approvisionnement en électricité seront introduites dans toute l'Ukraine" à compter de jeudi, a fait savoir dans la soirée un conseiller de la présidence, Kyrylo Timochenko.

"Nous travaillons à la création de points d'alimentation mobiles en électricité pour les infrastructures critiques des villes et des villages", avait peu avant déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky, à l'occasion d'une "réunion stratégique".

Les drones iraniens

Au plan international, le Conseil de sécurité de l'ONU se réunissait à huis clos mercredi à New York à propos du recours à des drones conçus par l'Iran dans la guerre en Ukraine, à la demande des Occidentaux.

L'Union européenne avait auparavant annoncé avoir rassemblé des "preuves" démontrant l'origine iranienne des aéronefs sans pilote russes qui ont attaqué le territoire ukrainien et préparer des sanctions contre Téhéran.

L'Iran a quant à lui nié à plusieurs reprises ces derniers jours fournir des armes et en particulier des drones à la Russie pour ce conflit.

Dans un tout autre registre, le président Zelensky s'est félicité de la remise du prestigieux prix Sakharov du Parlement européen aux Ukrainiens, saluant son peuple qui se bat pour "la liberté et la démocratie".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Un juge annule les licenciements massifs de fonctionnaire de Trump

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Un juge a ordonné jeudi au gouvernement américain d'annuler les licenciements massifs qui font partie du plan de Trump pour réduire les effectifs. (© KEYSTONE/AP/Carl Court)

Un juge a ordonné jeudi au gouvernement des Etats-Unis d'annuler les licenciements massifs qui font partie du plan de Donald Trump et d'Elon Musk visant à réduire les effectifs de l'Etat fédéral, ont rapporté des médias américains.

Sa décision ordonne au Bureau de direction et du budget (OMB) de retirer les directives envoyées à un certain nombre d'agences fédérales, qui ont entraîné le licenciement de milliers d'employés.

L'OMB "n'a pas le pouvoir (...) d'embaucher et de licencier des employés d'une autre agence", ce pouvoir revenant "aux agences elles-mêmes", a estimé le juge fédéral William Alsup, lors d'une audience à San Francisco, selon le Washington Post.

Cette décision constitue un nouveau revers judiciaire pour Donald Trump, qui a multiplié les actions contestées devant les tribunaux depuis son retour au pouvoir en janvier.

Sa volonté de suspendre les admissions de réfugiés aux Etats-Unis a ainsi été bloquée mardi, et sa tentative pour remettre en cause le droit du sol a également été suspendue indéfiniment.

Les licenciements de fonctionnaires fédéraux en période d'essai ordonnés par le milliardaire républicain ont quant à eux été contestés par des syndicats et diverses associations, qui estiment que ces directives sont illégales.

Ces dernières ont affecté des dizaines de milliers de personnes, car même après une longue carrière au service de l'Etat, un fonctionnaire qui occupe un nouveau poste depuis un ou deux an est considéré comme étant en période d'essai.

L'OMB "a perpétré d'un seul coup l'une des fraudes à l'emploi les plus massives de l'histoire de ce pays", avaient estimé les associations dans leur plainte, citée par le Washington Post.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Meta va lancer une application d'IA générative dédiée

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Le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, a fait de l'IA une priorité. Il prévoit d'y investir entre 60 et 65 milliards de dollars cette année, (© KEYSTONE/AP/Godofredo A. Vásquez)

Meta s'apprête à lancer une version indépendante de son interface d'intelligence artificielle (IA) générative Meta AI, jusqu'ici intégrée à ses réseaux Facebook, Threads et Instagram ou à WhatsApp et Messenger, rapportent jeudi plusieurs médias américains.

Sollicité par l'AFP, le groupe s'est refusé à tout commentaire.

Proposer Meta AI comme application indépendante permettrait à Meta de concurrencer directement les grands logiciels d'IA générative tels que ChatGPT, Gemini de Google ou Claude d'Anthropic.

Lancé en septembre 2023, Meta AI était jusqu'ici confiné aux plateformes existantes de la société et ne pouvait pas être utilisé indépendamment.

En avril 2024, le groupe a remplacé la fonction de recherche traditionnelle sur ses réseaux sociaux et messageries par Meta AI. Meta AI était aussi accessible via un site internet dédié, mais pas sous la forme d'une application.

Le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, a fait de l'IA une priorité. Le groupe prévoit d'investir entre 60 et 65 milliards de dollars cette année, en bonne partie dans des centres de données, des serveurs et des infrastructures de réseau, essentiels au développement de l'IA.

"Je m'attends à ce qu'un assistant IA dépasse le milliard d'utilisateurs cette année, et pour moi, ce sera Meta AI", a déclaré Mark Zuckerberg lors de la présentation des résultats annuels 2024, fin janvier. "Une fois qu'un service atteint cette échelle", a-t-il ajouté, "il acquiert généralement une avance durable".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

L'animateur Cyril Hanouna annonce rejoindre le groupe M6

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L'animateur Cyril Hanouna a annoncé jeudi soir rejoindre le groupe M6. (© KEYSTONE/AP/CHRISTOPHE ENA)

L'animateur Cyril Hanouna, dont la chaîne C8 s'arrête, a finalement annoncé jeudi soir rejoindre le groupe M6 pour une émission télé quotidienne sur W9, également sur la TNT, ainsi qu'un programme sur Fun Radio, à partir du 1er septembre.

Il quittera donc le groupe Canal+, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, à qui il a redit son amitié à l'antenne.

Mais "je ne voulais pas laisser les techniciens sans travail et mes équipes sans travail jusqu'en septembre" donc, "dès lundi, les chéris, on sera en direct sur Dailymotion, sur YouTube" et sur les bouquets télévisés des box internet, a indiqué Cyril Hanouna en direct sur C8.

Il monte ainsi "Zoubida TV" pour reprendre son émission quotidienne d'ici la rentrée. L'animateur a conduit ses chroniqueurs en van jusqu'au siège du groupe M6 à Neuilly-sur-Seine, d'où il a fait ces annonces.

Des discussions avaient été menées depuis plusieurs semaines en vue du transfert dans le groupe dirigé par David Larramendy et le suspense a été maintenu jusqu'au bout.

Il s'agira d'un "projet de divertissement", "pas un projet sociétal ou politique", donc "c'est quelque chose de très différent de ce que fait aujourd'hui Cyril", avait indiqué le directeur général des activités audio de M6, Régis Ravanas.

Son arrivée suscite cependant des résistances internes, en raison de la personnalité de l'animateur et de son profil de plus en plus politique.

Fin janvier, les Sociétés des journalistes (SDJ) de la chaîne M6 et de RTL avaient signifié qu'une "vaste majorité des journalistes (s'était) prononcée contre l'arrivée potentielle de Cyril Hanouna au sein du groupe".

"S'il vient, je m'en vais", avait aussi lancé la star de M6, Karine Le Marchand, fin janvier. Jeudi matin, elle a cependant révélé qu'elle ne s'opposerait pas à ce recrutement. "J'ai échangé avec la direction du groupe qui a su me rassurer", a-t-elle expliqué.

C8 va s'éteindre vendredi soir, sur décision du régulateur de l'audiovisuel, l'Arcom, après des "manquements réitérés" de la chaîne, qui a cumulé 7,6 millions d'euros d'amendes en raison des dérapages de "Baba", surnom de Cyril Hanouna.

A l'avenir, "on va respecter le public, on va respecter les téléspectateurs comme on l'a toujours fait", a assuré l'animateur-producteur lors de la dernière de TPMP jeudi soir.

"Je continuerai à inviter tout le monde", a-t-il ajouté, alors qu'il a reçu nombre de personnalités de la droite et de l'extrême droite ces deux ou trois dernières années. Il est boycotté par une partie de la gauche.

Au fil des ans, Cyril Hanouna a de plus en plus investi les sujets politiques, jusqu'à susciter des interrogations sur un avenir pour lui dans ce domaine.

"L'élection présidentielle de 2027, pour l'instant, bien sûr, c'est non", a-t-il déclaré jeudi soir. Cependant, "je le ferai que si un jour on a une chance de sauver la France".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

COP16: adoption de justesse d'un plan pour financer la biodiversité

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Espoir pour la biodiversité après l'accord de la COP16 à Rome. (© KEYSTONE/AP/Cecilia Fabiano)

Quatre mois après un échec retentissant en Colombie, les pays du monde ont arraché jeudi à Rome un compromis délicat sur le financement de la sauvegarde de la nature, évitant de justesse un nouveau fiasco pour le multilatéralisme environnemental.

Au troisième et dernier jour des prolongations de la COP16 des Nations unies sur la biodiversité, les pays riches et le monde en développement se sont résignés à des compromis mutuels pour adopter un plan de travail sur cinq ans, censé débloquer les milliards nécessaires pour stopper la destruction de la nature et mieux distribuer l'argent aux pays en développement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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