International
Macron en Allemagne chez Merkel
Emmanuel Macron a mis dimanche la pression sur Angela Merkel en demandant une refondation de l'Europe face au risque de "chaos mondial". A six mois des élections européennes, les sondages promettent une forte poussée nationaliste.
"L'Europe, et en son sein le couple franco-allemand, se trouvent investis de l'obligation de ne pas laisser le monde glisser dans le chaos". Et pour cela "l'Europe doit être plus forte, plus souveraine", a déclaré le chef de l'Etat français dans un discours prononcé devant la chambre des députés allemands à Berlin.
"L'Europe ne pourra pas jouer son rôle si elle devient le jouet de puissances et se contente d'un second rôle sur la scène mondiale", a ajouté M. Macron. Il s'est rendu dans la capitale allemande pour une journée de commémoration des victimes des guerres.
Prendre des risques
La chancelière allemande Angela Merkel, avec qui le chef de l'Etat français s'est entretenu, a approuvé l'idée que l'Europe "se trouve à la croisée des chemins". Elle doit définir "son rôle" au plan mondial.
Mais derrière le front uni affiché par les deux dirigeants, le discours de M. Macron a aussi résonné comme une critique implicite face à ce que de nombreux responsables français considèrent en privé comme les atermoiements et hésitations de l'Allemagne depuis plus d'un an sur le sujet.
"Est-il préférable de rester enfermé dans nos immobilismes ?", a tancé M. Macron, qui a fait de la relance du projet européen une des sujets phares de son mandat. Face au défi du populisme, il faut "prendre de nouveaux risques", "surmonter nos tabous et dépasser nos habitudes", a-t-il dit.
Budget européen
Sur les questions de défense commune au moins, la France et l'Allemagne affichent un front uni. Tant Emmanuel Macron qu'Angela Merkel soutiennent l'idée à terme d'une armée européenne, en dépit des vives critiques du président américain Donald Trump, qui y voit une concurrence pour l'Otan. Sur les autres sujets l'harmonie franco-allemande est moins évidente.
C'est le cas par exemple d'un autre dossier prioritaire d'Emmanuel Macron, la création d'un budget de la zone euro pour soutenir l'investissement, qui doit être discuté lundi lors d'une réunion des ministres des Finances à Bruxelles.
Après des mois de tractations, Paris et Berlin se sont certes mis d'accord vendredi sur un cadre général sur ce budget, mais pas sur son montant qui reste non défini. Alors que M. Macron espérait à l'origine l'abonder de plusieurs centaines de milliards d'euros.
Le chef de l'Etat français y a fait allusion en soulignant que "la nouvelle étape" qu'il appelle de ses voeux en Europe "nous fait peur car chacun devra partager, mettre en commun (...) une part croissante de son budget et même des ressources fiscales".
Il a invité l'Allemagne et la France à faire dans ce domaine chacune un pas vers l'autre, la première très attachée au respect des règles qui rassurent et la deuxième qui tend parfois à s'en méfier et à vouloir les "contourner".
Tension sur les Gafa
Paris et Berlin divergent actuellement sur un autre projet porté en Europe par Emmanuel Macron, la taxation des géants de l'internet, les Gafa. La France voudrait qu'une décision soit prise par l'Union européenne dès décembre, et a récemment averti qu'un refus de l'Allemagne serait perçu comme "une rupture de confiance".
Angela Merkel, elle, craint un retour de bâton des Etats-Unis contre les entreprises allemandes et préfère repousser toute initiative européenne à 2021.
Un responsable de son parti conservateur, pourtant considéré comme un proche de la chancelière, Armin Laschet, a admis ce week-end dans le Spiegel que son pays était trop "hésitant" sur l'Europe. Il l'a appelé à être "plus enthousiaste" et à avoir une vision "moins comptable".
Mais la chancelière est en fin de cycle politique. Face aux critiques croissante contre sa politique migratoire, elle a été contrainte d'amorcer son retrait politique.
M. Macron lui aussi doit faire face à une baisse de sa popularité dans son pays et depuis peu à un vent de contestation contre la hausse des prix du carburant. Sujet sur lequel il ne s'est pas exprimé dimanche à Berlin.
(ATS)
International
OMC: les tarifs de Trump pourraient contracter le commerce de 1%
Les droits de douane américains vont avoir des "implications substantielles" pour le commerce et l'économie mondiale, selon la cheffe de l'OMC. Ils devraient contracter le volume de marchandises d'environ 1% cette année, a dit Ngozi Okonjo-Iweala jeudi à Genève.
Cette première évaluation de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) combine à la fois les derniers tarifs annoncés mercredi par le président américain Donald Trump et ceux déjà relayés depuis son retour au pouvoir fin janvier. L'institution tablait auparavant sur une progression de 3% du volume de marchandises cette année.
Malgré tout, trois quarts du commerce mondial ont toujours lieu selon les règles de l'OMC de la nation la plus favorisée, insiste la directrice générale. Une part en recul de quelques points de pourcentage depuis début janvier toutefois.
Mme Ngozi appelle à nouveau les Etats membres à dialoguer pour résoudre leurs divergences et à la "responsabilité" dans les réponses aux pressions des tarifs américains. Beaucoup d'entre eux ont contacté l'organisation.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
Stellantis va fermer temporairement une usine au Canada
Stellantis a annoncé jeudi la fermeture pour deux semaines de son usine Chrysler au Canada et envisage des "pauses" de la production dans ses usines mexicaines, notamment à cause de l'application de lourds droits de douanes sur les véhicules importés aux Etats-Unis.
Le 5e constructeur mondial va fermer son usine canadienne de Windsor (Ontario), qui emploie environ 4000 salariés, pendant les semaines du 7 et du 14 avril, a indiqué jeudi une porte-parole du groupe, confirmant une annonce du syndicat local Unifor.
Cette usine bientôt centenaire de Chrysler fabrique des monospaces Chrysler Pacifica et de puissantes berlines électriques Dodge Charger, exportés en masse vers les Etats-Unis, juste de l'autre côté de la rivière Détroit.
La fermeture de Windsor est "principalement liée" aux droits de douane annoncés par Donald Trump sur les voitures importées vers les Etats-Unis, selon le syndicat.
Le groupe Stellantis a indiqué continuer "d'évaluer les effets (des droits douanes américains) sur les véhicules importés et continuera de discuter avec l'administration américaine de ces changements de politique".
"Les mesures immédiates que nous devons prendre comprennent l'arrêt temporaire de la production dans certaines de nos usines d'assemblage canadiennes et mexicaines, ce qui aura une incidence sur plusieurs de nos installations américaines de production de moteurs et d'emboutissage qui soutiennent ces opérations", a poursuivi le groupe.
Donald Trump a lancé mercredi une colossale charge commerciale en annonçant des droits de douane très lourds en particulier contre l'Asie et l'Union européenne, au risque d'asphyxier l'économie mondiale, mais aussi américaine.
Le président de Stellantis John Elkann avait été reçu lundi par Donald Trump.
En accord avec les deux autres géants américains, Ford et General Motors, Stellantis demande notamment des droits de douane allégés pour les automobiles importées depuis le Mexique et le Canada, où les constructeurs comptent de nombreuses usines.
Les constructeurs craignent que les droits de douane, qui doivent les pousser à produire plus aux Etats-Unis, ne les oblige à hausser fortement le prix des véhicules, chassant les acheteurs des concessions.
En visite fin mars à Windsor, le Premier ministre du Canada Mark Carney avait annoncé vouloir créer un réseau de construction automobile "entièrement canadien" pour faire face à la menace de Donald Trump de "mettre à l'arrêt définitivement" l'industrie automobile canadienne.
"Il ne s'agit pas d'attendre que les Américains deviennent plus raisonnables. Il s'agit d'agir maintenant", avait-il déclaré lors d'une conférence de presse dans ce coeur battant de l'industrie automobile canadienne.
"Ce que nous devons faire, c'est construire plus de voitures ici-même, au Canada", a ajouté le dirigeant, soulignant que les pièces automobiles pouvaient traverser la frontière canado-américaine jusqu'à "six fois avant qu'un véhicule ne soit assemblé", ce qui rendait le secteur vulnérable lors d'une crise commerciale.
Donald Trump accuse son voisin du Nord d'avoir "volé" le secteur automobile américain et a déclaré que les constructeurs automobiles qui voulaient éviter les taxes douanières devraient fabriquer leurs voitures aux États-Unis.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Le déficit commercial des Etats-Unis encore massif en février
Le déficit commercial des Etats-Unis, que Donald Trump veut résorber en érigeant une montagne de nouveaux droits de douane, a légèrement reculé en février après le record du mois précédent, tout en restant très élevé.
En février, la balance commerciale américaine des biens et services était déficitaire de 122,7 milliards de dollars, selon les données publiées jeudi par le ministère du Commerce.
Cela représente un recul de 6,1% sur un mois mais le montant est quasiment multiplié par deux par rapport à février 2024.
Les analystes attendaient globalement le déficit dans cet ordre de grandeur, selon le consensus publié par MarketWatch.
Les importations de biens se sont inscrites à un niveau très élevé (329 milliards de biens en valeur), suggérant que les entreprises ont continué à renforcer leurs stocks en anticipation des nouveaux droits de douane mis en place par l'exécutif américain.
Le mois de janvier avait constitué à ce titre un record, avec un déficit commercial de 130,6 milliards de dollars.
L'ampleur du déficit commercial justifie selon la Maison Blanche "l'urgence nationale" de relever fortement les taxes sur les produits entrant aux Etats-Unis.
Mercredi, Donald Trump a lancé une offensive douanière sans équivalent depuis les années 1930.
Il prévoit un droit de douane plancher supplémentaire de 10% sur toutes les importations sur le territoire américain ainsi que des majorations pour les pays jugés particulièrement hostiles en matière commerciale par Donald Trump, comme la Chine et l'Union européenne.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
Meurtre d'un bébé dans une crèche 30 ans de prison requis
Trente ans de réclusion criminelle ont été requis jeudi à Lyon (centre-est de la France) contre une ancienne employée de crèche pour le meurtre d'un bébé de onze mois, à laquelle elle a fait boire un liquide caustique de type Destop.
L'avocat général a demandé que la peine de Myriam Jaouen soit assortie d'une période de sûreté des deux tiers et d'une interdiction définitive d'exercer toute activité professionnelle en lien avec l'aide à la personne. Le verdict est attendu en fin de journée.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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