Culture
Fondation de Beaulieu: dix mois avec sursis requis à l'encontre de l'ex-secrétaire général
Le Ministère public vaudois a requis jeudi à Nyon dix mois de prison avec sursis à l'encontre de l'ex-secrétaire général de l'ancienne Fondation de Beaulieu à Lausanne. Le procureur estime que le prévenu s'est rendu coupable de gestion déloyale aggravée.
Pour le procureur général adjoint François Danthe, la gestion du prévenu Marc Porchet a été "dysfonctionnelle" et "opaque". "Sa double casquette (secrétaire général de la Fondation et patron de sa fiduciaire mandatée, ndlr) volontairement acceptée est porteuse d'un conflit d'intérêts patent", a-t-il affirmé dans son réquisitoire de 1h30 environ. Le sursis s'étend sur trois ans.
Le procureur a estimé que la "complexité" de la structure de la gestion de Beaulieu était "organisée, réfléchie et voulue" par M. Porchet. Celui-ci a "créé une opacité", il bénéficiait d'une "indépendance totale" et il n'y avait "aucun système de contrôle interne et transparent", a argué M. Danthe.
Il a qualifié cette peine de "mesurée" pour une "faute moyenne". M. Porchet a toutefois "trompé la confiance" de la Fondation de Beaulieu, "privilégiant ses propres intérêts". Il s'est "intentionnellement enrichi, certes de sommes modestes, au détriment de la Fondation", a encore déclaré le procureur.
Préjudice d'environ 105'000 francs
Dans les cas retenus à charge, le procureur a résumé que pour chaque franc engagé par la fiduciaire de M. Porchet, deux francs étaient refacturés en moyenne à la Fondation d'"utilité publique sous perfusion des autorités cantonales et donc financée par le contribuable vaudois", soit "une marge excessive, ni normale ni souhaitable". Sur la base de calculs "en deça de la réalité", il a évalué à environ 105'000 francs le préjudice subi par la Fondation.
Dans ce procès sur la débâcle financière de Beaulieu qui a débuté mardi au Tribunal correctionnel de l'arrondissement de La Côte à Nyon, l'ex-secrétaire général de la Fondation est uniquement jugé sur six cas concernant des personnes payées 100, 85, 75 voire 45 francs de l'heure par sa fiduciaire, avec refacturation au tarif horaire "quasi généralisé" de 135 francs à la Fondation de Beaulieu. Tous les autres chefs d'accusation ont été abandonnés.
L'affaire avait éclaté en décembre 2017. Le Conseil d'Etat vaudois et la Municipalité de Lausanne avaient déposé une plainte pénale contre Marc Porchet pour malversations. Licencié sur le champ, il était soupçonné d'avoir attribué des mandats à des proches ou des membres de sa famille, sans appels d'offres, et d'avoir surfacturé certains travaux.
Mais le Ministère public avait prononcé un non-lieu en 2019, blanchissant complètement M. Porchet, reconnaissant au pire une gestion chaotique du site lausannois, ce que le procès a d'ailleurs mis en lumière. Cette ordonnance de classement avait été cassée par le Tribunal cantonal en 2020, priant alors le procureur de compléter son enquête. Après un total de cinq ans et demi d'instruction, l'affaire s'est dégonflée et seule une partie des faits est retenue.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Genève: visiter les archives entre midi et deux heures
A Genève, les Archives d'Etat (AEG) invitent le public à découvrir des pièces historiques célèbres, insolites ou méconnues lors des Midis des archives entre 12h00 et 14h00. Lors de cette première édition, cinq vendredis ont été retenus pour décrypter des dates ou événements qui ont marqué l'histoire de la République. La visite est libre, gratuite et informelle.
L'équipe des AEG se tiendra à disposition du public pour contextualiser les documents exposés. Les midis des Archives ne sont pas conçus comme des rencontres savantes; ils ambitionnent plutôt de valoriser une culture partagée à l'occasion de discussions informelles, écrit le canton dans un communiqué.
La première séance le 11 avril sera consacrée à Michée Chauderon, la dernière sorcière exécutée à Genève (1652). Enquête, interrogatoires, procès-verbal de torture (estrapade), rapports médico-légaux, confessions, jugement, sentence d'exécution: différentes pièces du dossier judiciaire seront exposées, donnant la parole aux protagonistes de cette cause célèbre (prévenue, femmes accusatrices, chirurgiens, médecins, magistrats).
Le 30 mai 2025 sera dédié à l'entrée de Genève dans la Confédération (1814). Le 12 septembre 2025, les AEG évoqueront Sissi, l'impératrice assassinée sur le quai du Mont-Blanc (1898). Le 10 octobre sera voué aux vacances de patates ou de pommes de terre. Enfin, le 12 décembre célébrera l'Escalade (1602).
Les présentations se dérouleront aux Archives d'Etat de Genève, rue de l'Hôtel-de-Ville 1, à Genève.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
La passion des fans LGBTQ+ pour l'Eurovision a sauvé le concours
Le Concours Eurovision (ESC) bouscule les normes et sa venue à Bâle, à la mi-mai, galvanise ses fans LGBTQ+ en Suisse alémanique surtout. Fascinée par son mélange de glamour, de kitsch et de défense des minorités, la communauté a redonné un second souffle à l'ESC.
Pour beaucoup d'homo- et de bisexuels, de personnes trans ou non binaires, l'Eurovision est davantage qu'un simple divertissement: "elle rend visibles leurs réalités de vie et les fait entrer dans les foyers les plus conservateurs", explique à Keystone-ATS Roman Heggli, secrétaire général de Pink Cross. Le concours "crée un espace pour l'esthétique queer, utilise délibérément l'exagération et l'ironie, tout en offrant une tribune aux messages qui remettent en question les normes sociétales", souligne-t-il.
De la chanteuse transgenre israélienne Dana International en 1998 à l'artiste non binaire suisse Nemo l'an dernier, en passant par la Serbe Marija Serifovic (2007), le St-Gallois Michael von der Heide (2010), la drag queen autrichienne Conchita Wurst (en 2014), le Néerlandais Duncan Laurence (2019) ou le Britannique Olly Alexander (2024), la liste des participants et des vainqueurs "queer" (à l'identité sexuelle ou de genre minoritaire) est longue depuis la fin des années 1990.
Ces artistes ont lancé notamment le débat sur les droits des personnes trans et la non-binarité en Europe et ont marqué l'évolution sociétale de leur empreinte, observe Roman Heggli.
Le déclic en 1998 avec Dana International
La victoire de Dana International a servi de déclencheur. Elle constitue aussi le souvenir le plus marquant de Thomas, un Genevois d'origine alsacienne, grand fan du Concours Eurovision. Il a assisté au show en 2011 à Düsseldorf (D) puis en 2012 à Bakou. Le jeune quinquagénaire regardait déjà l'émission à la télévision en famille au début des années 1980.
Pour Thomas, l'engouement de la communauté pour l'ESC est évident: "Il y a toujours eu des artistes LGBT ou appréciés des gays à l'Eurovision et le public gay est un public fidèle." Même en Azerbaïdjan, un pays peu réputé pour son soutien à la cause homosexuelle, les fans gays n'ont ressenti aucune hostilité, témoigne-t-il.
"Comme à Mykonos"
Une autre raison de cet enthousiasme est l'absence d'animosité entre les fans et le contact facile qu'ils entretiennent. "Sur place, les applications de rencontres 'chauffent', parfois même au contact de certains artistes!", rigole Thomas.
Se rendre dans une ville hôte de l'Eurovision ressemble un peu à des vacances à Mykonos ou à Sitges, confirme le Zurichois David. "La densité de gays y est si évidente qu'il est impossible d'y échapper, surtout dans l'arène et dans les clubs."
David a assisté au concours à Vienne en 2015, à Lisbonne en 2018 et à Turin en 2022. Il a même fait partie, à deux reprises, du jury international de fans qui évalue la sélection autrichienne et il sera de la partie à Bâle, évidemment. Depuis ses premiers souvenirs, en 1997, la passion de ce jeune quadra grandit sans cesse.
La communauté gay a "sauvé" l'ESC
Pour le commentateur du show pour la RTS, Jean-Marc Richard, la communauté gay a "sauvé" l'Eurovision au tournant du siècle à travers son enthousiasme, alors que le concours était menacé de disparition. Elle s'y est sentie intégrée et y célèbre, depuis, la diversité qu'elle lui a elle-même insufflée.
L'Eurovision est-elle donc devenue un phénomène queer boudé par les hétéros? David émet une nuance: "Je constate beaucoup d'intérêt pour l'ESC dans mon environnement professionnel et familial, mais aussi un fossé entre hommes et femmes hétérosexuels. Ces dernières s'y intéressent bien plus qu'eux."
Roman Heggli, de Pink Cross, explique: "Beaucoup de gays suivent l'ESC avec passion et organisent des fêtes privées à cette occasion. Les hétéros regardent le concours en passant ou avec une distance ironique."
La passion n'échappe pas au Röstigraben
En choisissant Bâle comme ville hôte de l'édition 2025, la SSR a mis le doigt sur un fossé peut-être bien plus grand que celui de l'orientation sexuelle: le Röstigraben. Elle avait alors invoqué notamment que l'enthousiasme était plus évident Outre-Sarine.
Le Genevois Thomas, qui a vécu à Bâle dans le passé, confirme: "Nous faisions alors une fête chaque année, chez l'un ou chez l'autre. Côté romand, il n'y a que peu de monde qui est motivé pour en faire une soirée festive!" Certains amis genevois de Thomas, au sein de la communauté, n'ont aucune idée des participants ou de l'artiste vainqueur l'an dernier.
Selon lui, l'Eurovision a encore une image ringarde dans la francophonie. Pour Thomas, cette connotation est due au fait que, depuis les années 1980, la France envoie peu de candidats de qualité.
Jean-Marc Richard explique le relatif désintérêt romand par le fait que la Suisse désigne plutôt rarement des candidats francophones. "On s'est souvent senti moins concerné et on est resté sur une vieille image ringarde de l'Eurovision", analyse-t-il. De plus, les Alémaniques sont plus anglophiles, davantage bercés par la pop commerciale. Or, la grande majorité des chansons de l'ESC sont interprétées en anglais.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le Festival du dessin d'Arles (F) rend hommage à Folon
La 3e édition du Festival du dessin d'Arles (F), fondé par Vera Michalski et Frédéric Pajak, démarre samedi. Jusqu'au 11 mai, une centaine d'aquarelles, d'affiches, de dessins d'humour rendront hommage à Jean-Michel Folon (1934-2005).
Le public pourra découvrir "l'étonnante polyphonie" d'un artiste aussi inclassable qu'immédiatement reconnaissable. "En quelques traits, il montre toute l'absurdité de la guerre, le saccage des forêts, l'invasion des machines, la solitude des villes, mais aussi l'harmonie du monde", indiquent les responsables du festival.
Une quarantaine d'artistes mettront en lumière les différentes facettes de l'art du dessin autour de cette figure emblématique. Parmi eux Corot, Nadia Léger, Annette Messager, Alan Vegam Bram van Vlede, Ossip Zadkine.
La manifestation fait également la place belle aux artistes suisses. Y sont présentées entre autres des oeuvres dessinées d'Urs (1926- 2005), Francine Simonin (1936-2020), Jean Scheurer (1942-2023), Valentine Schopfer (1969) et David Jacot (1974).
Eclairages thématiques
Nouveauté de cette année, des expositions thématiques inédites, dont l'une à la gloire du dessin d'humour et une dédiée à l'art culinaire. S'y ajoute une sélection d'estampes japonaises provenant des collections de la Bibliothèque nationale de France et 150 dessins de la "prestigieuse collection" Antoine de Galbert.
Une attention particulière sera portée aux jeunes générations avec notamment les oeuvres d'une cinquantaine d'étudiants des écoles des arts décoratifs de Paris, Bruxelles et Varsovie. Enfin, les visiteurs pourront découvrir les dessins de Jean Moulin, aspect méconnu de ce grand nom de l'histoire de France.
Succès croissant
Le Festival du dessin a été créé à l'initiative de Vera Michalski, présidente du groupe Libella et de la Fondation Jan Michalski à Montricher (VD) et de l'écrivain-dessinateur franco-suisse Frédéric Pajak, qui en assure la direction artistique.
La manifestation a pour ambition de dévoiler toutes les facettes de cet art longtemps déconsidéré et tenu à l'écart des cimaises. S'y confrontent ainsi le dessin d'art, d'humour, de presse, d'art brut, ou encore les dessins parallèles d'écrivains, de cinéastes, d'architectes, des chefs gastronomiques et de grandes figures de la mode.
Au printemps dernier, le nombre d'entrées a plus que doublé (141'000 contre 66'000 lors de la première édition en 2023).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Hommages de Matthieu Chedid à Amadou, mort vendredi
Le chanteur français Matthieu Chedid, chef d'orchestre de la tournée Lamomali, a rendu hommage samedi au musicien et chanteur malien Amadou Bagayoko, "un être rare et un guitariste inouï", moitié du duo Amadou et Mariam, décédé vendredi à 70 ans.
"Amadou et Mariam sont mon premier coup de coeur pour le Mali. C'est grâce à eux, à travers Marc-Antoine Moreau (devenu manager du duo, NDLR), que j'ai été pour la première fois dans ce si beau pays, c'était pour le festival Paris-Bamako. Tout est né de là", s'est souvenu Matthieu Chedid, dans une publication sur Facebook.
"Amadou est un être rare et un guitariste inouï. Il va tellement nous manquer", a-t-il ajouté.
Amadou et Mariam, tous deux aveugles, ont contribué à "Lamomali totem", album collectif dont la sortie est prévue le 25 avril et support d'une nouvelle tournée orchestrée par Matthieu Chedid, en compagnie de Fatoumata Diawara, Toumani et Balla Diabaté.
"La musique du coeur"
Sur cet opus, le duo de musiciens apparaît sur la chanson "Je t'aime", aux côtés du rappeur Oxmo Puccino. "Désert de mot face à tout ça / Désir d'amour pour toi là-bas / Désordre amer désert en moi / L'écho d'amour vient jusqu'à toi", chante "M", alias de Matthieu Chedid.
"Ça va être dur de la chanter... en pensant à lui... et à eux", a-t-il confié au Parisien.
Le style d'Amadou Bagayoko et Mariam Doumbia est "à la fois très beau, très direct", c'est "la musique du coeur", a-t-il estimé.
Dimanches à Bamako
Amadou Bagayoko est décédé vendredi à Bamako à l'âge de 70 ans des suites d'une maladie.
Sa mort a suscité de nombreuses réactions, dont celles de grandes voix africaines comme Youssou N'Dour, Oumou Sangaré et Angélique Kidjo.
L'album "Dimanche à Bamako", produit en 2004 par Manu Chao, reste le plus grand succès du duo, avec le titre "Beaux dimanches" et sa ritournelle "Les dimanches à Bamako, c'est le jour de mariage".
Le couple aux plus d'un million d'albums vendus avait interprété "Je suis venu te dire que je m'en vais", composition du Français Serge Gainsbourg, lors de la clôture des Jeux paralympiques de Paris, début septembre 2024.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
-
VaudIl y a 1 jour
L'autoroute A1 est fermée en direction d'Yverdon-les-Bains
-
LausanneIl y a 2 jours
Bagarre entre deux mineurs à Morges: un blessé à l'arme blanche
-
LausanneIl y a 2 jours
Vaud veut officiellement reconnaître l'Eglise anglicane
-
CultureIl y a 1 jour
Maxi-Rires Festival à Champéry: six soirées pour rire aux éclats
-
SuisseIl y a 2 jours
Financement de la 13e rente AVS par les cotisations et la TVA
-
Suisse RomandeIl y a 2 jours
Hérémence (VS) a fait la fête aux Loïc et Mélanie Meillard
-
CultureIl y a 3 jours
Springsteen annonce la sortie d'un coffret de chansons inédites
-
ÉconomieIl y a 2 jours
Trump balaie la riposte douanière de Pékin et la déroute boursière