Culture
Brigitte Giraud remporte le Prix Goncourt avec "Vivre vite"
L'autrice française Brigitte Giraud, 60 ans, a remporté jeudi le Prix Goncourt avec "Vivre vite", aux éditions Flammarion. Son roman se veut un retour sur l'engrenage d'événements improbables, qui ont mené son mari à la mort.
"Peut-être que les mots aident à conjurer le sort", a-t-elle réagi après l'annonce du plus prestigieux des prix littéraires francophones. "L'intime n'a de sens que s'il résonne avec le collectif. (...) J'ai envie de penser que (les jurés) ont vu cette dimension beaucoup plus large qu'une simple vie intime, qu'une simple destinée".
La Française est la première autrice à recevoir le Goncourt depuis "Chanson douce" de Leïla Slimani en 2016. "Ce n'est pas en tant que femme que je reçois le prix, mais en tant que personne qui travaille la littérature depuis des années", a-t-elle souligné.
D'un cheveu
Peu avant, le président de l'Académie, Didier Decoin, qui a fait pencher la balance au 14e tour d'un scrutin très serré avec sa voix comptant double, avait précisé qu'il aurait voté pour cet ouvrage même s'il avait été écrit par un homme.
Il l'a préféré à l'autre finaliste, l'Italo-Suisse Giuliano da Empoli, et son "Mage du Kremlin", un livre "excellent" mais "plus immédiat, en prise directe avec l'actualité, moins romanesque".
Ce premier roman, paru en avril chez Gallimard, avait les faveurs des critiques. Cela aurait fait de Giuliano da Empoli le deuxième Suisse à gagner le Goncourt après Jacques Chessex. L'Italo-Suisse devra finalement se contenter du Grand Prix du roman de l'Académie française, qu'il a remporté fin octobre.
Brigitte Giraud "pose avec beaucoup de simplicité et d'authenticité la question du destin", a ajouté Didier Decoin, attablé chez Drouant, le restaurant parisien où les jurés délibèrent traditionnellement. Brigitte Giraud "est partie d'un deuil cruel qu'elle a ressenti, qui est poignant. Son livre a quelque chose de tragique", a-t-il encore relevé.
Un livre d'amour
"Finalement, je crois que c'est un livre d'amour", a déclaré l'autrice.
Elle succède au Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr. L'Académie Goncourt poursuit un certain renouveau avec une autrice peu connue du grand public et pas habituée aux gros chiffres de vente.
Lyonnaise, native d'Algérie, Brigitte Giraud a écrit une dizaine de livres, romans, essais ou nouvelles. Elle a obtenu le Goncourt de la nouvelle 2007 pour le recueil "L'amour est très surestimé". En 2019, elle a été finaliste du prix Médicis pour "Jour de courage".
En choisissant "Vivre vite", les jurés du Goncourt élisent un récit sobre et sensible, qui a été tout de suite bien accueilli par la critique. L'autrice s'inspire du drame de sa vie, le 22 juin 1999 à Lyon, lorsque son mari Claude démarre trop vite à un feu, avec une moto trop puissante qui n'est pas la sienne, et tombe. Il ne s'en relèvera pas.
A nouveau présente en finale, la florissante littérature haïtienne voit encore une fois lui échapper le Goncourt, Makenzy Orcel ("Une somme humaine" chez Rivages) ne parvenant pas à s'imposer.
Pas plus que Cloé Korman, autrice et plume des discours du ministre de l'Education nationale, Pap Ndiaye, qui concourrait avec "Les Presque soeurs", aux éditions du Seuil.
Le Renaudot à Liberati
Le prix Renaudot, remis juste après le Goncourt dans le même restaurant du quartier de l'Opéra à Paris, a été attribué à Simon Liberati pour "Performance". Son roman suit un écrivain septuagénaire qui renoue avec le feu sacré en écrivant un scénario sur les Rolling Stones, et en ayant une relation avec une femme de près de 50 ans plus jeune que lui.
Les prix littéraires, qui inspirent souvent les Français souhaitant découvrir ou offrir un roman en fin d'année, sont un enjeu économique crucial. Le Goncourt en particulier garantit des centaines de milliers de ventes.
Et comme le veut la tradition, Brigitte Giraud repart également avec un chèque de dix euros, que les bénéficiaires en général préfèrent encadrer plutôt que le déposer à la banque.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Orchestre de chambre de Genève: danse, concerts et marionnettes
L'Orchestre de chambre de Genève (OCG) a dévoilé jeudi le programme de sa saison 2025-26 marquée "par une série de concerts ambitieux et diversifiés". A l'affiche, le "Sacre du Printemps" de Pina Bausch, "Le Prophète" en première mondiale avec Marina Viotti et John Osborn, les "Métamorphoses symphoniques" de Bernard Lavilliers ou encore "Philémon et Baucis", un opéra marionnette.
Sous la direction artistique de Raphaël Merlin depuis la saison 23-24, l’orchestre explorera des répertoires allant des grands classiques aux oeuvres contemporaines, en passant par des compositions de jeunes talents. L'ensemble de 37 musiciens poursuivra également sa mission de rendre la musique classique accessible au plus grand nombre.
Chorégraphie intemporelle
Parmi les temps forts, l’un des ballets les plus emblématiques du 20e siècle, Le Sacre du Printemps de Pina Bausch, sera présenté au BFM. Cette chorégraphie "bouleversante et intemporelle" sera interprétée par une troupe de danseurs venus de treize pays africains, accompagné par une centaine de musiciens.
La première mondiale du "Prophète" alliera l’opéra à un discours philosophique, avec les "talents exceptionnels" de Marina Viotti et John Osborn dans les rôles-titres. A souligner également la venue de "l’un des plus grands chanteurs lyriques de l'époque", le baryton Matthias Goerne qui interprètera des "Kindertotenlieder" de Mahler.
Egalement au programme, la projection du film d’animation de Claude Barras "Sauvages". La bande-son sera recréée "en live" avec des chanteurs d’oiseaux et des percussionnistes, comme une immersion sonore dans la forêt de Bornéo. Le chanteur Bernard Lavilliers proposera un "tour de chant exceptionnel", fusionnant ses chansons iconiques avec les arrangements symphoniques d’une orchestration unique.
De l'Arbre des songes à celui de Babar
La cheffe vénézuélienne Glass Marcano dirigera l’orchestre dans un programme mettant en lumière la violoncelliste et chanteuse Astrig Siranossian. La talentueuse violoniste japonaise Sayaka Shojii reviendra interpréter "L’Arbre des songes" de Dutilleux.
Sous la direction de Raphaël Merlin, l’OCG sera accompagné du pianiste Bertrand Chamayou dans un programme mêlant des oeuvres de Schumann, Messiaen et Ravel. Le chef dirigera également un concert avec le violoniste Pierre Fouchenneret interprétant des oeuvres de Bartók et Mendelssohn.
Les familles ne seront pas en reste avec "Babar et les arbres" de Francis Poulenc. Mais aussi avec "Philémon et Baucis", où la magie de la marionnette rencontre la grandeur de l’opéra.
Fréquentation à la hausse
L'OCG proposera également une série de mini concerts dans divers lieux de la ville: bibliothèques, crèches et parcs. Des perfomances surprise se dérouleront également dans les supermarchés.
Durant la saison 2024-25, le nombre d'abonnements à l'OCG a grimpé de 137% par rapport à la précédente, se réjouit l'orchestre. La fréquentation globale a elle augmenté de 36%, selon des estimations.
www.locg.ch
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Près de 25 millions de francs pour rénover le Casino Théâtre
Le Conseil administratif de la Ville de Genève va solliciter des crédits de près de 25 millions de francs afin de rénover complètement le Casino Théâtre. Les installations de cette salle emblématique, qui accueille la Revue Genevoise depuis 1892, ne sont plus aux normes.
Les derniers travaux importants datent de près de quarante ans, indique le Conseil administratif jeudi dans un communiqué. Les installations sont obsolètes, la configuration des espaces inadaptée et l'ensemble du bâti est en mauvais état. La proposition de crédits sera soumise au Conseil municipal.
Cette rénovation permettra d'améliorer la visibilité du public grâce à l'implantation d'une pente pour les fauteuils. La jauge passera de 485 à 400 places. La machinerie scénique sera plus performante. Les travaux permettront de regrouper les bureaux administratifs sur un seul étage et d'aménager une salle polyvalente pour les répétitions.
Le Conseil administratif estime que la production de la Revue Genevoise doit pouvoir se poursuivre malgré la fermeture du Casino Théâtre pendant les travaux, soit de 2026 à 2028. Il est ainsi prévu de soutenir financièrement la Revue Genevoise dans le cadre de l'installation d'une structure temporaire sur la Plaine de Plainpalais entre mi-août et mi-janvier.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Les singes seront toujours plus doués pour le yodel que les humains
Que les amateurs de yodel se consolent, les singes seront toujours imbattables à cette forme de vocalises. Cela grâce à une particularité de leur larynx, ont expliqué des chercheurs dans une étude jeudi.
Quand les singes poussent des cris, ou que des choristes suisses se lancent dans un yodel, ils passent brusquement d'une fréquence sonore à une autre. A l'inverse des chanteurs d'opéra par exemple, qui s'entraînent à passer d'une octave à une autre graduellement.
Loin des prouesses de Tarzan, qui n'avait rien à envier à ses compagnons primates, les yodleurs arrivent à sauter brusquement d'une octave à une autre, vers le bas ou le haut.
Jusqu'à trois octaves et demie
Les singes, eux, peuvent effectuer un bond allant jusqu'à trois octaves et demie, selon l'étude parue dans la revue britannique Philosophical Transactions of the Royal Society B.
Une "astuce" propre à leur larynx les rendra toujours imbattables, a expliqué à l'AFP son principal auteur, Jacob Dunn, de l'Université britannique Anglia Ruskin.
Deux paires de cordes vocales
Humains et singes produisent des sons grâce aux vibrations des cordes vocales de leur larynx. Mais là où les premiers ont une seule paire de telles cordes, les deuxièmes en comptent deux paires, qui leur permettent de couvrir une gamme de sons plus grande.
Et l'ampleur de cette gamme fournit à ces espèces éminemment sociales une façon plus complexe de communiquer entre elles.
Les humains ont apparemment perdu cette deuxième paire de cordes vocales au cours de l'évolution. Et avec elle, l'espoir de se mesurer aux singes dans un concours de yodel.
Les humains ont un larynx plus "rationnel"
Mais ils y ont gagné un larynx plus "rationnel", selon M. Dunn, permettant de moduler plus finement des sons et de produire un langage.
"Si vous associez un cerveau humain à un larynx de primate", il aura le plus grand mal à formuler des mots capables de franchir autant de cordes vocales, sans parler des poches d'air des sacs laryngés, explique le scientifique.
Singe-araignée péruvien grand gagnant
Les chercheurs ont mené leur étude à l'aide de capteurs sur le cou de singes de la réserve bolivienne La Senda Verde Wildlife Sanctuary.
Et ont pu ainsi observer ce qui se passait dans le larynx de singes hurleurs, capucins bruns, singe-écureuil bolivien et singe-araignée péruvien. Ce dernier s'emparant du titre de champion de yodel, avec des bonds vocaux couvrant quatre octaves. Imbattable.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Le réalisateur italien Nanni Moretti en soins intensifs
Le réalisateur italien Nanni Moretti, 71 ans, est en soins intensifs dans un hôpital de Rome après avoir eu une crise cardiaque, ont rapporté les médias locaux. Son était est stable, selon l'agence de presse italienne Ansa.
Le réalisateur, acteur et scénariste indépendant, connu pour ses films "Journal intime" (1994), "La chambre du fils" (2001) ou "Habemus Papam" (2011), a été hospitalisé jeudi après-midi après une crise cardiaque. Il a subi une intervention chirurgicale et a été placé en soins intensifs, selon les médias transalpins.
Souvent comparé à Woody Allen pour ses films excentriques, décalés et autobiographiques dans lesquels il apparaît sous les traits de son alter ego, le discret Moretti est l'un des commentateurs sociaux les plus acérés du cinéma italien. Il a remporté la Palme d'or à Cannes en 2001 pour "La chambre du fils", qui raconte les effets sur une famille de la mort soudaine d'un fils.
Mélangeant souvent humour maladroit et critique politique, les films incisifs de Nanni Moretti ont abordé des sujets tels que l'ancien premier ministre Silvio Berlusconi dans la satire de 2006 "Le Caïman" et les rouages du Saint-Siège dans "Habemus Papam".
Son dernier film, "Vers un avenir radieux", sur un réalisateur interprété par Nanni Moretti lui-même, a concouru au Festival de Cannes en 2023.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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