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Vaud

Soignants et syndicats dénoncent une "discrimination salariale"

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Les manifestants ont brandi un carton rouge à l'intention des députés qui sortaient de la séance du Grand Conseil mardi à Lausanne. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Des représentants du personnel des EMS, CMS et hôpitaux régionaux du canton de Vaud ont manifesté mardi devant le Grand Conseil vaudois pour réclamer des hausses de salaires et des meilleures conditions de travail. Ils ont symboliquement distribué un carton rouge aux employeurs et aux députés.

Vingt-cinq personnes ont pris part à l'action, a constaté un photographe de Keystone-ATS. Ses organisateurs - des syndicats ainsi que les associations des ergothérapeutes et du personnel des EMS vaudois - ont dénoncé par communiqué la "discrimination salariale choquante dans le secteur". "Une infirmière gagne moins à l'Hôpital de Morges qu'au CHUV ou à l'Hôpital Riviera-Chablais, où les salaires sont les plus élevés", critique Vanessa Monney, du SSP Vaud.

Deux exemples concrets sont fournis dans une pétition qui a recueilli jusqu'ici environ 4000 signatures en ligne et sur papier. Un soignant diplômé du secteur parapublic de la santé gagnerait 220'000 francs de moins en moyenne qu'au CHUV pour 38 ans de carrière. Pour une auxiliaire et aide en soins, le manque à gagner serait d'environ 235'000 francs.

"Au total, ce sont plus de 114 millions de francs de salaire qui ne sont pas octroyés chaque année aux travailleuses et travailleurs du secteur parapublic de la santé", indique la pétition. Les pétitionnaires - dont font partie les syndicats SSP, Syna, SUD et l'Association des infirmières et infirmiers - tirent ce chiffre d'une étude publiée l'an dernier par la Commission paritaire professionnelle du secteur sanitaire parapublic vaudois.

Négociations "unilatéralement rompues"

Les négociations salariales ont été "unilatéralement rompues" par les faîtières patronales en début d'année, selon la pétition. Ces dernières sont sommées "de reprendre conjointement avec les organisations professionnelles et syndicales les négociations avec les autorités cantonales".

Outre les salaires, la pénibilité et les horaires de travail posent problème, selon Vanessa Monney. "Il est très difficile pour le personnel de pouvoir concilier vie privée et professionnelle", rapporte la secrétaire syndicale. "Nous demandons une diminution du temps de travail et une planification des horaires à plus long terme."

La semaine dernière, des médecins se sont également rassemblés devant le Grand Conseil et ont remis un carton jaune à sa présidente Laurence Cretegny. Ils dénonçaient un rationnement progressif des soins. Les deux actions ne sont pas liées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Le câlin comme anxiolytique naturel

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Katia Siciliano (à droite) est câlinothérapeute depuis 2017. Elle produit des soins à domicile ou se déplace dans les institutions et les hôpitaux. © Katia Siciliano

Encore peu démocratisée, la câlinothérapie soigne par l'accolade ou le contact physique. Une tendresse platonique aux multiples vertus.

Il suffirait d'une accolade d'une vingtaine de secondes entre deux personnes pour faire diminuer l'anxiété. Ce mercredi se tient la journée internationale des câlins. Un geste simple de prime abord, dont les bienfaits sont nombreux.

Katia Siciliano Câlinothérapeute à Ballaigues

Les vertus du câlin sont enseignées par la câlinothérapie. Cette pratique, qui se définit par la tendresse platonique, consiste à se prendre dans les bras, se tenir la main ou avoir un contact physique, dans le but de guérir de certains maux ou d'apaiser.

Katia SicilianoCâlinothérapeute à Ballaigues

Cette thérapie propose également des exercices basés sur le consentement, afin de respecter les limites personnelles de chacun.

Katia SicilianoCâlinothérapeute à Ballaigues

Les personnes peu à l'aise avec les accolades peuvent toutefois opter pour la méthode de l'auto-câlin, en s'étreignant soi-même. Cette technique de relaxation et de bien-être permet, elle aussi, de calmer le système nerveux.

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Vaud

Le Grand Conseil vaudois tance Valérie Dittli

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Valérie Dittli a été passée au grill par le Grand Conseil (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Valérie Dittli a été fortement malmenée mardi par le Grand Conseil vaudois, une semaine après la publication d'un rapport épinglant de multiples dysfonctionnements. La ministre a exprimé ses regrets, mais l'absence de véritables réponses a irrité les députés.

Le sentiment général a été résumé par le député Jean-Daniel Carrard (PLR) dans la dernière prise de parole du jour: "On passe la journée à essayer de comprendre et on obtient des réponses qui n'en sont pas. On tourne autour du pot et on nous prend pour des ânes", a-t-il dit.

Plusieurs de ces questions ont porté sur des mandats externes octroyés par Valérie Dittli, potentiellement problématiques en matière de conflits d'intérêts. Ceux accordés à l'ancien président de la Commission foncière rurale 1, peu après le retrait d'une plainte envers la conseillère d'Etat, ont notamment occupé les discussions.

Quel accord a été conclu ? Ces mandats ont-ils été accordés en contrepartie du retrait de la plainte ? Valérie Dittli n'a pas répondu, affirmant qu'elle "réservait" ses réponses pour l'enquête de l'ancien président du tribunal cantonal Jean-François Meylan, mandaté par le Conseil d'Etat pour faire la lumière sur "cette affaire dans l'affaire."

Critiques tous azimuts

D'autres interrogations, nées à la suite du rapport la Délégation des commissions de surveillance, sont restées sans réponse précise. Les députés s'en sont agacés. Tout comme ils se sont indignés des éléments contenus dans ce rapport.

Le management "inadéquat" de Valérie Dittli, "la souffrance" qu'elle a engendrée parmi ses équipes, "l'illégalité" de certains choix ou encore sa gestion "déficiente" des conflits d'intérêts" ont, parmi d'autres reproches, été évoqués par les députés.

Les prises de parole se sont succédé pour dire à quel point les manquements de Valérie Dittli étaient "nombreux" et "inacceptables". Les plus modérés ont appelé à une "remise en question profonde", les plus virulents à une démission.

Certains élus ont ajouté que l'ensemble du Conseil d'Etat avait "une part de responsabilité". Et ce dès son entrée en fonction en 2022, lorsqu'il avait confié un département aussi "complexe" que celui des Finances à une novice en politique.

"Valérie Dittli doit démissionner"

Si la droite a soutenu les recommandations de la délégation pour rétablir la confiance envers les institutions, la gauche s’est montrée implacable. Le parti socialiste demande son retrait de l’exécutif jusqu’à la fin de l’enquête pénale et la mise en place des recommandations. La gauche de la gauche, elle, a demandé la démission de la conseillère d’Etat Valérie Dittli.

Joëlle Minacci Députée d’Ensemble à Gauche

Des regrets

Assaillie de toutes parts, Valérie Dittli a pris la parole pour exprimer ses "regrets" et dire qu'elle était "sincèrement désolée" d'avoir fait vivre "des situations difficiles" à certains collaborateurs. "Je n'ai jamais voulu blesser ou heurter qui que ce soit", a-t-elle déclaré.

Reconnaissant son manque d'expérience lors de son entrée en fonction, elle a admis "des choix qui n'étaient pas appropriés". A ses yeux toutefois, elle a su "tirer les enseignements" nécessaires.

"La conseillère d'Etat d'aujourd'hui n'est plus la même que celle que j'étais hier", a-t-elle affirmé, parlant notamment d'un climat "apaisé" dans son Département.

Elle a aussi promis "une transparence totale", ce qui n'a pas manqué de faire tiquer les députés dont les questions restaient sans réponse.

Confiance "écornée"

La présidente du Conseil d'Etat Christelle Luisier a évoqué "une période très difficile" pour le gouvernement. Sans nommer sa collègue, elle a relevé que "la confiance et la collégialité" avaient été "écornées".

Elle a aussi souligné que le Conseil d'Etat avait eu peu de marge de manoeuvre et qu'il avait déjà pris "la mesure la plus forte" possible en réorganisant les Départements, en l'occurrence en retirant les Finances à Valérie Dittli en mars dernier.

Christelle LuisierPrésidente du gouvernement vaudois

La conseillère d'Etat Nuria Gorrite, en charge des ressources humaines, est également intervenue. Elle a notamment annoncé des mesures RH, par exemple pour renforcer "l'accompagnement" des futurs nouveaux membres du Conseil d'Etat.

KEYSTONE ATS avec Sophie Vassutine

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Culture

Le cinéma germanophone s'invite en terres vaudoises

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La cérémonie d'ouverture du Filmfest aura lieu au Cinéma Capitole à Lausanne, en collaboration avec la Cinémathèque suisse (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La huitième édition du Filmfest, consacré au cinéma germanophone contemporain, revient à Lausanne du 27 au 31 janvier prochain. La programmation, qui compte huit films, se déploie en deux volets, l'un destiné au grand public, l'autre aux élèves du secondaire II.

Le volet scolaire a pour objectif de "lier apprentissage de l'allemand, plaisir et culture", écrivent les organisateurs mardi dans un communiqué. Les trois films qui le composent, - "Jenseits der blauen Grenze" de Sarah Neumann, "Heldin" de Petra Volpe et "22 Bahnen" de Mia Maariel Meyer seront projetés à Lausanne, Yverdon et Vevey. Plus de 3000 élèves des gymnases, écoles professionnelles et écoles privées du canton y assisteront.

Le programme public compte cinq films. "Was Marielle weiss", de Frédéric Hambalek sera projeté en ouverture et en première suisse au cinéma Capitole à Lausanne. Les films "Miroirs no.3" de Christian Petzold, "Friedas Fall" de Maria Brendle, "Stiller" de Stefan Haupt et "How to be Normal and the Oddness of the Other World" de Florian Pochlatko seront quant à eux à voir à la salle du Cinématographe, au casino de Montbenon.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Roger Nordmann entend "sortir le canton de l'ornière"

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Le socialiste Roger Nordmann compte remporter l'élection complémentaire au Conseil d'Etat en faisant campagne sur le thème du "rétablissement du bien commun". (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le socialiste Roger Nordmann a lancé officiellement lundi sa campagne pour l'élection complémentaire au Conseil d'Etat vaudois le 8 mars. Il mise sur le thème du "rétablissement du bien commun" pour remporter le siège laissé vacant par Rebecca Ruiz.

"Actuellement, le canton de Vaud fait face à une quadruple crise: institutionnelle, financière, de confiance, ainsi qu'une crise due à l'absence de perspectives d'avenir", a dit l'ancien conseiller national devant les médias à Lausanne. Sa solution consiste à "remettre l'intérêt général au premier plan".

Pour cela, le Lausannois entend rétablir le dialogue entre les partis et retrouver la "culture du compromis". Il mise sur la maîtrise des coûts de la santé et le refus de l'initiative fiscale des 12% pour rétablir l'équilibre financier, et préconise le développement de grands projets mobilisateurs pour permettre à la population de se projeter dans l'avenir et lui redonner confiance.

"Dans cet esprit constructif de rétablissement du bien commun, je dépose ma candidature" a-t-il conclu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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