International
Nucléaire: ICAN certaine que Berne signera le traité d'interdiction
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La menace nucléaire qui augmente avec la crise ukrainienne va pousser la Suisse à signer le traité d'interdiction des armes nucléaires, selon la cheffe de la Campagne d'abolition de cet armement (ICAN). Mais rien ne changera avant août prochain au moins.
"Cela va arriver, même si cela pourrait prendre du temps", a affirmé Beatrice Fihn jeudi aux correspondants auprès de l'ONU à Genève (ACANU). Mais il faudra encore attendre plusieurs mois parce que le président de la Confédération Ignazio Cassis souhaite d'abord voir comment la conférence de suivi du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) l'été prochain à Vienne.
Des dizaines d'Etat sont partie au traité d'interdiction, entré en vigueur en janvier 2021. L'accord interdit l'utilisation, le développement, la production, les essais, le stationnement, le stockage et la menace d'utilisation d'armes nucléaires. Mais aussi d'assister quiconque pour ces activités.
Malgré une motion approuvée en 2019 pour que la Suisse s'associe, le Conseil fédéral a temporisé à plusieurs reprises. Il redoute notamment des conséquences en termes de politique étrangère et sécuritaire.
Appel par Tikhanovskaïa
Selon la directrice exécutive de l'organisation Prix Nobel de la Paix en 2017, "nous voyons une augmentation massive de l'intérêt sur les armes nucléaires et de l'inquiétude". "C'est une prise de conscience pour de nombreux responsables politiques" et la conférence de Vienne doit permettre une action sur le long terme, dit-elle.
Comme le fait régulièrement depuis des semaines, Mme Fihn répète "nous sommes très près" de l'utilisation d'une arme nucléaire. Même un armement tactique tuerait près de 150'000 personnes. "Ce serait une catastrophe humanitaire qui pourrait provoquer des représailles et basculer en guerre nucléaire totale", selon la directrice exécutive d'ICAN.
L'impact pour le climat et pour la production alimentaire serait massif. "Chacun serait affecté" dans le monde, selon Mme Fihn. Pour autant, il reste difficile d'évaluer précisément la menace, mais celle-ci a clairement augmenté, ajoute la patronne d'ICAN. Notamment si le président russe doit faire pression sur l'Ukraine en cas d'enlisement.
De son côté, l'opposante bélarusse Svetlana Tikhanovkaïa a salué la collaboration avec ICAN pour tenter de savoir ce que ses concitoyens pensent vraiment de la question nucléaire après le référendum qui a permis au Bélarus d'abandonner son statut de neutralité nucléaire. "Il faut activement empêcher" le déploiement de l'armement russe sur le territoire de ce voisin, a-t-elle insisté au lendemain de sa rencontre à Berne avec la présidente du Conseil national Irène Kälin (Verts/AG).
Russie isolée à Genève
Selon elle, de nombreuses Bélarusses s'inquiètent des conséquences nucléaires. Le président controversé Alexandre Loukachenko pourrait tenter d'utiliser des armes nucléaires russes comme instrument auprès des Occidentaux pour réduire les sanctions. "C'est une tactique habituelle" de "menacer" et "de faire du chantage", affirme aussi Mme Tikhanovskaïa. Les Occidentaux "doivent être fermes" et ne pas entrer dans des discussions, selon elle.
Egalement jeudi, de nombreux pays, dont la Suisse, s'en sont pris à la Russie qui a tenté d'interrompre des déclarations sur l'Ukraine à la Conférence du désarmement (CD) à Genève. Alors que Moscou a ensuite lancé un réquisitoire de dizaines de minutes contre les Occidentaux et l'OTAN, de nombreuses délégations ont à nouveau dénoncé les menaces du président Vladimir Poutine de recourir à l'arme nucléaire.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
International
L'Ukraine en alerte aux missiles, deux morts et cinq blessés à Kiev
L'ensemble du territoire de l'Ukraine a été placé en alerte dans la nuit de jeudi à vendredi face à une attaque de missiles russes. Deux morts et cinq blessés sont déjà à déplorer à Kiev, selon les autorités.
Le chef de l'administration militaire régionale, Mykola Kalachnyk, a précisé que "l'ennemi attaque massivement Kiev avec des drones explosifs".
A l'échelle nationale, l'armée de l'air a lancé une "alerte aux missiles à travers toute l'Ukraine", évoquant des missiles balistiques provenant de la base de Kaspoutin Iar, à quelque 400 km à l'est de la frontière. Cette source a précisé que de tels missiles se dirigeaient notamment vers la capitale.
Plus à l'ouest, la ville de Lviv a déjà fait l'objet dans la nuit d'une "frappe de missile", a indiqué le chef de l'administration de Lviv, Maksym Kozytsky, sans faire état de victimes.
Selon le maire de la ville, Andriï Sadovyï, "une infrastructure critique" non précisée a été touchée.
L'Ukraine fait l'objet chaque nuit de frappes russes d'ampleur variable. Celles-ci ont tué jeudi une femme de 77 ans et fait 24 blessés dont six enfants dans la seule ville de Kryvyï Rig (centre), selon un bilan tôt vendredi du maire, Oleksandre Vilkoul.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait prévenu jeudi soir du risque d'une "attaque massive russe" imminente, après que Moscou a rejeté un plan européen du déploiement d'une force multinationale en Ukraine après une éventuelle fin de la guerre.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Portland: 2 personnes blessées par des tirs d'une police fédérale
Deux personnes ont été blessées jeudi par des tirs de la police américaine aux frontières à Portland, a annoncé la police de cette ville. L'incident intervient après qu'une femme a été abattue par un agent de l'ICE mercredi à Minneapolis.
"Deux personnes ont été hospitalisées à la suite d'une fusillade impliquant des agents fédéraux", a expliqué la police municipale dans un communiqué. Le FBI a confirmé l'implication de la police aux frontières.
L'incident intervient dans un contexte très tendu aux Etats-Unis. Mercredi à Minneapolis, une femme de 37 ans a été abattue par un autre agent fédéral, appartenant à la police de l'immigration (ICE).
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Climat
Après la neige, les vents violents: Goretti s'abat sur la France
Le nord-ouest de la France, à peine remis d'un épisode neigeux, a affronté jeudi la tempête Goretti. Une rafale de vent a été mesurée à plus de 200 km/h en Normandie. 50'000 foyers étaient touchés par des coupures d'électricité jeudi soir.
Du Finistère à la Seine-Maritime, les pompiers ont effectué des dizaines d'interventions pour des chutes d'arbres et de câbles électriques.
Une rafale de vent a atteint 213 km/h à Barfleur, sur la côte nord-est du département de la Manche secoué par la tempête Goretti, a annoncé la préfecture. Selon les prévisions, le pic d'intensité était attendu entre 00h30 et 01h00 vendredi matin.
La Manche est placée en vigilance rouge, niveau d'alerte le plus élevé. Un tel seuil pour vents violents en France avait été atteint la dernière fois lors de la tempête Ciaran en 2023.
Le pays avait alors été balayé par des rafales à près de 200 km/h, privant d'électricité plus d'un million de foyers et couchant au sol des pans entiers de forêts.
Vagues de 10 mètres
La préfecture de la Manche a appelé la population à rester à l'abri durant la tempête. Les écoles, collèges et lycées sont fermés vendredi dans ce département ainsi qu'en Seine-Maritime. Une trentaine d'autres départements, de la Charente-Maritime à l'Ile-de-France, ont été placés en vigilance orange par Météo-France.
La préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord a demandé de ne pas prendre la mer, redoutant la formation de vagues de plus de 10 mètres de haut.
Cinq grands viaducs, dont le pont de Normandie ou le pont de Cheviré à Nantes, sont fermés de manière "préventive" jusqu'à vendredi matin. La circulation des trains est, elle, suspendue dans l'ensemble de la Normandie à partir de 22h00 et sera aussi perturbée en Bretagne ainsi que dans les Hauts-de-France.
En région parisienne, les rafales devaient atteindre environ "90 à 100 km/h voire plus" pendant plusieurs heures, selon Météo-France.
La tempête Goretti affecte aussi le Royaume-Uni, où l'agence britannique de météorologie, le Met Office, a émis une alerte rouge aux vents violents pour les Cornouailles, dans le sud-ouest de l'Angleterre.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Un équipage de l'ISS rentre plus tôt à cause d'un problème médical
La NASA a annoncé jeudi que les quatre membres d'un équipage de la station spatiale internationale allaient rentrer plus tôt que prévu sur terre à cause d'un problème de santé touchant un astronaute. C'est la première évacuation de ce type dans l'histoire de l'ISS.
Les responsables de l'agence spatiale américaine n'ont pas donné de détails sur la nature de ce problème, mais ont précisé que l'astronaute, qui n'a pas été nommé, se portait bien.
Un "risque persistant" et "l'incertitude quant au diagnostic" ont motivé la décision de ramener l'équipage plus tôt, a expliqué le médecin-chef de la NASA, James Polk, tout en soulignant qu'il ne s'agissait pas d'une évacuation d'urgence.
L'équipage de la mission Crew-11 de quatre personnes, dont un Russe, rentrera dans les prochains jours, ont précisé les responsables. Il s'agit de "la première fois que nous procédons à une évacuation médicale contrôlée depuis la station", a précisé le haut responsable de la NASA Amit Kshatriya.
Arrivés en août
Les astronautes américains Zena Cardman et Mike Fincke, le Japonais Kimiya Yui et le cosmonaute de Roscosmos Oleg Platonov avaient rejoint l'ISS en août et devaient y séjourner pendant environ six mois.
Durant leur mission, ils devaient notamment simuler des scénarios d'alunissage dans le cadre du programme Artemis mené par les Etats-Unis pour retourner sur la Lune.
Habitée en permanence depuis 2000, le laboratoire volant qu'est l'ISS sert de banc d'essai essentiel pour la recherche sur l'exploration spatiale, notamment concernant les missions éventuelles vers Mars.
Modèle de coopération internationale réunissant l'Europe, le Japon, les Etats-Unis et la Russie, l'ISS a commencé à être assemblée en 1998. Sa mise à la retraite était prévue en 2024, mais la NASA a estimé qu'elle pouvait fonctionner jusqu'en 2030.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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