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International

Le chef de l'EI tué dans une opération américaine en Syrie

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Selon des correspondants de l'AFP à Atmé, l'opération américaine pour éliminer le chef de l'Etat islamique a visé un bâtiment de deux étages. La cible aurait fait exploser une bombe qui l'a tué. (© KEYSTONE/EPA/YAHYA NEMAH)

Le dirigeant du groupe djihadiste Etat islamique (EI) Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi a été tué lors d'une opération des forces spéciales américaines jeudi avant l'aube en Syrie. Il s'est fait exploser "dans un ultime geste de couardise", a déclaré Joe Biden

L'armée américaine a "éliminé du champ de bataille une menace terroriste majeure", a annoncé le président Joe Biden à Washington.

"Sans égard pour la vie de sa propre famille ou d'autres personnes dans le bâtiment, il a choisi de se faire exploser (...) emportant plusieurs membres de sa famille avec lui, comme l'avait fait son prédécesseur", a ajouté le démocrate, qui a suivi en temps réel l'opération depuis la célèbre "Situation Room".

Et le général américain Kenneth McKenzie de préciser qu'il s'est vu offrir une chance de se rendre par les troupes américaines, avant de finalement choisir de se faire exploser. "Il s'est tué ainsi que sa famille proche sans combattre, alors même que nous essayions de l'appeler à se rendre et lui avons offert l'option de survivre", a déclaré le chef du Commandement central de l'armée américaine.

En octobre 2019, l'ancien chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi avait été tué dans un raid américain dans la région d'Idleb.

Le raid contre son successeur, beaucoup moins connu du grand public, a duré environ deux heures dans la nuit de mercredi à jeudi, ont précisé des responsables américains.

Feu vert mardi déjà

"Toutes les victimes", dont le nombre reste à déterminer, sont le résultat d'actions des djihadistes, qu'il s'agisse de la détonation causée par Qourachi ou de l'affrontement engagé par l'un de ses lieutenants dans le bâtiment, ont-ils assuré.

Le président américain a dit avoir privilégié une opération commando, "beaucoup plus risquée" pour les soldats américains, plutôt qu'une frappe aérienne, par égard pour les civils.

Aucun militaire américain n'a été blessé ou tué dans l'opération. Les Etats-Unis ont toutefois, selon des sources de la Maison Blanche, eu un problème technique sur un hélicoptère, qu'ils ont détruit sur un site à l'écart du raid lui-même.

Joe Biden, qui selon un haut responsable de la Maison Blanche a donné son feu vert à l'opération mardi, a assuré que les Etats-Unis restaient engagés dans la lutte contre le terrorisme, avertissant ainsi les leaders de groupes djihadistes: "Nous sommes à vos trousses et nous vous trouverons".

Treize personnes

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les militaires américains ont atterri en hélicoptère près de camps de déplacés de la localité d'Atmé, une région de la province d'Idleb.

Treize personnes ont été tuées, dont quatre femmes et trois enfants, a indiqué l'ONG sans aucune précision sur les victimes.

Qourachi, de nationalité irakienne, avait succédé fin octobre 2019 à la tête du groupe ultra-radical responsable de nombreuses atrocités et exactions et d'attentats au Moyen-Orient et dans plusieurs pays occidentaux, mais il n'avait été formellement identifié qu'après plusieurs mois par les services secrets irakiens et américains.

Joe Biden l'a décrit comme un "horrible terroriste", "responsable" d'une récente attaque contre une prison en Syrie, et "pilote du génocide" et des viols de masse contre la minorité turcophone des Yazidis.

Il payait son loyer

Surnommé "le professeur" ou le "destructeur", Amir Mohammed Saïd Abdel Rahman al-Mawla était un djihadiste aux multiples alias, présenté par l'EI comme "l'émir" Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi depuis son accession à la tête du groupe djihadiste.

Selon des correspondants de l'AFP à Atmé, l'opération a visé un bâtiment de deux étages dans une zone entourée d'arbres. Une partie du bâtiment a été détruite et le parterre des pièces était couvert de sang.

Abou Ahmad, le propriétaire de la maison ciblée, a indiqué à l'AFP que Qourachi avait "vécu ici pendant 11 mois. Je n'ai rien vu de suspect. Il venait juste me voir pour payer le loyer. Il vivait avec ses trois enfants et sa femme. Sa soeur, une veuve, et sa fille vivaient à l'étage au-dessus".

Djihadistes cachés

Selon des experts, des camps de déplacés surpeuplés de la région d'Atmé, servent de base aux chefs djihadistes qui s'y cachent.

Leurs groupes ont déjà été la cible de raids aériens du régime syrien, de son allié russe, mais aussi de la coalition internationale antidjihadistes dirigée par les Etats-Unis et des forces spéciales américaines.

Les opérations héliportées sont en revanche rares.

Le raid est intervenu quelques jours après la fin d'un assaut de l'EI contre une prison tenue par les FDS, la plus importante offensive du groupe djihadiste depuis sa défaite territoriale en Syrie en 2019.

Malgré la perte de ses fiefs en Syrie et en Irak voisin, le groupe Etat islamique continue de mener des attaques à travers des cellules dormantes.

Soutien russe

Après l'annonce du raid, la Russie a déclaré jeudi "soutenir" les efforts "antiterroristes" de Washington. "Nous soutenons les efforts des autres Etats, y compris membres de la coalition internationale menée par les Etats-Unis, dans le domaine antiterroriste", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, en soulignant que la Russie était "prête à coopérer avec tous les pays intéressés" pour lutter contre cette menace.

La guerre complexe en Syrie, pays morcelé où interviennent différents protagonistes, a fait environ 500'000 morts depuis 2011.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump annonce retirer la Garde nationale dans plusieurs villes

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Donald Trump a annoncé qu'il allait retirer la Garde nationale de Chicago, Portland et Los Angeles (archives). (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Donald Trump a annoncé mercredi retirer la Garde nationale, une unité de réserve de l'armée américaine, de Chicago, Portland et Los Angeles. Ces déploiements étaient largement contestés en justice.

"Nous retirons la Garde nationale de Chicago, Los Angeles et Portland", a-t-il annoncé sur son réseau Truth Social. "Le crime a été considérablement réduit (...). Nous reviendrons, peut-être sous une forme différente et plus forte (...), ce n'est qu'une question de temps!", a-t-il ajouté.

Le déploiement des militaires de la Garde nationale avait été bloqué par la Cour suprême à Chicago et par des juges fédéraux à Los Angeles et Portland.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hockey

La Suisse bat la Slovaquie au Mondial M20

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L'équipe de Suisse M20 de Jan Cadieux a battu la Slovaquie mercredi (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

L'équipe de Suisse a conclu la phase préliminaire du championnat du monde M20 sur un deuxième succès en quatre matches.

Vainqueurs 3-2 de la Slovaquie mercredi à St. Paul, les joueurs du coach Jan Cadieux terminent au 3e rang du groupe A.

Assurée de se qualifier pour les quarts de finale depuis mardi et sa victoire face à l'Allemagne, la sélection helvétique devrait donc éviter de se frotter aux favoris canadiens vendredi en quarts. Elle affrontera le 2e de la poule B, une place qui devrait revenir à la Tchéquie ou à la Finlande.

Mercredi, les espoirs suisses ont maîtrisé leur sujet face à la Slovaquie, qui devrait pour sa part défier le Canada en quart. Ils ont parfaitement exploité les quatre minutes de supériorité numérique dont ils ont bénéficié en marquant deux fois en 22 secondes à la 19e minute, inscrivant le 3-0 à la 37e. La Slovaquie a réagi trop tard, le 3-2 tombant à 10'' de la fin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Brésil: la défense de Bolsonaro veut lui éviter un retour en prison

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Jair Bolsonaro devra retourner en prison jeudi après son intervention médicale (archives). (© KEYSTONE/AP/ERALDO PERES)

La défense de Jair Bolsonaro a demandé mercredi à la Cour suprême brésilienne d'autoriser l'ancien président à purger sa peine à domicile, invoquant un "risque concret d'aggravation soudaine" de son état de santé s'il retourne en prison.

Ses avocats ont effectué une nouvelle demande d'assignation à résidence alors que l'ancien chef de l'Etat d'extrême droite (2019-2022), condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d'Etat, est hospitalisé depuis le 24 décembre dans une clinique de Brasilia.

Opéré pour une hernie inguinale, il doit quitter la clinique jeudi et regagner sa cellule dans les locaux de la police dans la capitale. "Le maintien de ce patient en établissement pénitentiaire, dès qu'il aura quitté l'hôpital, l'exposerait à un risque concret d'aggravation soudaine de son état de santé", avancent ses avocats dans leur requête adressée à la Cour suprême, et obtenue par l'AFP.

Admis dans la clinique privée DF Star de Brasilia, l'ancien dirigeant a été opéré le jour de Noël de son hernie inguinale. "Tout se passe bien au niveau post-opératoire, donc nous maintenons notre prévision de sortie à demain", jeudi, a déclaré le chirurgien Claudio Birolini lors d'une conférence de presse mercredi.

Crises de hoquet

Jair Bolsonaro, 70 ans, souffre des séquelles d'un attentat datant de 2018, quand il avait été poignardé à l'abdomen lors d'un bain de foule en pleine campagne électorale. Il a subi depuis plusieurs interventions chirurgicales majeures.

En septembre, la Cour suprême l'a reconnu coupable d'avoir conspiré pour se maintenir au pouvoir "de façon autoritaire" après sa défaite lors de l'élection de 2022 face à l'actuel président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.

M. Bolsonaro a également subi ces derniers jours trois interventions médicales pour traiter des crises de hoquet dont il souffre depuis des mois. Concrètement, ces interventions ont consisté en un blocage du nerf phrénique, qui contrôle le diaphragme, via l'injection d'un analgésique.

"Cela a permis de diminuer l'intensité de ces crises de hoquet, mais pas de les faire cesser", a expliqué le docteur Birolini. Son cardiologue, Brasil Caiado, a souligné que l'état psychologique de l'ex-président "empire considérablement lorsqu'il souffre de crises de hoquet prolongées".

"Au vu du contexte, de tout ce qui lui arrive, il est déjà arrivé ici dans un état émotionnel plus déprimé", a-t-il cependant relevé. Cette hospitalisation de neuf jours aura été pour Jair Bolsonaro - diagnostiqué en outre d'un cancer de la peau - sa première sortie depuis son incarcération fin novembre dans les locaux de la police fédérale, où il purge sa peine de prison ferme. Il a toujours clamé son innocence.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Quatre sur quatre pour les Suisses à Garmisch

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Gregor Deschwanden a terminé 19e de la qualification à Garmisch (© KEYSTONE/EPA/ANNA SZILAGYI)

Les quatre sauteurs suisses en lice ont passé l'écueil de la qualification jeudi à Garmisch, théâtre de la deuxième étape de la Tournée des Quatre tremplins.

Gregor Deschwanden a réalisé la meilleure performance helvétique en se classant 19e. Le Lucernois s'est posé à 132,5 mètres pour devancer de peu son coéquipier Sandro Hauswirth, 23e avec 133,5 mètres. Le vétéran Simon Ammann (39e) a validé son ticket en atterrissant à 124,5 mètres, alors que Juri Kesseli a profité d'une disqualification pour décrocher la 50e et dernière place qualificative.

Kesseli aura l'honneur d'affronter Domen Prevc, vainqueur du concours d'Oberstdorf ainsi que de la qualification mercredi, en première manche de ce saut du Nouvel An. Deschwanden en découdra avec le Kazakhe Ilya Mizernykh, Hauswirth avec l'Allemand Ben Bayer et Ammann avec le Polonais Kacper Tomasiak.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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