Économie
La Poste vend sa filiale de partage de vélos PubliBike
Souhaitant se recentrer sur sa propre activité de base, La Poste vend sa filiale de partage de vélos PubliBike à trois partenaires spécialistes de la branche. Le montant de la transaction n'est pas dévoilé. Les plus de 30 employés conservent leur emploi.
Les nouveaux propriétaires sont l'actuel CEO de PubliBike Markus Bacher, le spécialiste des cycles Thomas Binggeli et l'entrepreneur en informatique Guido Honegger, indique lundi La Poste dans un communiqué. Les trois investisseurs suisses se réjouissent de cet achat et de passer à une nouvelle phase de développement, écrivent-ils dans un communiqué séparé.
L'entreprise PubliBike devra effectuer d'importants investissements au niveau de la numérisation et de l'infrastructure pour continuer à s'affirmer "avec succès" sur le marché, estime La Poste. Elle a cherché des acheteurs "forts et compétents dans leur domaine de spécialisation, qui sauront préparer l'entreprise pour l'avenir".
Markus Bacher, 48 ans, dirige PubliBike depuis deux ans et reste CEO. Cet économiste d'entreprise et informaticien bernois a travaillé pendant 30 ans pour La Poste.
Thomas Binggeli, 48 ans, est le fondateur et directeur de la marque Thömus, lancée en 1998. Le Bernois a été pendant quelques années CEO puis président du Conseil d'administration de la société productrice de vélos BMC Switzerland.
Guido Honegger, 55 ans, a créé plusieurs entreprises Internet. Le Zurichois est le fondateur et CEO de Nexphone et Tracker.ch depuis 2010.
Présence dans 35 communes suisses
Paraphée le 21 janvier, la vente doit être conclue dès que possible. "Les parties ont convenu de ne pas divulguer le montant de la transaction", écrit La Poste. La marque PubliBike est maintenue et continuera de gérer les huit réseaux de partage de vélos existants.
PubliBike a été créée en 2011 par CarPostal, en collaboration avec les CFF et Rent a bike. Devenue une société anonyme dès 2014, elle a été une filiale de CarPostal jusqu'à 2020, avant de devenir une filiale de La Poste à 100%.
L'entreprise, qui a son siège à Berne, fait partie de l'offre de mobilité dans 35 communes suisses. Avec près de 620 stations et plus de 5300 vélos, elle compte quelque 190'000 utilisateurs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Trump annonce des droits de douane de 31% pour la Suisse
Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi des droits de douane de 31% sur les importations en provenance de Suisse, de 50% plus élevés que ceux visant désormais l'Union européenne (20%). La Suisse prend acte, a écrit Karin Keller-Sutter sur X.
Ces taxes sont en réponse à des tarifs douaniers de 61% perçus par la Suisse sur les produits américains, selon un tableau présenté par le président Trump lors d'un discours très attendu dans les jardins de la Maison Blanche. Elles sont supérieures de moitié à celles visant désormais l'Union européenne (20%).
Elles sont "réciproques", selon le président américain, qui a dit s'être fixé pour son calcul sur le niveau des droits de douane pratiqués par les partenaires commerciaux de Washington.
Karin Keller-Sutter a réagi aux droits de douane de 31% sur les exportations suisses vers les Etats-Unis annoncés mercredi soir par Donald Trump. Le Conseil fédéral prend acte de la décision des Etats-Unis en matière de droits de douane, a-t-elle écrit sur X.
La présidente de la Confédération réagit
Karin Keller-Sutter a réagi aux droits de douane de 31% sur les exportations suisses vers les Etats-Unis annoncés mercredi soir par Donald Trump. Le Conseil fédéral prend acte de la décision des Etats-Unis en matière de droits de douane, a-t-elle écrit sur X.
Le Conseil fédéral fixera rapidement la suite de la procédure, a encore écrit la présidente de la Confédération sur ce même canal. Les intérêts économiques à long terme du pays sont une priorité. "La fidélité au droit international et le libre-échange restent des valeurs centrales", a ajouté Mme Keller-Sutter.
Mercredi, le Conseil fédéral a consacré une partie de sa séance hebdomadaire aux relations avec les Etats-Unis. Lors d'un point de presse consacré aux OGM, la porte-parole ad interim Ursula Eggenberger a annoncé que le gouvernement suivra de près les éventuelles annonces de Donald Trump sur le commerce et les droits de douane. Si besoin, le Conseil fédéral pourrait communiquer sur ce dossier dès jeudi.
Commerce bilatéral
Selon les chiffres officiels de la Suisse, le commerce bilatéral est très déséquilibré en faveur de Berne: les exportations vers les Etats-Unis se montaient à 52,65 milliards de francs suisses en 2024, soit 18,6% du total des exportations du pays alpin. Ses importations en provenance des Etats-Unis se chiffraient pour leur part à 14,13 milliards de francs suisses.
Le déficit bilatéral s'inscrit à 38,5 milliards de dollars selon les statistiques de Washington.
La Suisse réalise 51% de ses exportations vers l'Union européenne. Mais en 2021, les Etats-Unis avaient ravi la première place à l'Allemagne dans le classement des exportations helvétiques.
Entre 2001 et 2021, les exportations de la Suisse vers les Etats-Unis ont triplé, les trois quarts de cette progression étant attribuables au secteur de la chimie et pharmacie, avait alors expliqué l'Office fédéral de la douane. Auparavant, l'Allemagne était le premier marché d'exportation de la Suisse depuis 70 ans.
Outre la pharmacie, les Etats-Unis sont aussi un marché pour les fabricants de montres de luxe. Après le choc de la pandémie de Covid-19, les Etats-Unis avaient été le premier grand marché où la demande était repartie, au point de devenir le premier débouché pour les horlogers suisses, devant la Chine et Hong-Kong.
Les exportations de montres suisses vers les Etats-Unis se chiffraient à 4,37 milliards de francs en 2024.
L'Union européenne a elle promis de répliquer "avant la fin du mois d'avril", avait indiqué de son côté le gouvernement français avant les annonces du président Trump.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Trump dégaine ses droits de douane, pilonne l'Asie et l'Europe
Donald Trump a lancé mercredi une brutale charge commerciale en annonçant des droits de douane très lourds en particulier contre l'Asie et l'Union européenne, au risque d'étrangler l'économie mondiale.
Le président américain, enterrant le principe du libre-échange que les Etats-Unis ont tant poussé pendant des décennies, a vanté une "déclaration d'indépendance économique".
Pendant une cérémonie à la Maison Blanche, il a promis à nouveau un "âge d'or" à l'Amérique.
Neil Bradley, un dirigeant de la Chambre de commerce américaine, a lui au contraire comparé cette annonce à "une augmentation d'impôts qui va faire monter les prix pour les consommateurs américains et nuire à l'économie."
"Notre pays a été pillé, saccagé, violé et dévasté par des nations proches et lointaines, des alliés comme des ennemis", a asséné Donald Trump, avant d'exhiber une liste des partenaires commerciaux concernés, avec les droits de douane qui leur seront imposés.
20% pour l'UE, 31% pour la Suisse
L'offensive de la Maison Blanche s'articule ainsi: un droit de douane plancher de 10% sur toutes les importations ainsi que des surtaxes ciblées pour les pays jugés particulièrement hostiles en matière commerciale.
Ces surtaxes sont censées répondre aux barrières dites "non tarifaires" mises par ces pays à l'entrée de produits américains, par exemple des réglementations sanitaires, des normes environnementales, des politiques de taux de change ou des mesures fiscales telles que la TVA.
L'addition est astronomique pour la Chine, dont les produits feront l'objet d'une nouvelle taxe à l'importation de 34% qui s'ajoute aux 20% de droits de douane additionnels déjà mis en place par l'administration Trump.
Les marchandises de l'Union européenne prendront 20% de taxes. Les taux ont été fixés à 24% pour le Japon, 26% pour l'Inde, 31% pour la Suisse, 46% pour le Vietnam...
La taxe généralisée de 10% entrera en vigueur le 5 avril à 04H01 GMT (06H01 suisses) et les droits de douane majorés le 9 avril à 04H01 (06H01).
"Déclaration de guerre"
Pour Maurice Obstfeld, économiste du Peterson Institute for International Economics (PIIE), ces taxes sont "une déclaration de guerre à l'économie mondiale" et vont se révéler "absolument écrasantes" pour certains pays.
Le président américain a aussi mis fin à l'exemption de droits de douane dont bénéficiaient les petits colis envoyés de Chine, qui a bénéficié aux géants chinois du commerce électronique Shein ou Temu.
Donald Trump a assuré qu'il s'agissait au final d'une forme "gentille" de réciprocité.
Ni le Mexique ni le Canada n'apparaissent sur la liste fournie par la Maison Blanche. Un haut responsable américain a précisé que ces deux pays, signataires d'un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, relevaient d'un autre régime.
Le Royaume-Uni, qui négocie un traité commercial bilatéral, sort relativement indemne de la charge protectionniste, avec un taux plancher de 10%.
"Notre approche consiste à rester calme et à nous engager à conclure cet accord", a réagi mercredi le ministre britannique du Commerce, Jonathan Reynolds
Réactions
L'Union européenne a déjà promis de répliquer "avant la fin du mois d'avril", selon la porte-parole du gouvernement français.
Mais l'industrie chimique allemande, dont les Etats-Unis sont le premier marché d'exportation, a appelé l'UE à "garder la tête froide", soulignant qu'"une escalade ne ferait qu'aggraver les dégâts".
Face au taux de 31% annoncé pour les exportations suisses vers les Etats-Unis, le Conseil fédéral prend acte de la décision des Etats-Unis en matière de droits de douane, a réagi la présidente de la Confédération Karin Keller-Sutter sur X. Le Conseil fédéral fixera rapidement la suite de la procédure, a-t-elle assuré.
Baguette magique
Donald Trump présente les droits de douane comme une baguette magique capable de réindustrialiser le pays, de rééquilibrer la balance commerciale et d'éponger le déficit budgétaire.
Le chef de file des sénateurs démocrates Chuck Schumer a lui au contraire fustigé une "guerre commerciale absurde, folle, chaotique", qui va "coûter plus de 6.000 dollars par an à un ménage américain moyen", sous forme de hausse du prix des produits importés.
Fasciné par le protectionnisme en vigueur aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle et au début du XXème, qu'il a encore évoqué mercredi en assurant que l'Amérique n'avait "jamais été aussi riche" qu'à cette période, Donald Trump a jusqu'ici balayé les risques d'inflation et de récession.
Jeudi, à 04H01 GMT, Washington prévoit, séparément, d'imposer 25% de taxes additionnelles sur les voitures fabriquées à l'étranger, ainsi que les pièces détachées.
Depuis son retour à la Maison Blanche, le républicain avait déjà augmenté les droits de douane sur des produits venant de Chine, ainsi que sur tout l'acier et l'aluminium entrant aux Etats-Unis.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Starbucks doit payer 50 millions de dollars pour un thé renversé
Starbucks a été condamné à verser 50 millions de dollars à un client brûlé par du thé chaud qui s'était renversé sur ses genoux dans un drive en Californie.
Selon les avocats de Michael Garcia, l'employé qui lui avait servi les trois grandes boissons en février 2020 n'avait pas inséré correctement l'une d'entre elles dans le porte-gobelet en carton.
Lorsqu'il a pris le plateau, la boisson s'est renversée, "provoquant des brûlures au troisième degré sur son pénis, son aine et l'intérieur de ses cuisses", selon un communiqué du cabinet d'avocats Trial Lawyers for Justice qui le représente.
Un jury de Los Angeles lui a accordé vendredi 50 millions de dollars, un montant qui, selon ces avocats, devrait coûter à Starbucks plus de 60 millions de dollars avec les frais annexes.
Multiples greffes
"Après une hospitalisation et de multiples greffes de peau, Michael a vécu pendant cinq ans avec la défiguration, la douleur, le dysfonctionnement et le préjudice psychologique causés par les brûlures", a rappelé le cabinet.
Toujours selon ce dernier, Starbucks avait nié toute responsabilité mais, avant un procès devant un jury, l'entreprise avait proposé un règlement du litige pour 30 millions de dollars.
Le géant du café a toutefois refusé de présenter des excuses publiques et de changer son système, comme le souhaitait M. Garcia, ce qui explique que l'affaire ait été portée devant les tribunaux.
"Nous sommes fiers que Michael se soit défendu et qu'il ait eu le courage de raconter son histoire", s'est réjoui le cabinet d'avocats.
Un porte-parole de Starbucks a fait savoir que l'entreprise ferait appel de la décision.
Pas d'accord
"Nous compatissons avec M. Garcia, mais nous ne sommes pas d'accord avec la décision du jury selon laquelle nous sommes responsables de cet incident et nous pensons que les dommages et intérêts accordés sont excessifs", a déclaré Jaci Anderson, directrice de la communication de l'entreprise, dans un communiqué transmis à l'AFP.
"Nous nous sommes toujours engagés pour le plus haut niveau de normes de sécurité dans nos magasins, y compris en ce qui concerne la manipulation des boissons chaudes", a-t-elle insisté.
Cette affaire rappelle une action en justice historique intentée en 1994 contre McDonald's au Nouveau-Mexique, dans laquelle Stella Liebeck, 79 ans, s'était vu octroyer plus de 2,8 millions de dollars après s'être renversé du café brûlant sur les cuisses et les parties génitales.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Entrée en vigueur rétroactive au 1er janvier en Suisse de mesures de la loi sur le CO2
Une partie des mesures de la loi sur le CO2 est valable en Suisse depuis le 1er janvier de manière rétroactive. Le Conseil fédéral a fixé mercredi l'entrée en vigueur de ces modifications d'ordonnance, de sorte à reconduire sans interruption les instruments actuels.
Le Parlement a approuvé il y a un peu plus d'un an la loi sur le CO2, qui règle la politique climatique helvétique pour les années 2025-2030. Signataire de l'Accord de Paris, la Suisse doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre de moitié par rapport à 1990 d'ici 2030. En outre, elle doit atteindre le zéro net d'ici 2050.
Le Conseil fédéral a fixé les objectifs de réduction des différents secteurs. L'ordonnance sur le CO2 règle aussi le soutien fédéral aux cantons, communes et entreprises pour les mesures d'adaptation aux changements climatiques. Elle précise encore différentes mesures d'encouragement pour les industries recourant à des techniques respectueuses du climat.
Les prescriptions réglant les nouveaux instruments d'encouragement entreront elles en vigueur au 1er mai.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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